Concerto pour violoncelle de Dvořák

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Allegro
Adagio ma non troppo
Finale. Allegro moderato
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Le Concerto pour violoncelle en si mineur, op. 104 (B. 191), a été composé alors que Dvořák séjournait aux États-Unis. Il prit forme et fut achevé durant l'hiver 1895.

Historique[modifier | modifier le code]

Ce fut le dernier concerto qu'écrivit le compositeur et probablement le plus abouti, ses premières tentatives (Concerto pour piano, op. 33 et Concerto pour violon, op. 53) ayant été critiquées pour la prédominance imposante de l'orchestre au détriment du soliste ainsi que le regrettait le violoniste Joseph Joachim. L'œuvre se situe chronologiquement entre sa neuvième et dernière symphonie et ses Poèmes symphoniques. Il eut l'idée de la partition après avoir écouté le concerto pour violoncelle n° 2 de Victor Herbert, compositeur américain, connu essentiellement pour ses opérettes.

Il existe une partition d'un premier concerto pour violoncelle de 1865 mais il ne fut jamais orchestré par son auteur.

La belle-sœur et ancienne élève du compositeur (et amour transi de jeunesse) Josefina Kaunikova, mourut peu avant la fin de sa rédaction. Il est possible que cela lui fit modifier la fin de ce Concerto, mais Dvořák n'a pas laissé de témoignage à ce sujet. Son fils a cependant écrit plus tard que le final était un hommage au « dernier amour du musicien ».

L'œuvre a été dédicacée à son ami Hanuš Wihan, violoncelliste. Mais un différend artistique oppose les deux hommes sur certaines révisions de la partition et Dvořák récuse en particulier la cadence du dernier mouvement.

La création eut lieu le 19 mars 1896 à Londres avec Leo Stern au violoncelle accompagné par l'orchestre de la société philharmonique sous la direction du compositeur.

Structure[modifier | modifier le code]

Il comprend trois mouvements et son exécution dure environ quarante minutes :

  1. Allegro;
  2. Adagio ma non troppo;
  3. Finale. Allegro moderato.

Discographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François-René Tranchefort, Guide de la musique symphonique, Paris, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique »,‎ 1998 (1re éd. 1986), 896 p. (ISBN 2-213-01638-0), p. 242

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