Composition de l'être dans l'Égypte antique

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Pour les Égyptiens de l'Antiquité, l'être humain comprenait plusieurs composantes :

  • le djet (ou sab) : le corps physique, qui devient khat s'il n'est pas momifié après la mort ;
  • le cœur (ib) ; siège de la personnalité, de la mémoire et de la conscience.
  • le  : improprement traduit par âme, le bâ est un principe spirituel qui prend son envol à la mort du défunt ;
  • le ka : le double spirituel qui naît en même temps que l'humain et qui survit après la mort ;
  • le shout (ou shouyt) : l'ombre ;
  • le ren : le nom, partie primordiale de l'être. Sans nom, il n'y a plus d'être. L'effacement du nom était un grand châtiment qui condamnait les criminels à l'oubli.
  • Enfin l'akh : l'être spirituel, la clarté qui vit au ciel auprès du dieu après la mort.

Il était primordial de conserver l'intégrité de l'être après la mort, ce qui explique tous les rites (momification, ouverture de la bouche, etc.) effectués sur le défunt pour que tous ces éléments restent unis dans l'au-delà des Champs d'Ialou.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Textes[modifier | modifier le code]

  • Le livre des morts des anciens Égyptiens, chap. 89-92 (corps, âme, ombre), 191 (corps, coeur, ka, âme, ombre).

Études[modifier | modifier le code]

  • Fernand Schwarz, Initiation aux livres des morts égyptiens, Albin Michel, coll. "Spiritualités vivantes", 1988, p. 25-28.
  • Grégoire Kolpaktchy, Livre des morts des anciens Égyptiens, Omnium littéraire, 1973, p. 50-52.
  • Guy Rachet, Le livre des morts des anciens Égyptiens, Champollion éditions du Rocher, 1996, p. 22-23.
  • Jan Assmann, Mort et au-delà dans l'Égypte ancienne, Champollion éditions du Rocher, 2003, p. 142-169.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]