Comte de Northumbrie

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Le titre de comte de Northumbrie fut un titre de la période anglo-danoise, puis de la fin de la période anglo-saxonne, et enfin du début de la période anglo-normande de l'Angleterre.

Le comté de Northumbrie succéda au comté de Bambourg, lui-même étant le successeur d'une Bernicie indépendante. Sous le Royaume viking d'York, il y eut des comtes de Deira. Finalement, toute la Northumbrie fut réunie sous la dynastie bernicéenne. Cette dynastie se maintint en Bernicie jusqu'en 1041, mais à partir de 1016, il y eut d'autres comtes à York qui furent appointés par le roi Knut le Grand pour toute la Northumbrie. Celle-ci fut dissoute au début de la période normande, en comtés d'York et Northumberland, avec une grande partie des terres allant aux princes-évêques de Durham.

Histoire du titre[modifier | modifier le code]

Osulf était comte de Bernicie depuis 930, et devint comte de Northumbrie à partir de 954. Son fils Waltheof I lui succéda, mais n'est comte de toute la Northumbrie que jusqu'en 970. Rien n'est connu de son règne, à part sa durée. En 1006, alors que son père Waltheof était toujours en vie, mais très âgé, Uhtred le Hardi battit Malcolm II d'Écosse au siège de Durham. Il reçut le comté d'York détenu par Ælfhelm de Northumbrie en récompense, du roi Æthelred II d'Angleterre. Possédant déjà la Bernicie, il devient comte de Northumbrie.

Éric Håkonsson, régent de Norvège entre 1000 et 1014, se joint à Knut le Grand pour son invasion du Royaume d'Angleterre. Après la mort d'Edmond Cote-de-Fer en 1017, Knut partagea le royaume en quatre, et Éric reçut la Northumbrie. Son successeur fut Siward, un possible descendant de la famille royale danoise. Il n'apparaît pas à la tête du comté avant 1031, tandis qu'Éric est mort probablement en 1023-24. Siward épousa la petite-fille d'Uhtred le Hardi, et nomma son fils cadet Waltheof.

Le comté passa ensuite à l'anglo-saxon Tostig Godwinson, frère du futur Harold II d'Angleterre. Il dut s'enfuir en 1065, quand en conséquence de sa politique impopulaire, les thegns du Yorkshire décidèrent d'envahir York. Il fut remplacé par Morcar, jeune frère d'Edwin, le comte de Mercie, le 3 octobre 1065.

Après l'invasion réussit des Normands, Copsi, qui était un ancien allié de Tostig fut fait comte par Guillaume le Conquérant en 1067. Après cinq semaines, il fut tué par Oswulf II, fils d'Eadwulf, qui lui succéda non officiellement. Oswulf réussit à se maintenir jusqu'à l'automne, avant d'être tué par un brigand. Gospatrick, fils de Maldred et cousin d'Oswulf, acheta le comté au roi Guillaume, mais se rangea aux côtés d'Edgar Ætheling en 1068 et dut s'enfuir.

Robert de Comines († 28 janvier 1069), fut nommé comte par le roi Guillaume, et envoyé dans le nord pour reprendre la Northumbrie à Gospatrick, mais il fut tué dans une bataille par les Northumbriens avant de réussir. Le roi entreprit alors sa campagne de dévastation du nord de l'Angleterre, qui consista à tuer tous les rebelles et à pratiquer la politique de la terre brulée sur tout le nord de l'Angleterre. Waltheof et Gospatrick se soumirent au roi. Gospatrick fut réinstallé à la tête du comté peu après s'être soumis, et fut déposé en 1072, après avoir fui à nouveau vers l'Écosse.

Waltheof, fils de Siward, que le roi avait marié à sa nièce Judith de Lens, reçut le comté que son père avait gouverné sous l'ère danoise. Impliqué malgré lui dans un complot contre le roi, il fut châtié d'une manière rare, par rapport aux standards normands[1], en étant décapité (1076). À la chute de Waltheof, l'évêque Walcher de Durham reçut les pouvoirs civils et militaires inhérents au comté de Northumbrie. Il fut le premier prince-évêque (ou comte-évêque), puisqu'il était aussi évêque de Durham. Walcher fut impliqué dans l'assassinat d'un puissant thegn nommé Ligulf, et Walcher fut assassiné en représailles. Leader incompétent, il aurait été relevé de ses charges ecclésiastiques, civiles et militaires peu avant.

Aubrey de Coucy fut appointé comte par le roi tout de suite après. Guillaume de Saint-Calais, le remplaçant de Walcher à l'évêché de Durham, fut nommé en 1081. Il obtient des pouvoirs palatins sur le territoire de la Northumbrie au sud de le Tyne et de la Derwhent. La Northumbrie était donc scindée en deux, et la partie nord sera peu à peu appelée Northumberland.

Quelque temps plus tard, Aubrey partit pour la Normandie, son rôle de comte dans le nord ne lui convenant pas. Il abandonna donc son comté, et toutes ses terres anglaises furent confisquées. Suite à la défection de Coucy et, après un temps de latence inconnu, le roi confia l'administration du comté à Robert de Montbray, peut-être conjointment avec son oncle Geoffroy de Montbray. À la rédaction du Domesday Book (1086), ces terres sont toujours enregistrées comme appartenant à de Coucy. À une date indéterminée, mais généralement acceptée comme étant 1086, Montbray reçut le titre de comte. Il participa à la rébellion de 1088 contre le roi Guillaume le Roux, mais fut pardonné. Le complot que Montbray organisa en 1095, de nouveau contre Guillaume II, lui valut la prison à vie.

Comtes de Northumbrie[modifier | modifier le code]

Période anglo-saxonne[modifier | modifier le code]

Période anglo-danoise[modifier | modifier le code]

Période normande[modifier | modifier le code]

Campagne de dévastation du nord de l'Angleterre

Comtes écossais de Northumberland[modifier | modifier le code]

La région n'a pas de comte jusqu'au règne d'Étienne d'Angleterre. Le titre est intitulé comte de Northumberland.

Autres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le châtiment le plus sévère infligé habituellement aux nobles était la prison à vie.

Sources[modifier | modifier le code]

  • F. M. Stenton, Anglo-Saxon England, 2nd edition, Oxford University Press, 1947.
  • (ru) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en russe intitulé « Граф Нортумбрии » (voir la liste des auteurs)
  • C. P. Lewis, « The Early Earls of Norman England », dans Anglo-Norman Studies - XIII. Proceedings of the Battle Conference 1990, Éd. Marjorie Chibnall (1991), Boydell & Brewer Ltd, p 225-242. (ISBN 0851152864)