Concerto pour piano nº 2 de Saint-Saëns

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Le concerto pour piano nº 2 en sol mineur (op. 22) de Camille Saint-Saëns fut composé en moins de trois semaines en 1868 pour le pianiste Anton Rubinstein, grand ami du premier. Lors de sa première représentation, le à Paris[1], le compositeur se mit au clavier et le pianiste à la direction[2].

Ce concerto a un plan classique en trois mouvements, le premier étant cependant un andante et commençant par un solo du pianiste rappelant les grandes improvisations pour orgue. L'écriture de ce mouvement, notamment la cadence d'introduction, illustre la volonté de Saint-Saëns d'utiliser dans ses œuvres les innovations de la facture instrumentale. Cette première cadence de soliste propose une écriture rappelant celle de l'orgue et destinée à un instrument aujourd'hui disparu : le piano-pédalier (piano à queue disposant d'un pédalier d'orgue permettant de jouer les basses avec les pieds).
Le second mouvement est un scherzo malicieux. Le dernier est une tarentelle effrénée et virtuose entre le soliste et l'orchestre.

Mouvements[modifier | modifier le code]

  • Andante sostenuto
  • Allegro scherzando
  • Presto[1].

Note[modifier | modifier le code]

Ce concerto est évoqué et commenté, comme « musique de fond », tout au long du roman de Christian Charrière Les Vergers du ciel, dont le narrateur et héros, Tristan, est un jeune pianiste virtuose.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b François-René Tranchefort, Guide de la musique symphonique, Fayard 1986, p. 668 (ISBN 2-213-01638-0)
  2. Concerto pour piano nº 2 sur Data.bnf.fr

Lien externe[modifier | modifier le code]