Concerto grosso

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Pendant la période baroque, un concerto grosso est une forme musicale pour ensemble instrumental important, relevant de la tradition italienne.

La dénomination de « concerto grosso » apparaît la première fois vers 1670 dans la partition d'une cantate d'Alessandro Stradella. Au pluriel : des « concertos grossos » ou des « concerti grossi » — pluriel savant calqué sur celui de la langue italienne.

Pratiqué surtout en Italie et en Angleterre — un peu dans les pays germaniques, mais pas en France —, ce genre dérive à la fois de la musique vénitienne à doubles chœurs et de la suite de danses.

Le concerto grosso consiste en un dialogue entre, d'une part les instruments solistes regroupés en « concertino » — généralement deux violons et un violoncelle —, d'autre part, le « ripieno », c'est-à-dire les autres cordes qui interviennent dans les passages « tutti » — ce qui correspond à l'ensemble de l'orchestre, concertino inclus. Les différentes parties, solistes et « tutti », sont soutenues par le groupe de la basse continue (ordinairement basse de viole, clavecin). Certains compositeurs utilisaient simplement des dénominations comme concerto, sinfonia ou sonata pour le principe du concerto grosso.

Le concerto grosso est souvent découpé en quatre mouvements, alternativement lents et rapides. Geminiani a ajouté l'alto dans le « concertino » pour ainsi obtenir un quatuor à cordes complet de solistes.

Cette forme musicale disparaît à la fin de la période baroque, en donnant naissance à de nouvelles formes et de nouveaux genres, comme les sinfonies préclassiques de Stamitz ou la sinfonie concertante.

  • Au début du XVIIIe siècle, le genre « musique concertante », dans lequel l'opposition entre l'orchestre et le soliste (désormais virtuose) est beaucoup plus tranchée : tout d'abord, le « concerto de soliste » (Torelli, Albinoni, Vivaldi), qui évoluera à son tour vers le « concerto symphonique » (Haydn, Mozart) à la fin de ce même siècle.

La forme concerto grosso a été reprise par plusieurs compositeurs du XXe siècle (voir ci-dessous). En outre, Edward Elgar, dans son Introduction et Allegro, reprend la structure classique du concerto grosso avec un quatuor soliste (le concertino) conversant avec le reste de l'effectif (le ripieno). À remarquer enfin un rare exemple de concerto grosso au XIXe siècle : The Treaty of William Penn with the Indians par Anthony Philip Heinrich

[modifier] Compositeurs de concerto grosso

[modifier] Baroques

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