Compagnie des îles d'Amérique

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Au cours de l’année 1626, Richelieu soutient le projet de deux marins, de Roissy (ou Roissey) et Pierre Belain d'Esnambuc : la création de la « Compagnie des seigneurs de Saint Christophe ». Celle-ci devient en 1635, la Compagnie des Îles d’Amérique. Son action s’étend à la Guadeloupe, la Martinique, La Tortue et d’autres îles et est un succès. Le cardinal est l’un des souscripteurs avec d’autres proches Razilly, Effiat, Lauzon, et un des directeurs qui deviendra l’un de ses proches collaborateurs est François IV Fouquet.

Le 4 septembre 1649, Charles Houël achète la Guadeloupe et Les Saintes et y implante la Compagnie des îles d'Amérique. Les nombreuses Compagnies européennes fondées au XVIIe siècle ont ainsi parfois eu affaires à des entrepreneurs privés.

En 1652, conduits par Hazier du Buisson, les Français reviennent aux Saintes et entreprennent les premières mises en culture de Terre-de-Haut et surtout de Terre-de-Bas, bien plus propice à l'agriculture par son climat plus humide.

L'année suivante, en 1653, les indiens Caraïbes massacrent les colons français de Marie-Galante. Le capitaine du Mé accomplit alors une expédition punitive à la Dominique, le fief des Caraïbes qui, par représailles, prennent ensuite d'assaut les Saintes. Ce raid vengeur est repoussé par les hommes du Comte de l'Étoile.

En 1658, les Caraïbes sont définitivement dépossédés de leurs terres pour faciliter l'installation de colons français. Le développement agricole est facilité par la mise en place du commerce triangulaire, qui permettait l'importation d'esclaves destinés aux plantations de banane et de canne à sucre.

En 1664, Colbert dissout la Compagnie des Îles d'Amérique et rachète la Guadeloupe et ses dépendances pour le Roi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]