Computer Integrated Manufacturing

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Dans un univers industriel de plus en plus soumis à la concurrence, la flexibilité et la qualité sont des atouts décisifs. Issu du développement de l'informatique au cours des années 1980, le CIM ou « production intégrée par ordinateur » au sens littéral, permet le décloisonnement des fonctions de l'entreprise industrielle

Le Computer Integrated Manufacturing ((en) CIM) est un concept décrivant l'automatisation complète des processus de fabrication. C’est-à-dire que tous les équipements de l'usine fonctionnent sous le contrôle permanent des ordinateurs, automates programmables et autres systèmes numériques.

Ce paradigme fut notamment promu par les fabricants de machines et d'équipement industriels dans les années 1980 et largement soutenu par la Society for Manufacturing Engineers (CASA/SME). Le concept aura trop souvent et abusivement été confondu avec la notion hyperfuturiste de l'époque d'usine sans ouvriers (« lights out » factory).

Le CIM consiste et intègre les équipements de Conception assistée par ordinateur (CAO ou CAD/CAM, computer-aided design/computer-aided manufacturing), d'ateliers flexibles, de centres d'usinage à commande numérique (CNC), de progiciel de gestion intégré (PGI/ERP, ou plutôt de MRP2 pour material requirement planning ou encore GPAO pour « gestion de production assistée par ordinateur » comme on avait coutume de nommer cette fonction dans les années 1970 et 1980) de stockage et de manutention automatisés ainsi que de méthodologies conceptuelles d'intégration de ces composants à l'intérieur d'un système global d'information de l'entreprise, par exemple avec la méthode GRAI.

La pyramide du CIM[modifier | modifier le code]

La pyramide du CIM est une représentation conceptuelle très en vogue dans le milieu industriel à partir des années 1980. Elle comporte une hiérarchie logique organisée en 4 niveaux correspondant à des niveaux de décision. Plus on s'élève dans cette pyramide, plus le niveau de décision/d'abstraction devient fort, car la visibilité gagne en globalité et les horizons et cycles opérationnels s'allongent.

Un niveau supérieur décide ce qu'un niveau inférieur exécute.

  • niveau +3 : la gestion des produits et des stocks, la gestion des approvisionnements, la gestion des clients, des commandes et de la facturation (gérés par les ERP)
  • niveau +2 : la localisation des produits en stocks, les mouvements physiques et la gestion des lots (géré par le système de gestion d'entrepôt)
  • niveau +1 : les automatismes
  • niveau 0 : les capteurs et actionneurs.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]