Concile de Tours

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Au cours du Haut Moyen Âge et du Moyen Âge, plusieurs conciles se sont tenus dans la ville française de Tours :

  1. Le concile de Tours de 461, auquel participa Anthemius (ou Athénius), le premier évêque de Rennes dont on ait conservé la trace ;
  2. Le concile de Tours de 567 donne aux évêques le droit d’excommunier les juges oppresseurs qui n’ont pas obtempéré aux réprimandes épiscopales et instaure la dîme au profit de l'Église, mais ne la rend pas obligatoire ;
  3. Le concile de Tours de 813, réuni à l'initiative de Charlemagne, impose l'usage de la langue vulgaire au lieu du latin pour les sermons afin qu'ils puissent être compris par tous. Cette première reconnaissance d'une lingua romana rustica distincte du latin peut être considérée comme la date du naissance du français[1];
  4. Le concile de Tours de 1050, au cours duquel le théologien Bérenger de Tours fut réfuté par Lanfranc du Bec, dénoncé comme hérétique, et condamné par le pape Léon IX, parce qu'il niait la présence réelle ;
  5. Le concile de Tours de 1096, au cours duquel l’évêque Otton rencontra le pape Urbain II et fut réadmis dans l'Église, à condition de faire pénitence en participant à la Croisade ;
  6. Le concile de Tours de 1163, présidé par le pape en exil Alexandre III, qui le réunit à la suite du schisme provoqué en 1159 par l'empereur Frédéric Barberousse, en ouverture duquel Arnoul de Lisieux prononça son sermon le plus important. Il institue une procédure éliminant l'injustice et l'arbitraire de la répression et autorise les princes toulousains et gascons, dans le cadre de la lutte contre les hérétiques, à recourir à la procédure inquisitoire ;
  7. Le concile de Tours du tenu par l'archevêque Juhel, interdit à tout croisé et autre chrétien de massacrer ou de maltraiter les Juifs. « Nous défendons étroitement aux croisés et aux autres chrétiens de tuer ou battre les Juifs, leur ôter leurs biens ou leur faire quelque autre tort, puisque l'église les souffre, ne voulant point la mort du pécheur, mais sa conversion. Les évêques auront soin de la subsistance des nouveaux convertis, de peur qu'ils ne retournent à leur ancienne croyance sous prétexte de pauvreté. »[2] ;
  8. Le concile de Tours de 1282 ;
  9. Le concile de Tours de 1510, initialement prévu à Orléans, le concile se tient à Tours en septembre sous la présidence de Jean de Ganay[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michèle PERRET, Introduction à l'histoire de la langue française, 3e édn (Armand Colin 2008), page 36
  2. Revue orientale, par Eliakim Carmoly, 1844
  3. Jehan Marot, Les deux recueils, Genève, Librairie Droz,‎ 1999, 603 p. (ISBN 9782600003520, lire en ligne)