Bull

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Bull

alt=Description de l'image Bull_LightBground_office.png.
Dates clés 1931 : création
Personnages clés Philippe Vannier, PDG
Forme juridique Société par actions simplifiée
Action Euronext : BULL
Slogan Architecte d'un monde ouvert
Siège social Drapeau de France Les Clayes-sous-Bois[1] (France)
Activité Système d'information, infogérance, services et conseils, intégrateur
Produits Serveurs, supercalculateurs, logiciels
Filiales Agarik, Amesys, Evidian, HRBC, Fast Connect
Effectif 8 850 (2009)
9 500 (2012)
Site web www.bull.com/fr/
Chiffre d’affaires 1,28 milliard d'euros (2012)[2]
Bilan comptable g
Résultat net 26,6 millions d'euros (2012)[2]

Bull est une société française spécialisée dans l'informatique professionnelle, fondée en 1930 pour exploiter les brevets de l'ingénieur norvégien Fredrik Rosing Bull.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bull à Massy

La société s'est successivement appelée "Bull AG" puis "H.W. Egli Bull" et "Compagnie des Machines Bull", avant d'être associée aux entreprises avec qui elle fusionne après l'Affaire Bull de 1963.

Début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Un inventeur norvégien, des fondateurs suisses et belges[modifier | modifier le code]

Ingénieur chez l'assureur norvégien Storebrand, Fredrik Rosing Bull (1882-1925) dépose le 31 juillet 1921 un brevet de « trieuse-enregistreuse-additioneuse combinée à cartes perforées ». Le conseil d'administration adopte immédiatement la machine. L'année suivante, Henrik Hartzner, chef des statistiques de l'assureur danoise Hafnia, en commande une, après un article d'une revue d'assurance[3]. Quand Fredrik Rosing Bull meurt à 43 ans en 1925, une demi-douzaine d'exemplaires ont été vendus à des entreprises, qui n'ont plus à louer au monopole IBM. Son bras droit Reidnar Knutsen[4] (1888- 1983) se consacre au perfectionnement des machines (trieuse horizontale en 1929, imprimante numérique à roues en 1930). Le docteur Emile Marchand, directeur des statistiques de Rentenanstalt, société d'assurance-vie[3], lui achète une tabulatrice et une trieuse en 1926. Pour construire une machine à cartes perforées, il fait appel à la société suisse H.W.Egli (calculatrices et ses machines comptables "Madas" et "Millionnaire")[5]. Son directeur Oscar Bannwart prend conseil auprès d'Émile Genon, un belge qui vendait en Italie[6] des machines à calculer Elliott-Fischer et Underwood[5], propriétaire depuis 1927 des droits relatifs aux brevets Bull pour dix pays d'Europe, qui les revend à Oscar Bannwart. Une première machine est livrée aux laboratoires Sandoz en décembre 1929. La fabrication est transférée en mars 1931 à Paris, où Émile Genon a ouvert dès 1929 un atelier de réparation, au 92 bis Avenue Gambetta.

La reprise par Vieillard, Doury et les Callies[modifier | modifier le code]

En juillet 1931, Georges Vieillard et Elie Doury forment avec Émile Genon le projet d’un « syndicat des utilisants » des machines Bull, qui rachète cinq mois après la moitié des parts, au nez et à la barbe du géant américain Remington Rand. L'effectif triple en deux ans, à 150 personnes[3].

En 1934, le premier bénéfice d'exploitation apparaît (800 000 francs)[5], Bull devient l'année suivante le principal concurrent d'IBM en France, avec 15 % du marché. Pour obtenir « une paix tacite »[5] des brevets avec IBM et « développer » Bull au niveau international, Émile Genon lui vend la majorité de la société de commercialisation, sans autorisation du conseil d'administration. Il est évincé par Georges Vieillard et les Callies, famille propriétaire des Papeteries Aussedat, qui fournit Bull en cartes mécanographiques. La croissance ralentit, avec 248 salariés en 1939 contre 216 trois ans auparavant[3].

Sous l'Occupation (1940-1944), Bull est le principal fournisseur en mécanographie du Service national des statistiques fondé par René Carmille. Celui-ci constitua le fichier du débarquement en Afrique du nord. Un interminable procès l'oppose à IBM quant à l'invention de la carte perforée à 80 colonnes[7]. La croissance ne décolle qu'après-guerre (2.200 salariés en 1952 et 15.600 en 1964)[3].

De Bull-General Electric à CII-Honeywell Bull (1964-1983)[modifier | modifier le code]

1963, le krach et la première « affaire Bull »[modifier | modifier le code]

Dès 1962, le bénéfice tombe à 1 % de son chiffre d'affaires[8] et l'endettement obligataire est multiplié par six. Le produit-vedette, l'ordinateur Gamma 60, capable d'enregistrer 600 000 chiffres en une seconde[9], est écrasé par l'IBM 1401, y compris chez les "chasses gardées"[10] de Bull. L'action, qui avait atteint 1 380 francs en 1960[11] après 130 francs en 1958[12], chute à 150 francs lors du krach[13] succédant à la "Tronics mania"[14]. Bull est trop faible par rapport aux gros besoins de clients comme la Marine nationale ou EDF. Le PDG Joseph Callies rencontre le ministre des finances Valéry Giscard d'Estaing le 27 décembre 1963[15] pour demander une recapitalisation par General Electric ou une garantie par l'État des emprunts[16]. L'État n'accorde que la seconde, mais à hauteur de vingt fois les 35 millions de francs apportés par la Banque Paribas, en complément de 35 millions de francs apportés par un trio d'actionnaires français (Compagnie générale des eaux, CSF et Caisse des dépôts), qui font évaluer l'action à 50 francs, alors que General Electric en avait proposé 200 francs. Le 15 février 1964, il signent le protocole de la solution "dite française"[16], mais n'obtiendront finalement que 51 % du capital[17], le reste revenant à General Electric, démarché par Georges Vieillard, pour qui la "solution française" est une extinction[16]. GE garde le haut de gamme et confie à Bull la gamme moyenne. Le bas de gamme, hors informatique, revient à Olivetti.

1970, seconde « affaire Bull » et arrivée d'Honeywell[modifier | modifier le code]

De 1964 à 1970, Bull aligne six années de pertes consécutives[18]et n'a plus les moyens de participer, en 1967 à une recapitalisation de 148 millions de dollars[19]. General Electric s'en charge et devient largement majoritaire. Mais le géant américain annonce son retrait de l'informatique en mai 1970[20]. Les actionnaires français Thomson et CGE refusent de reprendre ses parts ou que l'État ou la CII le fasse[15]. C'est finalement le constructeur américain de matériels militaire Honeywell qui le fait, générant des polémiques car il est considéré comme "le symbole même" des fournisseurs de la guerre du Vietnam[15]. Rebaptisé Honeywell Bull, Bull devient deuxième constructeur mondial derrière IBM[21].

1975, la fusion avec la CII[modifier | modifier le code]

La CII a lancé le 28 janvier 1972 le consortium Unidata avec Siemens, rejoint un mois après par Philips, pour un "Airbus" de l'informatique ». Mais la CGE, actionnaire privé de la CII, ne veut pas de Siemens, qui est son concurrent dans la téléphonie et le nucléaire[22]. En 1975, après un an d'hésitation, le gouvernement français, profondément divisé[23], donne le feu vert à la fusion avec Honeywell-Bull, déclenchant une polémique car:

  • le PDG Michel Barré et l'un des actionnaires, Thomson, sont contre, Thomson changeant ensuite d'avis.
  • les aides publiques ont été investies en recherche CII, sur des produits concurrents de ceux d'Honeywell-Bull
  • Honeywell-Bull n'investit que 6 % à 7 % de ses ventes en recherche contre 20 % pour la CII[24].
  • la CII a innové dans le datagramme et l'informatique distribuée, technologies d'avenir utilisées par l'Arpanet.
  • Honeywell-Bull est trois fois plus gros[25] que la CII, même s'il a une croissance deux fois moins rapide
  • les développements Unidata sont sabordés, alors qu'il[26] a 13,2 % des ventes d'ordinateurs européens en 1973, et 9,8 % du parc européen.

L'entreprise lance cependant en 1977 le DPS, pour en vendre 2 000 par an et investit en recherche, 12 % de ses ventes soit le double d'IBM à l'époque[27]. Un nouveau GCOS intégre Siris 8, toujours conçu en informatique distribuée, et sa Distributed System Architecture obtient une reconnaissance mondiale, en devenant le Modèle OSI. Quasiment tous les clients d'Iris 80 y adhèrent. L'équipe Ichbiah passe de CII à la nouvelle structure, et propose au nom d'Honeywell la définition du langage Ada que retiendra le Pentagone (1983).

Mais début 1979, la CGE, opposée à l'investissement dans la bureautique, vend ses actions, avec une bonne plus-value[28], à Saint-Gobain, qui décide de prendre le contrôle d'Olivetti, contre l'avis des dirigeants de Bull, dont Saint-Gobain ponctionne la trésorerie en augmentant fortement le dividende. En 1982, les deux entreprises sont nationalisées. Saint-Gobain revend ses parts dans Olivetti. Bull absorbe la SEMS (Société Européenne de Mini-informatique et Systèmes) et Transac.

Fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les années 1980: forte croissance et interventions de l’État[modifier | modifier le code]

Nationalisée en avril 1982, Bull emploie 26 000 personnes en 1983, pour un chiffre d'affaires qui atteint 11,6 milliards de francs, après fusion avec la SEMS et la Transac[29](1 100 personnes). Dans les six années suivantes, l'effectif salarié augmente de 68 % et le chiffre d'affaires est multiplié par quatre[18]. L'État apporte des dotations en capital qui atteindront jusqu'à un milliard de francs par an, en partie détournées pour l'achat, contesté[30], d'HIS en 1986. Il pénalise très tôt la société en lui imposant l'ouverture d'une usine à Villeneuve-d'Ascq[31], dans l'agglomération du Premier ministre Pierre Mauroy, qui perturbe les flux logistiques et déstabilise les autres[32]. L'État impose aussi l'acquisition auprès du CNET d'un neuvième système d'exploitation[31], qui créé la confusion chez les clients et complique la gestion.

Le groupe gagne cependant des parts d'un marché nouveau et en très forte croissance, UNIX, né en 1982, grâce à son positionnement dans l'informatique distribuée[33]. La disgrâce du directeur en charge d'UNIX, dans un contexte de guerres intestines, vaut cependant à cette activité d'être freinée[34], en négligeant l'approvisionnement en microprocesseur, avant d'être accélérée trop tard, en 1988[35], amenant les deux leaders mondiaux, IBM et DEC, inquiets de la percée d'UNIX, à casser violemment les prix sur le marché dès 1990[36].

1989, l'achat de Zenith Data Systems génère des pertes faramineuses[modifier | modifier le code]

En 1991-1992, Bull se recentre: serveurs moyenne et grande gamme, services clients et logiciel. Il est affaibli par l'achat en octobre 1989 de Zenith Data Systems. ZDS était, après Toshiba[36] le deuxième constructeur mondial de PC portables, nouveau marché, en très forte croissance, grâce à un miraculeux contrat avec l'US Air Force[37], mais n'a pas déposé un seul brevet depuis sept ans[38]. Le gouvernement américain s'adressa immédiatement à d'autres fournisseurs, en raison des lois américaines sur les marchés publics. L'achat de ZDS échoue à son objectif, donner du travail à l'usine de Villeneuve-d'Ascq[32] et a coûté au moins 5,5 milliards de francs à Bull[39]: 3,8 milliards[35] de pertes en trois ans, ajoutés à 1,2 milliards de francs de provisions pour dépréciation d'actifs[40], sans compter le coût d'acquisitions (0,55 milliard de francs) et la confusion chez les clients causée par le trop grand nombre de marques[40], la plus emblématique s'effondrant dès son rachat[40]. ZDS est revendue cinq ans après[41] à Packard Bell. Son PDG avait été remercié peu après l'achat[39].

Dès l'année 1990, Zenith Data Systems perd à lui seul 1,5 milliards de francs, soit 25 % de ses ventes[42] et la moitié de la perte opérationnelle de Bull, selon un rapport de la Cour des Comptes. Bull fait les gros titres des journaux télévisés car il y ajoute 3,6 milliards de francs de dépréciations d'actifs, ce qui démolit en partie sa bonne réputation technique.

Bull affichera 18,4 milliards de francs de pertes en trois ans et demie (6,8 milliards en 1990, 3,3 milliards en 1991 et 4,7 milliards en 1992, puis encore 3,5 milliards au premier semestre 1993)[40], soit 87 % du total des pertes depuis le début des années 1960[18]. TF1 annonce que le contribuable a perdu en trois ans plus que le coût de la Guerre du Golfe. Un rapport accablant de la Cour des comptes aboutit au départ de Francis Lorentz[43]. Il révèle que les frais de distribution et d'administration ont culminé à 33,2 % du chiffre d'affaires en 1990[42].

1994-1997, la privatisation progressive[modifier | modifier le code]

Les années 1994 à 1997 voient la privatisation progressive du groupe Bull, sous l'impulsion de Jean-Marie Descarpentries, avec constitution d’un socle d’actionnaires (dont France Télécom et NEC) et l’ouverture du capital au public. Cette étape fait passer la part de l’État français à 17,3 %. Le groupe sera totalement re-privatisé en 2004.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Fin 2000, le groupe vend son activité cartes à puce à Schlumberger, devenu Axalto (depuis 2006, Axalto a fusionné avec Gemplus et se nomme maintenant Gemalto).

En novembre 2010, le supercalculateur TERA-100 du CEA se classe à la sixième place mondiale[44] avec 1 05 pétaFLOPS sur Linpack et 1,25 en puissance crête théorique. C'est le tout premier calculateur européen à passer la barre symbolique du pétaFLOPS et il est constitué de 4 370 serveurs bullx pour un total de 17 480 processeurs octo-cœurs Intel Xeon 7500 (près de 140 000 cœurs en tout). Le CEA va utiliser cet ordinateur pour simuler le fonctionnement des armes nucléaires afin d'assurer la fiabilité de la dissuasion française.

Le 4 août 2011, le Fonds stratégique d'investissement (FSI) entre dans le capital du groupe à hauteur de 25 millions d'euros[45].

En novembre 2012, trois supercalculateurs Bull font partie des 20 machines les plus puissantes[46] : Curie (11), Helios (15) et TERA-100 (20).

En 2013, Bull lance un smartphone nativement sécurisé appelé Hoox[47].

En mai 2013, Bull installe à l'Université Joseph Fourier (Grenoble)[48], un de ses premiers supercalculateurs refroidis par de l'eau tiède avec le système DLC[49]. Ce système permet une grande efficacité énergétique en réduisant considérablement la quantité d'énergie nécessaire au refroidissement des machines.

Le 4 mars 2014, Météo-France annonce avoir remplacé ses supercalculateurs. C'est l'offre de Bull qui a été retenue, qualifiée de « la plus performante et la plus compétitive dans le cadre de l’enveloppe budgétaire fixée[50] ». Météo-France passe d'une architecture composée de NEC SX9 à une plus performante grâce à 2 Bull B710 DLC[49]. Ce déploiement lui permet de multiplier par 12 sa puissance de calcul par rapport à la configuration précédente, pour une puissance crête totale de 1 pétaFLOPS[51].

En août 2014[52], Atos réussit une OPA amicale sur Bull pour 620 millions d'euros et détient 84,25 % du capital. À la suite de cette opération, Thierry Breton est nommé président du conseil d'administration[53].

Effectifs et restructurations[modifier | modifier le code]

Depuis le milieu des années 1980, le groupe a connu plusieurs restructurations. La dernière s'est achevée en 2004. L'État a versé le 14 janvier 2005 une dotation de 517 M€, après feu vert de la Commission européenne, la clause de retour à meilleure fortune prévoyant qu'une partie du profit des huit années suivantes sera affecté à son remboursement. Seuls quelques millions ont été remboursés à ce jour. Début 1999, les effectifs étaient encore légèrement supérieurs à 20 000 personnes, puis tombent à 10 000 personnes fin 2001. En 2008, Bull emploie environ 7 800 salariés, et recommence à embaucher fortement (1 000 personnes en 2008): l'effectif salarié remonte à 8 850 pour 2009. Le chiffre d'affaires est de 1,28 milliard d'euros en 2012[2], réalisé à 56,8 % en France[54].

Acquisitions[modifier | modifier le code]

Bull a acquis en 2005 la société française Enatel spécialisée sécurisation d'accès aux réseaux d'entreprise par authentification unique[55] ; la société française Agarik, spécialisée dans l'infogérance et l'hébergement web haute disponibilité en 2006[56] ; la société HRBC (Human Resources Business Consulting) spécialisée dans les systèmes d'information des ressources humaines en 2006[57] ; la SSII polonaise spécialisée dans les télécoms AMG en 2006[58] ; Serviware, une société française spécialisée dans le calcul à haute performance (HPC) en 2007[59] ; Siconet, SSII espagnole spécialisée dans les services bancaires en 2007[60] ; CSB consulting, SSII belge en 2008[61] ; la société française Sirus spécialisée dans les systèmes d'information de l'action sociale et les collectivités territoriales en 2008[62] ; la SSII française spécialisée dans la défense et les télécoms Amesys en 2010 et ses partenaires (dont Elexo) ; la société française TRCOM spécialisée dans les réseaux sans fil en 2011[63] ; la société française FastConnect spécialiste du cloud computing et des big datas en 2013[64].

Bull a parallèlement cédé en 2007 sa filiale portugaise Bull Portugal à GFI Informatique[60], puis en 2013 ses activités dans la formation au groupe O2I [65].

Dénominations successives et présidents[modifier | modifier le code]

Fondée en 1930 par Émile Genon[5], Bull est repris en 1936 par la famille Callies-Aussedat, des Papeterie Aussedat, fournisseur en cartes mécanographiques[66], elle-même évincée par la quasi-faillite de l'"Affaire Bull". Les actionnaires américains maintiendront les PDG Henri Desbruères et Jean-Pierre Brulé, renversé en 1979 par Saint-Gobain. En 81 ans, dont douze comme société nationalisée (1982 à 1994), Bull a connu quinze PDG.

Activités[modifier | modifier le code]

Les secteurs d'activité de Bull sont :

Le matériel et les logiciels associés[modifier | modifier le code]

Le conseil, les services, et l'infogérance[modifier | modifier le code]

La sécurité informatique et les solutions de souveraineté[modifier | modifier le code]

Solutions logicielles de sécurité d'Evidian, filiale de Bull :

Organisation[modifier | modifier le code]

Organisation sociale du groupe[modifier | modifier le code]

Groupe Bull :

  • Bull SAS :
    • Agarik : infogérance et hébergement web haute disponibilité ;
    • HRBC : système d'information des ressources humaines ;
    • Bull PI : ingénierie, études techniques ;
    • Sirus : système d'information de l'action sociale ;
  • Bull agence internationale ;
  • Bull international SAS ;
  • Evidian : gestion des identités et des accès ;
  • Serviware : calcul à haute performance ;
  • Amesys SAS :
    • Amesys Conseil (dont Amesys International) ;
    • Amesys RSS (dont TRCOM) ;
  • Elexo : distribution d’équipements de hautes technologies.

Organisation géographique[modifier | modifier le code]

Bull a occupé de nombreux autres sites en France et dans le monde[68].

Actionnariat[modifier | modifier le code]

Code ISIN : FR0010266601 Structure de l'actionnariat au 1er mars 2010 (Nombre d'actions : 120.786.647) :

Actionnaire Part (%)
Crescendo Industries 20,00
France Télécom 10,07
Mn Services 4,99
Deutsche Bank 4,7
KBL Richelieu Gestion 4,36
NEC 3,04
Tocqueville Finance 2,83
Debeka 2,07
JP Morgan Asset Management 1,72
Salariés & part société 1,73
flottant 44,49
TOTAL 100

Depuis août 2014[52], l'actionnariat est à  84,25 % du capital aux main de Atos.

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Fournisseur européen et mondial[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, Bull est un groupe coté, bénéficiaire (depuis 2007) et en croissance relative. Il constitue le dernier « résistant » en Europe dans le secteur informatique. Tous ses concurrents européens ont en effet été rachetés un à un par des multinationales américaines ou japonaises.

Son objectif est d'être l'un des principaux fournisseurs européens et mondiaux en systèmes d'information ouverts. Le groupe se développe rapidement dans les services d'intégration de systèmes, notamment pour les très grands projets : télécommunications, secteur public, défense. Il prévoit d'embaucher 1000 personnes en 2012 dans le monde.

Offre en supercalculateurs[modifier | modifier le code]

Bull est aussi devenu l'un des spécialistes mondiaux des supercalculateurs. La compagnie a livré au Commissariat à l'énergie atomique en 2006 et 2007 le plus puissant complexe européen de supercalculateur TERA-10/CCRT, et doit livrer en 2009 un supercalculateur de près de 300 Tflops dans le cadre du GENCI.

Lors du salon Supercomputing 2009 qui a réuni à Portland près de 10 000 congressistes, Bullx[69] a été désigné meilleur supercalculateur au monde (Best HPC server product or technology) par la rédaction de HPCwire, principale revue dans la simulation numérique et le calcul haute performance (HPC ou High Performance Computing).

Au choix de la rédaction s'ajoute celui des lecteurs de HPCwire qui ont classé Bullx parmi les cinq nouvelles technologies à suivre (Top 5 new products or technologies to watch). À la fin du 1er trimestre 2010, Bull renouvelle et enrichit ses supercalculateurs Bullx pour offrir une des gammes les plus complètes et les plus performantes du marché de l'Extreme Computing.

Bull a été choisi en 2011 pour fournir un supercalculateur Bullx de 1,3 petaflops de puissance crête pour effectuer des tâches de modélisation et de simulation dans le cadre du programme de recherche Approche Élargie sur la fusion nucléaire contrôlée, qui regroupe le F4E (Fusion For Energy) côté Europe et la JAEA (Japan Atomic Energy Agency) côté Japon, qui sera installé à Rokkasho au Japon, au sein de l’IFERC (International Fusion Energy Research Center).

Offre en systèmes ouverts[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, Bull annonce un retour en force par le moyen des systèmes ouverts et de l'informatique libre.

Cette stratégie conduit :

  • dès 2002 à la fondation du premier consortium mondial consacré aux logiciels d’infrastructure libres, ObjectWeb, devenu aujourd'hui OW2[70] ;
  • au lancement en 2003 d’une nouvelle génération de serveurs ouverts pour les applications commerciales et scientifiques, NovaScale ;
  • au lancement en 2005 d’une offre de service globale permettant de concevoir, bâtir et exploiter les applications critiques d’entreprise en s’appuyant sur toute la richesse fonctionnelle des logiciels libres.

En 2005, Bull change de logo et confirme sa stratégie en se positionnant comme Architecte d'un monde ouvert[71]

Cette stratégie aboutit à la signature de contrats d’envergure mondiale en 2005 et 2006.

En 2007, Bull a annoncé le lancement progressif de sept initiatives stratégiques pour accompagner les entreprises et les administrations dans le développement de systèmes d'information ouverts, le programme 7i[72].

Offre en sécurité informatique[modifier | modifier le code]

Depuis 2010, Bull a adopté une stratégie en sécurité d'information. En effet, il a officialisé la sortie de GloBull. GloBull[73], permet de concilier la sécurité de l'information avec la mobilité. C'est un disque dur externe à brancher sur n'importe quel ordinateur muni d'un ports USB 2.0. Il possède un disque de 60 Go chiffré à la volée en AES 256. L'accès à l'appareil est protégé par une authentification forte sur l'écran tactile issue des technologie de défense (Crypto Ignition Key). Lorsque le travail est terminé, l'appareil ne laisse aucune trace sur l'ordinateur utilisé.

Il existe deux type de GloBull. le premier est destiné au entreprise (GloBull standard) et le seconde, GloBull Confidentiel Défense, est destiné a tous les organismes, administration et entreprises publiques. Ce dernier nécessite une autorisation de l'ANSSI Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information.

De plus, la société Bull a présenté le mercredi 3 octobre 2012 son Sphone. Le Sphone est un téléphone mobile sécurisé disposant de son propre système d'exploitation.

Le Sphone[74] est un téléphone mobile offrant une protection intégrée contre les écoutes de communication qu'elles soient vocales ou bien SMS. Ce mobile sécurise de bout en bout les communications et les données locales stockées dans le téléphone. Ceci regroupe aussi bien la liste des contacts et le journal d'appels que la mémoire de masse. Toute cette sécurité est maîtrisée, contrôlée, hébergée et administrée par la société qui l'utilise. Ce système utilise la solution de Device Management permettant l'administration à distance des mobiles. Ce téléphone est codéveloppé avec la société ERCOM qui est un spécialiste des communications sécurisées et utilise la solution de sécurité Cryptosmart.

Cependant, le groupe est en train de développer une version Android[75].

Logiciel libre[modifier | modifier le code]

Bull est un acteur important des logiciels libres. Dès 2002, Bull initie le consortium OW2, association (loi de 1901) dédiée au développement d’intergiciels libres de qualité industrielle.

En 2007, Bull lance un portail pour promouvoir des logiciels libres d'entreprise, Novaforge.org. Cette forge comporte les fonctionnalités suivantes :

Bull est aussi le principal développeur du serveur d'applications libre JOnAS.

Développement durable[modifier | modifier le code]

Bull est engagé dans une démarche de développement durable et de RSE. En mars 2008, Bull a rejoint le Climate Savers Computing Initiative, et s'est impliqué dans le développement de serveurs plus respectueux de l'environnement[76].

Partenariats[modifier | modifier le code]

En tant qu'« architecte d'un monde ouvert », Bull a noué des partenariats étroits avec IBM, Intel, Microsoft, Red Hat, EMC, Oracle, SAP. Le Groupe participe à plusieurs projets européens (ITEA, Parma, Qualipso…) et pôles de compétitivité, notamment Systematic, et le pôle transactions électroniques sécurisées[77]. Bull est signataire du pacte PME.

Controverses[modifier | modifier le code]

Fin août 2011, Bull est soupçonnée d'avoir aidé la Jamahiriya arabe libyenne de Mouammar Kadhafi à surveiller et censurer l'Internet libyen dès 2009, par l'intermédiaire de sa filiale Amesys[78]. Selon des documents dévoilés par Mediapart en plus d'avoir vendu un système d'espionnage du net, Amesys a intercepté des e-mails libyens. Pour étouffer l'affaire, la filiale de Bull a menacé ses anciens salariés de poursuites judiciaires[79].

En décembre 2011, Le Canard enchaîné révèle qu'Amesys, via la filiale Serviware, a fourni du matériel d'espionnage aux services secrets marocains pour 2 millions de dollars. Le nom de code du projet est "Popcorn". La presse soupçonne le pouvoir marocain d'utiliser le logiciel Eagle pour intercepter les communications et e-mail d'opposants politiques[80].

En avril 2012, Richard Stallman réalise avec des activistes tunisiens une intervention artistique sous la forme d'une séance d'exorcisme dans les locaux de Bull à Tunis destinée à dénoncer la présence d'installations de surveillance dans de nombreux pays[81].

En 2013, Bull a cédé les activités polémiques de sa filiale Amesys liées à la cybersécurité et au logiciel Eagle (dédié à l'interception de données sur Internet) à Nexa Technologies, dont le PDG est l'ancien chef de cette division chez Amesys[82],[83],[84],[85],[86],[87].

WebTV[modifier | modifier le code]

En février 2010, Bull lance sa Web TV : Bull World. La chaîne compte faire définir son contenu par les internautes.

Bull World sera disponible sur les sites Internet et Intranet de Bull, en français et en anglais, tout en étant relayée via les réseaux sociaux Twitter, Facebook, LinkedIn et Viadeo.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « A propos de Bull et OneBull - Bull », sur http://www.bull.fr (consulté le 27 avril 2014)
  2. a, b et c Céline Panteix, « BULL : Retour aux bénéfices en 2012 », Les Échos,‎ 14 février 2013
  3. a, b, c, d et e « Bull et le 20e arrondissement », sur le Site personnel de François Holvoet-Vermaut [1]
  4. "Un exportateur dynamique mais vulnérable, les machines Bull (1948-1964)" par Pierre-E Mounier-Kuhn [2]
  5. a, b, c, d et e "BULL l'histoire très internationale d'un géant français" par Pierre-E Mounier-Kuhn dans Science et Vie Micro de juillet - août 1990 [3]
  6. "Bull et le 20e arrondissement", sur le Site personnel de François Holvoet-Vermau[4]
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  57. Bull: rachète HRBC pour se renforcer dans les RH., http://votreargent.lexpress.fr/bourse-de-paris/bull-rachete-hrbc-pour-se-renforcer-dans-les-rh_40104.html
  58. Bull rachète AMG, une SSII polonaise, http://www.clubic.com/actualite-53370-bull-rachete-amg-une-ssii-polonaise.html
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  61. Bull s’offre la SSII CSB Consulting, http://www.linformaticien.com/actualites/id/4564/bull-s-offre-la-ssii-csb-consulting.aspx
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de Bull
  • Jacques Jublin, Jean-Michel Quatrepoint et Danielle Arnaud, French ordinateurs : de l'affaire Bull à l'assassinat du plan Calcul, Editions Alain Moreau,‎ 1976 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-Pierre Brulé, L'informatique malade de l'Etat, Editions Les Belles Lettres,‎ 1993, 381 p. (ISBN 2-251-48000-5) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Georges Vieillard, L'Affaire Bull,‎ 1969 (lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • P.-E. Mounier-Kuhn, CNRS, « Bull : l’histoire très internationale d’un géant français », Science et Vie Micro, Paris, juillet 1990
  • P.-E. Mounier-Kuhn, CNRS, « Product Policies in Two French Computer Firms: SEA and Bull (1948-1964) » Information Acumen - The Understanding and Use of Knowledge in Modern Business, éd. Lisa Bud-Frierman, Routledge, London 1994
  • P.-E. Mounier-Kuhn, CNRS, « Un exportateur dynamique mais vulnérable : la Compagnie des Machines Bull (1948-1964) », Histoire, Économie et Société, 1995, no 4, p. 643-665
  • P.-E. Mounier-Kuhn, CNRS, « L’informatique française : une résistible « américanisation » (1946-1970) », Actes du Colloque L’Américanisation de l’Europe occidentale au XXe siècle, dir. D. Barjot et C. Réveillard, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2002, p. 207-226.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]