Conciliarisme

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Le conciliarisme est une théorie ecclésiologique qui estime qu'un concile œcuménique a autorité suprême dans l'Église catholique, c'est-à-dire supérieure à celle du pape. Bien que très anciennes et librement discutées durant des siècles les tendances conciliaristes furent particulièrement actives durant le grand schisme d'Occident (1378-1417).

Moments d'émergence[modifier | modifier le code]

Historiquement, le concile d'Arles dès 314 traduit la prééminence du concile sur le pape. Toutefois, à propos du Conciliarisme l'histoire commence en réalité au concile de Bâle lors de la crise conciliaire.

Le concile de Bâle, au cours duquel les théologiens et les évêques unis au pape avaient commencé par affronter la question du Grand schisme d'Occident, et semble-t-il avec succès, subit un renversement d'influence à la mort du pape, en étant principalement dirigé par des théologiens, qui arguèrent volontiers de la dite doctrine conciliariste. Au point que le nouvellement élu Eugène IV (en 1431) n'osa pas s'y rendre et profita de la proposition des orientaux de participer à un concile à la condition qu'il se trouvât sur les rives de l'Adriatique, pour transférer par bulle du 1er janvier 1438, le concile à Ferrare. Les membres de l'assemblée de Bâle refusèrent cette décision et firent durer leurs sessions encore quelques années.

Vatican II[modifier | modifier le code]

Lors du concile Vatican II, les discussions revinrent sur ce point, et il fut statué qu'une note explicative (Nota praevia) serait adjointe à la constitution dogmatique Lumen gentium sur la constitution de l'Église, afin de bien spécifier que la façon d'entendre la 'collégialité' des évêques ne pouvait s'entendre sans le pape et qu'en aucun cas il ne fallait le considérer comme primus inter pares. Ainsi la forme la plus extrême de conciliarisme était rejetée.