Compagnie française pour l'exploitation des procédés Thomson Houston

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
tramway système Thomson-Houston à Paris

La Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston (CFTH) est une entreprise créée à Paris le 27 février 1893 comme filiale française de General Electric, en association avec la Compagnie des Compteurs[1], pour construire et exploiter des unités de production et de transport d'électricité et des réseaux de tramways électriques[2].

Elle applique dans la construction des lignes et du matériel roulant de tramways, les techniques issues des brevets américains dont elle possède les droits d'exploitation.

Historique[modifier | modifier le code]

  • 1879 : Elihu Thomson et Edwin Houston créent la Thomson-Houston Electric Company (THEC) aux États-Unis.
  • 1885 : création de la Thomson-Houston International Electric Compagny dont l'objectif est de vendre des systèmes d'éclairage électrique dans le monde entier[3]. Elle cède dès 1891 la licence de son compteur électrique à la Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériels d'Usines à Gaz, renommée Compagnie des Compteurs.
  • 1892 : THEC fusionne avec la compagnie de Thomas Edison, la Edison General Electric Company, pour former la General Electric Company (aujourd'hui General Electric). La même année, une filiale française est ouverte en France.
  • 1893 : Création en commun avec la Compagnie des Compteurs de la Compagnie française pour l'exploitation des procédés Thomson Houston[4], nom abrégé en Compagnie Française Thomson-Houston (CFTH), pour exploiter en France les brevets de Thomson-Houston Electric dans le domaine de la production et du transport de l'électricité[5]. L'entreprise est dirigée par Émile Mercet, représentant de la banque Périer, l'actionnaire principal. Elle élargit ses activités au secteur prometteur du tramway et plus largement de la traction électrique.
  • 1909 : Elle continue à se diversifier dans des domaines, alors annexes, des transports: Signalisation ferroviaire, téléphone et prend, à cet effet, le contrôle des Ateliers Postel-Vinay, de la Compagnie d'électricité Thomson-Houston de la Méditerranée et de la Compagnie française des accumulateurs électriques Union[6].
  • 1918 : Absorption de la Société l'éclairage électrique.
  • 1919 : Signature le 1er août d'un Principal Agreement clarifiant les rapports entre la CFTH et GEC.
  • 1921 : Création en commun avec la Compagnie générale d'électricité (CGE) de la Compagnie des Lampes, connue pour sa marque Mazda.
  • 1922 : Installation des services centraux dans l'immeuble du 173 boulevard Haussmann (Paris 8).
  • 1925-1931 : Importante série de restructurations avec notamment :
    • 1925 : Création d'une filiale financière, la Société Financière Électrique et sa société de crédit à la consommation, le Crédit électrique qui deviendra le Crédit électrique et gazier (CREG).
    • La création de la Compagnie des Téléphones Thomson-Houston (CTTH) qui sera cédée à ITT en 1926.
    • 1928 : Transfert des activités lourdes dans une filiale commune avec la Société alsacienne de constructions mécaniques, nommée Als-thom pour ALSacienne-THOMson (deviendra ulrérieurement Alstom).
    • 1930 : Filialisation des activités de radiologie dans la Compagnie Générale de Radiologie (CGR).
    • 1931 : Les activités Lampe à incandescence classique sont logées dans une filiale commune avec Philips pour créer les Fabriques Réunies de Lampes Électriques (FLRE).
    • 1931 : Rachat de la société Ducretet-Roger et création de la société Ducretet-Thomson pour la fabrication en grande série d'appareil de TSF sous la marque "La Voix de Monde".
  • 1936 : La CFTH est nationalisée
  • 1941 : le 24 décembre, la firme prend le nom de Compagnie française Thomson-Houston.
  • 1946 : Production d'électronique professionnelle (émetteurs-récepteurs radio, transmission hyperfréquences, radars), d'électronique grand public (postes de radio, électrophones) et d’électroménager (réfrigérateurs).
  • 1966 : la société disparait suite à une fusion avec Hotchkiss-Brandt pour former la société Thomson-Houston-Hotchkiss-Brandt, qui sera renommée par la suite Thomson-Brandt.

Réseaux de tramways électrifiés par la compagnie[modifier | modifier le code]

  • Tramway du Havre
  • Tramway de Nice et du littoral
  • Compagnie génerale Parisienne de tramways[7]
  • Société des tramways algérois
  • Tramways de Tours

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Marseille, Société industrielle et travail domestique : l’électroménager en France, XIXe-XXe siècle, L’Harmattan,‎ 2003 (ISBN 9782747539975, lire en ligne), p. 370.
  2. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/hes_0752-5702_1990_num_9_1_1570
  3. Global Electrification: Multinational Enterprise and International Finance in the History of Light and Power, 1878-2007 (Cambridge Studies in the Emergence of Global Enterprise)
  4. Naissance dans le XVème d'une multinationale, la Thomson. Résumé d'un article de Michel Périn in Bull. Soc. hist. & arch. du XVème arrondt de Paris – N° 4".
  5. Michel Périn, « Naissance dans le XVe d’une multinationale, la Thomson », Vaugirard-Grenelle, Paris, Société historique et archéologique de Paris XVe, no 4,‎ 1993 (résumé)
  6. http://www.idref.fr/034800549
  7. Histoire de l'entreprise et des chefs d'entreprise en France