Concentration des médias

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La concentration des médias, ou convergence des médias, est un processus au cours duquel quelques individus ou organisations accroissent progressivement leur contrôle sur les médias de masse (journaux, magazines, télévisions, radios...), sur l'industrie culturelle (éditeurs, production de films et de musique) ainsi que sur les groupes de communication (entreprise de sondages, téléphonie mobile, internet, etc.). Les recherches contemporaines ont mis en évidence une augmentation de cette concentration dans de nombreuses industries des médias déjà hautement concentrées et dominées par un très petit nombre d'entreprises telles que Viacom, CBS Corporation, The Walt Disney Company, Groupe Lagardère, Bouygues, Dassault, Bertelsmann (groupe RTL, M6), Vivendi.

Éléments de définition[modifier | modifier le code]

La concentration verticale est le fait pour une entreprise de contrôler toute la chaîne de production d'un produit (de l'envoi des journalistes sur le terrain, le plus souvent effectué soit par les agences de presse, soit par des journalistes indépendants (« pigistes »)

La concentration horizontale désigne le contrôle d'un groupe sur tout un secteur d'activité (ainsi, au moment du rachat de la Socpresse par Dassault, la Commission européenne exigea la vente du titre économique La Vie financière afin que le groupe ne dépasse pas la barre des 50 % du marché publicitaire dans les titres économiques et financiers). Des conglomérats de presse, possédant plusieurs types de médias à la fois (télévision, radio, journaux...) se sont aussi formés (Groupe Lagardère, etc.).

Des effets de convergence et de fusion sont constatés à différents niveaux ;

  • au sein d'un même type de média,
  • au sein d'une même thématique d'information, ou encore
  • entre types distincts de médias (tels que diffusion, impression et médias en ligne). Ces fusions sont à la fois effectuées spontanément par intégration par un média d'outils émergents (NTIC) ou parfois de manière stratégiquement organisée par de grands groupes financiers et de presse ou de l'industrie des médias et des télécommunications.

Enjeux[modifier | modifier le code]

Les enjeux sont notamment ceux d'une homogénéisation (on parle parfois de pensée unique) et d'une perte du pluralisme de l'information (qui implique d'apporter un éventail de points de vue et que personne ne détienne trop d'influence ouverte ou cachée). Des enjeux proches sont ceux de la transparence de l'information, ou encore son indépendance par rapport à la politique, à l'industrie, à la publicité ou à certains lobbys.

D'autres enjeux sont celui de la qualité des service public d'information

Tendances historiques[modifier | modifier le code]

Le phénomène de concentration dans les médias, comme dans l'ensemble du système capitaliste par le biais de la concurrence et de la fusion-acquisition est ancien. Ainsi, des lois anti-trust étaient votées aux États-Unis pour empêcher une concentration excessive qui aboutirait à un monopole ou à un oligopole (rassemblement de quelques groupes de presse qui détiennent une puissance suffisante pour dicter les prix du marché). Ainsi, la production cinématographique est dominée par de grands studios depuis le début du XXe siècle, de même que la production musicale. Celle-ci est aujourd'hui contrôlée par les Quatre Majors qui représentent 80 % du marché : Universal, Sony-BMG, EMI et Warner [1]. Selon Le Monde, plus d'un cd sur deux est aujourd'hui vendu en grande surface alimentaire[1].

Certains grands propriétaires de l'industrie ont racheté une grande part de leur concurrents, comme dans le secteur des télécommunications, et de la diffusion. Dans le domaine de la presse, le groupe Axel Springer AG en Allemagne fédérale et le groupe Hersant en France ont procédé dans les années 1960 à de telles concentrations.

Aux États-Unis, six conglomérats (Disney, Viacom, Time Warner, News Corp, Bertelsmann, et la General Electric) possèdent 90 % du marché des médias. L'Australien Rupert Murdoch est aussi un magnat de la presse au niveau mondial, détenant de nombreux tabloïds et présent aussi dans le secteur de la télévision.

En France, de la même manière, quelques grands groupes (Lagardère, Dassault...) se partagent l'essentiel des médias. Les neuf principaux groupes de presse français réalisent un chiffre d'affaires qui se situe entre 2,2 milliards d'euros et 280 millions d'euros. Par ordre décroissant de chiffre d'affaires, il s'agit d'Hachette Filipacchi Médias (Lagardère), de la Socpresse (Dassault) (Le Figaro), du groupe Amaury (Le Parisien), de Prisma Presse, du groupe La Vie-Le Monde, d'Emap Media, de Bayard Presse, d'Ouest-France et de Sud Ouest. Les deux premiers sont de très gros actionnaires du secteur de l'armement.

Interviewé par Claire Chazal sur TF1, François Bayrou dénonça ainsi en septembre 2006 la collusion entre certains groupes de presse et des politiques. TF1 est en effet détenu par Martin Bouygues, proche de Nicolas Sarkozy. De manière révélatrice quant au fonctionnement d'une société française de moins en moins critique, les propos de F. Bayrou ont placé les chefs de file de la gauche en porte-à-faux : la critique d'un fonctionnement des médias grand public, garants de l'ordre économique et social, y est tue, à l'exception de rares voix, telles ACRIMED. Une telle collusion peut parfois donner lieu à des caviardages et autres censures. Ainsi, le directeur de la rédaction de La Tribune, François-Xavier Pietri, a caviardé la Une de La Tribune du 4 septembre 2006. Celle-ci présentait en effet une photo de Ségolène Royal avec la mention « Royal en tête sur l'économique et le social ». Un sondage de l'institut CSA commandé par La Tribune montrait en effet que 54 % des personnes interrogées faisaient confiance à la candidate socialiste pour ce qui relève de la vie économique et sociale, contre seulement 49 % pour le candidat de l'UMP. La Tribune est contrôlé par le groupe LVMH dirigé par Bernard Arnault, patron très proche de Nicolas Sarkozy, qui était son témoin lors de son mariage avec Cécilia en 1996. De même, le patron du pôle presse de LVMH est Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet de Balladur à Matignon et vieil ami de Sarkozy[2]. De même, les "patrons de gauche" tels que C.Perdriel ou P.Bergé contrôlent des titres correspondant à leur idéologie: le Nouvel Observateur, Têtu,.... et entretiennent d'étroites relations avec des personnalités de gauche, telles que S.Royal ou B.Delanoë.

Depuis que les médias audiovisuels ont pris de l'importance, existe une tension entre des tendances plus ou moins contradictoires ; une tendance au contrôle externe (par l'État, par un lobby, par un groupe financier...), une tendance à la régulation interne ou à l'auto-régulation[3], avec des cadres légaux ou chartes éthiques, et une tendance à la libre expression incluant le droit de provoquer et de caricaturer[4].

Réseau de distribution[modifier | modifier le code]

La distribution des journaux nationaux est, en France, principalement assurée par les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP)et les MLP (Messageries Lyonnaises de Presse). La loi Bichet (1947) garantit à tout éditeur la possibilité de mettre son titre en vente dans tous les points de vente du territoire. Mais l'équilibre économique d'un magasin de presse est difficile à trouver. Les volumes de ventes baissent, et près de 4 300 points de vente ont fermés en 2005, leur nombre total tombant à 29 271[5].

Une évolution parallèle : la « diversification » des médias[modifier | modifier le code]

Articles connexes : médias sociaux et journalisme citoyen.

Certains affirment que sous le phénomène apparent de concentration des médias se dissimule une diversification, voire un foisonnement des médias entraîné par l'apparition d'Internet et autres NTIC (Nouvelles technologies de l'information et de la communication). Ainsi, l'avènemenent du web 2.0 a rendu possible l'appropriation de l'Internet à des utilisateurs nécessitant moins de compétence informatique, ce qui a amené l'émergence des médias sociaux, qui dynamisent le journalisme citoyen.

Les plus optimistes[Qui ?] affirment que ce développement rééquilibrera l'information par un accès généralisé aux informations, idéalement de tous à tout, plutôt que décidée par les seuls professionnels de l'information qui pourraient exercer une censure discrète.

Néanmoins, ce point de vue qui affirme une certaine « démocratisation des médias » passe sous silence nombre de caractères d'un tel « journalisme citoyen ». Ainsi, à de rares occasions près, il se nourrit de la presse elle-même : la blogosphère fonctionne ainsi davantage comme caisse de résonance de certaines informations plutôt que comme productrice d'informations originales. Ce « journalisme citoyen » pose en outre des problèmes de vérification et d'authentification de l'information; de traitement de l'information (la formation professionnelle des journalistes et leur vigilance constante à l'égard de l'actualité les aide en effet à mettre en contexte les faits bruts diffusés par les dépêches d'agence, soit en ajoutant quelques éléments historiques, soit en prenant une distance politique vis-à-vis de faits ou de déclarations affirmées de façon unilatérale — ainsi, certains régimes politiques, du Venezuela d'Hugo Chávez à l'Iran, doivent souvent affronter une couverture d'agence de presse hostile, qui passe sous silence certains faits historiques — au Venezuela, le rôle historique de l'oligarchie et l'absence de toute réforme agraire; en Iran, l'écartement du modéré Ali Khamenei remplacé par l'ultra Mahmoud Ahmadinejad, et la thèse qui pourrait sembler légèrement aventureuse selon laquelle un changement de régime induirait une modification de la politique énergétique iranienne — quand bien même le programme nucléaire iranien aurait été impulsé sous le shah avec l'aide des États-Unis, fait historique soulignant une continuité étatique de cette puissance régionale majeure).

Enfin, alors que la presse est en crise depuis plusieurs décennies, et que l'apparition des NTIC l'oblige à changer ses habitudes, on peut considérer qu'il y a paradoxe à parler d'un « foisonnement de la presse citoyenne » à l'heure même où la presse de qualité, d'opinion ou non, est en danger. Si on peut à juste titre critiquer la formation d'une « caste » de journalistes, comme l'a fait par exemple François Ruffin dans Les Petits soldats du journalisme), ainsi qu'une censure économique s'exerçant parfois dans des titres détenus par des grands groupes économiques, il n'en reste pas moins que l'information, sa compréhension et son analyse, reste un métier à part entière demandant du temps et de l'argent. À cet égard, les ennuis dont sont victimes les titres dits mineurs de la presse nationale, qui assurent la diversité des informations en couvrant ce qui ne l'est pas toujours, est symptomatique d'une telle crise de la presse citoyenne. Alors que les principaux titres de la presse nationale — Le Figaro, Le Monde et Libération — ont reçu des aides non négligeables de l'État au titre de la « modernisation de la presse » — ce qui a notamment permis au Monde de financer ses toutes nouvelles imprimeries — des titres plus mineurs tels que France-Soir, L'Humanité ou La Croix n'ont pas eu droit à une telle manne. Aussi, ces titres reposent principalement sur l'abonnement.

La crise de la presse[modifier | modifier le code]

On constate aujourd'hui, dans l'évolution historique des médias, d'une part des difficultés croissantes dans le secteur de la presse écrite (France-Soir, Politis, Libération, L'Humanité, et même Le Monde sont tous des journaux hexagonaux ayant dû affronter des problèmes récurrents de trésorerie — la stratégie économique et financière de Le Monde a d'ailleurs fourni l'un des thèmes principaux de La Face cachée du Monde (2003) écrits par les journalistes Pierre Péan et Philippe Cohen, qui dénoncent entre autres une vampirisation des éditions de la Vie Catholique (qui contrôlent notamment Télérama) par Le Monde — via le groupe La Vie-Le Monde — ainsi que des projets de lancer un quotidien gratuit — niés à l'époque par Jean-Marie Colombani, qui affirmait notamment qu'« il n'y a pas de lien entre la liberté des journalistes qui peuvent s'inquiéter, à bon droit, du développement de la presse gratuite et une politique d'entreprise - en l'espèce, celle de notre filiale d'impression » [6].

La presse gratuite[modifier | modifier le code]

En outre, elle ignore le développement inquiétant de la presse gratuite (groupe Métro, etc.) qui se finance exclusivement par le biais de la publicité. Le Monde a lui-même décidé de sortir un quotidien gratuit avec le groupe Vincent Bolloré (qui a lancé en juin 2006 Direct Soir, puis "Direct Matin") — bien qu'il dénonçait férocement, lors du lancement du quotidien gratuit de Métro France, le danger que porte une telle presse sur la presse dite sérieuse[7]. Le Canard enchaîné remarquait avec ironie en septembre 2006 que de tels quotidiens gratuits avaient cessé d'être publié pendant l'été 2006, période de vaches maigres publicitaires. Ainsi, la guerre israélo-libanaise n'a pas eu lieu dans Métro… Selon une déclaration de juin 2006 de l'Association mondiale des journaux (AMJ), 18,6 millions d'exemplaires de quotidiens gratuits ont été diffusés en Europe en 2005. En Espagne, la presse quotidienne gratuite représente jusqu’à 51 % du marché. Ils sont apparus en France en 2002 : 20 minutes, contrôlé à 50 % par le groupe norvégien Schibsted et par le Groupe SIPA - Ouest-France (via Sofiouest, 25 %, et Spir Communication, 25 %), ainsi que Métro, propriété de Metro France elle-même filiale du groupe suédois Metro International (groupe Kinnevik) et de TF1 (34 %, contrôlé par Bouygues)[8].

La « blogosphère »[modifier | modifier le code]

Enfin, ce « journalisme citoyen » est souvent réduit à une simple blogosphère, qui reçoit elle-même ses informations de la presse quotidienne. Cette nouvelle sphère médiatique fonctionne ainsi davantage comme une caisse de résonance et de commentaire de l'actualité quotidienne plutôt que comme véritablement productrice d'informations. Le fonctionnement d'un site de publication ouverte tel qu'Indymedia lors des sommets alter-mondialistes est la notable exception (temporaire) à une telle règle: ainsi, lors des manifestations, Indymedia est parvenu en plusieurs occasions à recenser efficacement le nombre d'arrestations et d'éventuels blessés, fonctionnant ainsi comme véritable agence de presse autogérée. En revanche, de tels sites reposent quasiment exclusivement sur la confiance, puisque les critères de vérifiabilité ne sont pas nécessairement ceux en vigueur dans la presse dite « sérieuse » (laquelle, de l'affaire Jayson Blair au New York Times aux articles de Judith Miller dans le même grand quotidien, qui soutenait avec vigueur la thèse mensongère de la présence d'armes de destruction massive en Irak, n'est pas toujours à l'abri de désinformation).

Régulation des médias[modifier | modifier le code]

Divers moyens de contrôle ou de régulation des médias ont été mis en place, différents elon les époques et les pays.

Des lois anti-trust ont par exemple été votées aux Etats-Unis, ou plus ou moins complètes et appliquées dans quelques autres pays.

Des instances de régulation existent aux niveaux nationaux (cadrés par les lois nationales), et Européen (regroupées dans une Plate-forme européenne des instances de régulation), qui observent les médias et analysent les phénomènes de concentration et contribuent directement (par des avis) ou indirectement (rapports, veille...) à certaines prises de décisions par les États ou tribunaux.

Au Royaume-Uni, l'impartialité imposée aux chaines d'information a par exemple été remise en question en 2013[4]. Selon la commission des communications de la Chambre des Lords (2013), le grand public est aisément capable de différencier entre des contenus produits de manière impartiale ou partisane et « il pourrait bientôt s’avérer nécessaire de réviser, voire d’abandonner complètement, les exigences d'impartialité auxquelles sont actuellement soumises les chaînes d’information au Royaume-Uni. Proposer des contenus d’actualité en faisant preuve d’impartialité et d’exactitude est une exigence qui s’est imposée depuis l’avènement de la radiodiffusion et qui figure à ce jour aussi bien dans le Code de la radiodiffusion de l’Ofcom, le régulateur britannique des communications, que dans la Charte et l’Accord de la BBC, spécifiquement applicables au radiodiffuseur de service public. Cette exigence contraste nettement avec celle relative à la presse écrite, qui est autorisée à utiliser un angle délibérément provocateur, critique et partisan lorsqu’elle traite de questions d’ordre politique ou relevant de l’intérêt général »[9],[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Comment la concentration de la musique nuit au disque, Le Monde, 22 janvier 2005
  2. « La Tribune passe Ségolène à la trappe », Le Canard enchaîné, 6 septembre 2006
  3. Models of self regulation, co-regulation and statutory regulation (Appendice 5 du rapport de la Chambre des Lords (Communications Committee) (2013), Second Report Media convergence, 2013-03-19
  4. a, b et c Chambre des Lords (Communications Committee) (2013), Second Report Media convergence (ordered by the House of Lords), 2013-03-19
  5. Les magazines touchés à leur tour par le déclin de la presse, Le Monde, 3 juin 2006
  6. "Le Monde" est-il un danger pour la démocratie ?, chat organisé le 28 février 2003 par le site internet du Monde en réponse aux accusations portée dans La Face cachée du Monde (2003).
  7. Ainsi, on pouvait encore lire dans l'édition du Monde du 3 juin 2006: « Première victime de cette ascension des gratuits, la presse quotidienne payante a accusé un repli de 1,6 % en 2005, et de 9,6 % depuis 2000. » in Les magazines touchés à leur tour par le déclin de la presse, Le Monde, 3 juin 2006
  8. L'offensive payante des journaux gratuits, Le Monde, 1er septembre 2006
  9. Oliver O’Callaghan (2013) Royaume Uni Convergence des médias et impartialité en matière de radiodiffusion ; Base de donnée juridique IRIS Merlin, 2013-5:1/30

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • site de ACRIMED
  • (en) C. Edwin Baker, Media concentration and democracy : why ownership matters, Cambridge University Press, Cambridge, etc., 2007, 256 p. (ISBN 978-0-521-68788-1)
  • (en) Benjamin M. Compaine et Douglas Gomery, Who owns the media? : competition and concentration in the mass media industry, L. Erlbaum, Mahwah, N.J., Londres, 2000 (3e éd.), 604 p. (ISBN 0-8058-2936-9)
  • (fr) Patricia Aufderheide, Éric Barnouw, Richard Cohen et al., Médias et conglomérats (traduit de l'américain par Cécile Deniard), Éditions Liris, Paris, 2005, 192 p. (ISBN 2-909420-59-0)
  • (fr) Observatoire européen de l'audiovisuel, La télévision et la concentration des médias : modèles de réglementation aux niveaux national et européen, Victoires Éd., Strasbourg, 2001, 97 p. (ISBN 92-871-4594-6)
  • (fr) Observatoire français des médias, Sur la concentration dans les médias, Éditions Liris, Paris, 2005, 143 p. (ISBN 2-909420-58-2)
  • (fr) Jacques Valade (dir.), Rapport d'information sur la concentration des médias en France (actes de la journée thématique au Sénat le 9 juin 2005), Sénat, Paris, 2005, 82 p. (ISBN 2-11-113116-4)

Liens externes[modifier | modifier le code]