Compagnie industrielle du jouet

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Dauphinoise Gendarmerie de CIJ - 1958

La Compagnie industrielle du jouet, (CIJ) est un fabricant de jouets miniatures créée en 1920[1] par Fernand Migault (rue de la Roquette à Paris).

Histoire[modifier | modifier le code]

Devant le succès rencontré par la Compagnie industrielle du jouet et la nécessité de s'agrandir, Fernand Migault, bon commercial et gestionnaire, s'associe à son cousin Marcel Gourdet, excellent technicien[2], qui dirigeait un atelier de chaudronnerie, route d'Ousson à Briare, et fonde ainsi les Établissements Migault S.A. en 1927.

En 1929 l'usine de la route d'Ousson est détruite, victime d'un incendie. C'est le moment où les descendants de Jean-Félix Bapterosses prennent le contrôle de la société [3]. Le siège est transféré rue d'Hauteville à Paris dans l'immeuble des émaux de Briare. La société a employé une grosse centaine d'employés.

Pendant la guerre de 1939-1940, l'usine dut se reconvertir pour fabriquer des masques à gaz [4].

Le 27 décembre 1964, une nouvelle usine est inaugurée, boulevard Loreau à Briare. Cependant la société CIJ disparaît pratiquement en 1967, peu après avoir racheté les stocks de la société JRD qu'elle écoulera en mélangeant les pièces avec sa propre fabrication [2]. L'usine est alors reprise par une filiale d'ITT pour fabriquer des cadrans[5], tandis qu'une fabrication artisanale de jouets perdure encore un peu sur le domaine de Rivotte appartenant également à la famille Bapterosses.

Les accords[modifier | modifier le code]

En vertu des accords signés avec André Citroën en 1922, la société fabrique en exclusivité des jouets en tôle et en bois au 1/10e, dont la 5 CV Trèfle et la B14 Citroën. Ces miniatures étaient distribuées par les concessionnaires Citroën[1]. Néanmoins, il était interdit à la CIJ de citer la marque dans ses publicités. L'accord et la fabrication des miniatures Citroën cessèrent en 1934 suite à la faillite de cette société et lorsque la famille Michelin prit le contrôle de Citroën [6].

Un accord plus souple est plus tard passé avec Louis Renault et de nombreux modèles de véhicules miniatures Renault, en tôle lithographiée et en zamak à des échelles allant du 1/10e au 1/43e, sont fabriqués. Cependant, la CIJ doit désormais écouler elle-même sa production.

Dans les années 1950, un nouvel accord est pris avec Shell qui donnera des miniatures de stations d'essence et de la camionnette Shell Berre en zamac (alliage d'aluminium, de cuivre, de zinc et de magnésium)[5].

Les jouets[modifier | modifier le code]

Les jouets initialement en tôle et bois, motorisés ou non (échelles 1/6e au 1/43e) étaient de qualité et eurent beaucoup de succès. La fabrication était tout à fait concurrentielle avec les productions de l'époque comme Dinky Toys et Norev.

En avril 2007, la société Norev, qui a racheté la marque CIJ, annonce 13 modèles en zamac et 2 en tôle lithographiée (4CV Renault et Juvaquatre). Les modèles proposés sous la dénomination « Dream-Toys » sont des rééditions made in China.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le Giennois industriel, p. 174
  2. a et b les jouets en zamac p. 4
  3. Une aventure industrielle, p. 51
  4. Raconte-moi Briare le Canal p. 43
  5. a et b Le Giennois industriel, p. 175
  6. François Theimer, Le Guidargus des jouets de collection, Éditions de l'Amateur-1990, p. 227 à 236

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascale Nourisson, Une aventure industrielle. La manufacture de Briare (1837-1962), éditions Alan Sutton, coll. « Parcours et labeurs »,‎ février 2001, 144 p. (ISBN 2-84253-558-8)
  • Jean-Pierre Roth, Le Giennois industriel 1821 à 2001,‎ mars 2002, 35 à 110 p. (ISBN 2-9517946-0-6)
  • Lionel Guillaume, Raconte-moi Briare-le-Canal, Journal de Gien,‎ 1983
  • Thierry Redempt-Pierre Ferrer, Les jouets en zamac CIJ-JRD, Toulouse, Drivers,‎ 1er trimestre 2006, 212 p. (ISBN 2-35124-003-0)
  • Mick Duprat, Les jouets Renault, Retro Viseur, Paris, 1994

Lien externe[modifier | modifier le code]