Compagnie ivoirienne d'électricité

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Compagnie ivoirienne d'électricité

Description de l'image  logo_CIE.jpg.
Création
Forme juridique Société anonyme à régime de conseil d'administration
Slogan Dans le courant de votre vie
Siège social Drapeau de Côte d'Ivoire 1 avenue Christiani, Abidjan (Côte d'Ivoire)
Direction Kakou Dominique
Actionnaires Finagestion 54.0%
Activité Fourniture d'énergie et services
Produits Électricité
Effectif 3 288 fin décembre 2011
Site web www.groupecie.net
Résultat net en augmentation 6 356 MF CFA (2011)[1]
+4%

La Compagnie Ivoirienne de l'électricité (CIE) est une société de transport, d'exportation, d'importation, de distribution et de commercialisation de l'énergie électrique sur l'ensemble du territoire de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique de l'ouest. CIE est un des leaders de son secteur sur le continent africain. Le capital est de 14 milliards de francs CFA (près de 22 millions d'euros). La CIE a pris le relais de l'ancienne compagnie nationale EECI.

En 2000, elle vendait 2 880 GWh par an, en exportait 1 300 GWh, et employait environ 6 645 personnes.

La CIE et la CIPREL produit de l'électricité pour le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana, le Togo, le Mali et bientôt la Guinée.

Privatisation[modifier | modifier le code]

La privatisation du secteur a conduit à des résultats remarquables concernant le raccordement de la clientèle[réf. nécessaire], le temps moyen de coupures et la redevance reversée à l'État au titre de la concession. L'énergie facturée est passée de 1 940 GWh en 1990 à 2 831 GWh en 1998. Le nombre de clients est passé de 410 000 en 1990 à 647 000 en 1998. Le temps moyen de coupures a considérablement baissé de 49h06 en 1990 à 14h03 en 1998.

Position en Afrique[modifier | modifier le code]

CIE est un des leaders de son secteur sur le continent africain[réf. nécessaire]. La CIE fournit de l'énergie dans presque toute l'Afrique de l'ouest. La compagnie s'apprête à s'installer en Guinée, au Libéria, au Bénin et dans d'autres pays africains.

La concurrence[modifier | modifier le code]

CIE, et CIPREL, doivent faire face au groupe Électricité de France qui les concurrence en Afrique.

Moyens de paiement moderne[modifier | modifier le code]

Parmi les prestations de service offertes par CIE à ses clients il faut citer particulièrement : les facilités de paiement de factures (utilisation des boîtes à chèques, paiement déplacé, paiement par prélèvement automatique, paiement par Orange money ou aux caisses de la BIAO) et le dépannage opérationnel 24h/24.

Décentralisation[modifier | modifier le code]

La décentralisation est complétée par une délégation effective du pouvoir de décision; et une responsabilisation des collaborateurs et des managers. Par ailleurs, pour renforcer ces aspects et grâce à une hiérarchie courte, la communication est un des fondements essentiels de la philosophie de management de CIE.
La décentralisation de la gestion clientèle dans les Directions régionales, elles-mêmes subdivisées en secteurs et arrondissements, est une autre réalité de CIE.
Cette décentralisation, qui va jusqu'aux aspects budgétaires, est confortée par un contrôle permanent des procédures, trouve un appui efficace dans l'outil informatique de CIE, et notamment par la mise au point, dès 1992, d'un logiciel spécifique de gestion des abonnés à l'électricité: GESABEL

De plus, CIE dispose d'un centre de formation permanente de son personnel : le centre des métiers de l'électricité, situé à Bingerville.

Crise énergétique de février-mai 2010[modifier | modifier le code]

En , suite à une mauvaise appréciation des ressources énergétiques, le concessionnaire principal, en l'occurrence la CIE, commence à procéder à des délestages au niveau du territoire ivoirien ouvrant une seconde période de crise énergétique en Côte d'Ivoire après celle de 1984. Selon Eddy Simon, Directeur Général de l’Énergie au ministère des Mines et de l’Énergie, « Le système électrique national connaît en ce moment une diminution de sa capacité de production d’énergie électrique qui se traduit par des difficultés à satisfaire l’ensemble des besoins en électricité des populations »[2]. Ainsi, un programme de délestage temporaire est mis en place, prenant en compte les priorités suivantes :

  • sauvegarder le tissu économique permettant ainsi de préserver les emplois (industries, entreprises) ;
  • assurer l’alimentation des stations de pompage et châteaux d’eau de la SODECI ;
  • assurer l’alimentation des centres hospitaliers

Mais on constate que cette crise énergétique gangrène l'économie nationale en provoquant l'arrêt des machines dans l'outil de travail industriel obligeant les entreprises à mettre en place des programmes de chômage structurels et investir davantage dans l'achat de groupes électrogènes. Au niveau régional, cette crise retarde le projet de l'Uemoa d'interconnexion électrique ouest-africain dont le fournisseur essentiel devait être la Côte d'Ivoire grâce à ses « grandes capacités de production ». Ainsi le secteur ivoirien de l’électricité a commencé à importer de l’énergie du Ghana pour environ 25 MW et ceci, en application du contrat d’échanges d’énergie qui existe entre les deux pays. En mai 2010, pour accroître la capacité de production, un contrat de location pour une durée de deux ans a été signé avec une société écossaise pour la fourniture d'une centrale électrique temporaire de 70 MW fonctionnant au gaz naturel, sur le site de Vridi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]