Compagnie des chemins de fer de l'Est

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Compagnie des chemins de fer
de l'Est
Création 17 décembre 1845
Disparition 1er janvier 1938
Dates-clés
Forme juridique Société anonyme
Siège social Drapeau de la France Paris (France)

La Compagnie des chemins de fer de l'Est, dite parfois Compagnie de l'Est ou l'Est, est une société anonyme créée en 1845 sous le nom de Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg. La dénomination est changée en 1854 à la suite du rachat d'autres compagnies et de l'obtention de nouvelles concessions. Elle est l'une des six grandes compagnies des chemins de fer français nationalisées le pour former la Société nationale des chemins de fer français (SNCF).

Histoire[modifier | modifier le code]

Médaille de la Compagnie des Chemins de Fer de l'Est par Jean Vernon
Médaille de la Compagnie des Chemins de Fer de l'Est par Jean Vernon

Après le rachat de la Compagnie du chemin de fer de Montereau à Troyes et de la Compagnie du chemin de fer de Blesme et Saint-Dizier à Gray approuvé par décret impérial du 17 août 1853[1], la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg change de dénomination pour prendre celle de Compagnie des chemins de fer de l'Est le 21 janvier 1854[2].

Ce même décret du 17 août 1853 accorde à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg, les concessions des chemins de fer de Paris à Mulhouse, avec embranchement sur Coulommiers, de Nancy à Gray par Épinal et Vesoul et de Paris à Vincennes et Saint-Maur.

La Compagnie de l'Est absorbe la Compagnie du chemin de fer de Strasbourg à Bâle le 20 avril 1854[3], la Compagnie du chemin de fer de Mulhouse à Thann le 29 mai 1858[4] et la Compagnie des chemins de fer des Ardennes le 11 juin 1863[5].

Amputée en 1871 de sa partie alsacienne et mosellane, la compagnie ne la réclame pas en 1918.

Une administration d'État (l'Administration des chemins de fer d'Alsace-Lorraine) gèrera cette partie du réseau jusqu'en 1937 et la création de la SNCF ; la signalisation et la conduite à droite de norme allemande perdurent encore de nos jours.

Au même titre que pour la Compagnie des chemins de fer du Nord, une filiale sera créée en Belgique, sous le nom de "Compagnie de l'Est Belge". Elle exploitera notamment une ligne entre Châtelet (près de Charleroi) et Givet via Florennes (lignes belges 138 et 138A).

Sections de chemins de fer de campagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chemin de fer militaire (France).

Pour organiser ses transports et les constructions et exploitations de lignes militaires, le ministère de la Guerre avait une direction dénommée : Direction des Chemins de fer de Campagne (D.C.F.C.). Le personnel des sections techniques d'ouvriers des Chemins de fer de Campagne, recruté dans le personnel des réseaux parmi les ingénieurs, employés et ouvriers au service des grandes compagnies et du réseau de l'État, soit volontaires, soit assujettis au service militaire par la loi de recrutement, était réparti en dix sections.

Entre les deux guerres, les dispositions ayant pour but l'exploitation conjointe des réseaux ferrés par le Ministère des transports et le Ministère de la guerre confieront l'exploitation de la ligne Toul-Belfort au 15e régiment du génie de Toul

Matériel moteur[modifier | modifier le code]

Personnalités de la compagnie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin des lois de l'Empire français, XI série. Deuxième semestre de 1853, tome 2e. Lire
  2. R. Demeur 1860 p. 92. Lire (consulté le 25/12/2009).
  3. Bulletin des lois de l'Empire français, XI série. Premier semestre de 1854, tome 3e. Lire
  4. Bulletin des lois de l'Empire français, XI série. Premier semestre de 1858, tome 11e.
  5. Bulletin des lois de l'Empire français, XI série. Deuxième semestre de 1863, tome 22. Lire
  6. Site annales.org François Prosper Jacqmin (1820-1889) lire (consulté le 4 janvier 2012).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Compagnie des chemins de fer de l'Est », in R. Demeur, Les chemins de fer français en 1860: Statuts des compagnies, notices historiques-situations financières, 1860, p. 92-115.
  • Ministère des travaux publics, Recueil des lois et conventions relatives aux chemins de fer du Nord, de l'Est, d'Orléans, de Paris-Lyon-Méditerranée et du Midi : 1883 à 1910, Paris, Imprimerie Nationale,‎ 1911, 821 p. (lire en ligne)
  • Jean-Pierre Rigouard, Paris-Strasbourg, de la Compagnie de l'est au TGV, Mémoire en images, Alan Sutton, 2006 (ISBN 2849105503).
  • Marc Ellenberger, La Compagnie des chemins de fer de l'Est et la guerre de 1914-1918, Ellenberger, Bures-sur-Yvette, 1975.
  • Joël Forthoffer, « Le transport ferroviaire de denrées périssables en Alsace : l'exemple de la bière », Revue de l'histoire des chemins de fer de l'AHICF, no 41, 2010, p. 179-186 (ISSN 0996-9403).
L'auteur fait le point sur les transports de denrées périssables par chemin de fer en Alsace au XIXe siècle. Il retrace les évolutions des marchés de la Compagnie des chemins de fer de l'Est en 1852 à la Reichsbahn Elsass Lothringen (1871-1918).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]