Communisme-ouvrier

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Le communisme-ouvrier est un courant communiste représenté par plusieurs partis, notamment en Iran et en Irak, dont le principal théoricien était Mansoor Hekmat (1951-2002).

Origines[modifier | modifier le code]

Le mot « communisme-ouvrier », ainsi relié par un tiret, a été proposé par Mansoor Hekmat[1], afin de mettre en avant le caractère de classe, en l'opposant au « communisme bourgeois », assimilé à un « capitalisme d'État », existant en URSS ou en Chine[2]. Alternativement, il a parfois employé le terme de « socialisme-ouvrier »[3].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mansoor Hekmat.

La conscience de classe[modifier | modifier le code]

Mansoor Hekmat considère que le communisme est une caractéristique intrinsèque de la classe ouvrière, qui se manifeste de façon plus ou moins ouverte dans chacune de ses luttes. Il écrit : « Ce n’est pas un objectif arbitraire ou une prescription importée du royaume de la raison dans celui de la pratique. Le socialisme est, principalement et tout d’abord, un cadre pour une certaine lutte sociale qui est menée inévitablement et indépendamment de la présence ou de l’absence d’un parti ; ... un effort social qui s’est poursuivi tout aux long des dix-neuvième et vingtième siècles, et qui est, encore aujourd’hui, clairement observable. »[4]. Les communistes-ouvriers ne considèrent donc pas que le communisme soit une conscience apportée à la classe ouvrière de l'extérieur, contrairement à la conception issue de Karl Kautsky[5] et popularisée par Lénine[6].

Le rejet du nationalisme[modifier | modifier le code]

Dès 1978, l'Union des combattants communistes, qui fut le creuset théorique du communisme-ouvrier, dénonçait le « mythe de la bourgeoise nationale » et l'inféodation du mouvement communiste aux luttes de libération nationales au nom de l'anti-impérialisme[4]. « Cette position de principe n'exclut pas, dans certains cas de figure, que les partis communistes-ouvriers puissent approuver telle ou telle revendication d'indépendance - notamment dans le cas de la Palestine, afin de couper l'herbe sous le pied des islamistes, ou encore, pour certains, du Kurdistan d'Irak ».

L'abolition du travail salarié et la mise en commun des moyens de production[modifier | modifier le code]

Le communisme-ouvrier met l'accent sur l'abolition du travail salarié[4]. Bien qu'il s'agisse théoriquement d'un principe admis par l'ensemble des mouvements qui se réclament du communisme, Mansoor Hekmat fait de ce critère le point central de sa critique de la révolution russe et du parti bolchevik. En outre, il refuse d'identifier la mise en commun des moyens de production avec leur étatisation ou à leur nationalisation, qu'il considère comme de simples variantes du capitalisme. C'est pour cette raison que le communisme-ouvrier est à classer parmi les courants qui considéraient l'URSS et la Chine comme des pays capitalistes d'état[4].

Organisations[modifier | modifier le code]

Partis communisme-ouvrier en Iran et Irak[modifier | modifier le code]

Le premier parti politique à se réclamer officiellement du communisme-ouvrier est le Parti communiste-ouvrier d'Iran, fondé en novembre 1991[7]. En 1991, lorsque se déclenche la première guerre du Golfe, les camps militaires du Parti communiste d’Iran sont situés sur le territoire irakien, dans les montagnes du Kurdistan et ils influencent plusieurs groupes d’extrême gauche irakiens[8]. Ces groupes vont déclencher l’insurrection de mars 1991 qui renverse le régime de Saddam Hussein dans le nord de l’Irak. Mansoor Hekmat annonce alors qu’il se retire du Parti communiste d’Iran, pour s’opposer à la résurgence du nationalisme kurde en son sein. Il est suivi par une majorité de militants, qui fondent le Parti communiste-ouvrier d'Iran. Néanmoins, les courants qui s‘en réclament considèrent[réf. nécessaire] que leur origine commune est à rechercher dans l’Union des combattants communistes, fondée en 1979 à Téhéran[1].

Deux ans plus tard, en 1993, plusieurs groupes irakiens (Courant communiste (rawti komunist), Perspectives communistes (sernji krykar), Ligue pour l'émancipation de la classe ouvrière, Octobre…) fusionnent pour former à leur tour le Parti communiste-ouvrier d'Irak[réf. nécessaire][8].

En 2013, cinq partis politiques iraniens et irakiens se réclament formellement du communisme-ouvrier, divisés en deux courants[9] et le Parti communiste-ouvrier d'Iran[10] et le Parti communiste-ouvrier de gauche en Irak[11] ; le Parti communiste-ouvrier d'Irak[12], le Parti communiste-ouvrier d'Iran - Hekmatiste[13] et le Parti communiste-ouvrier du Kurdistan[14]. Le Parti de l'unité communiste-ouvrière[15], scission du Parti communiste-ouvrier d'Iran a fusionné fin 2012 avec le Parti communiste-ouvrier d'iran - Hekmatiste[16].

Organisations sympathisantes[modifier | modifier le code]

En Afghanistan, l'Organisation socialiste des travailleurs en Afghanistan[17] est inspirée par les mêmes principes et travaille avec le Parti communiste-ouvrier d'Iran[réf. nécessaire].

En Italie, l'Association pour l'enquête ouvrière [18] est fortement lié au communisme-ouvrier, tandis que des cercles communistes-ouvriers se sont développés en Turquie et en Allemagne.

En France, le Comité communiste internationaliste - Trotskyste a envoyé plusieurs délégués au congrès du Parti communiste-ouvrier d'Iran tenu à Stockholm en mai 2007[19] et coopère avec ce parti sur les questions iraniennes[20]. L'Initiative communiste-ouvrière [21] a été fondée à l'été 2010, regroupant les sympathisants du communisme-ouvrier en Europe francophone. Elle publie depuis un bulletin mensuel "Communisme-Ouvrier" [22] et anime "Solidarité Ouvrière" [23], blog d'informations sur les luttes ouvrières dans le monde. Ses militants sont très investis dans des associations de solidarité internationales (Solidarité Irak, Iran Solidarity, Campagne internationale contre les crimes d'honneur, Comité international contre la lapidation...) mais participent aussi aux luttes en France, militent dans des syndicats (CGT, SUD, FO et FSU par exemple) et sont à l'initiative de plusieurs campagnes comme celle pour les prud'hommes gratuits [24], pour l'annulation des dettes personnelles [25] et le droit d'asile et au séjour des femmes victimes de violences [26].

Le communisme-ouvrier dans la pratique[modifier | modifier le code]

Les communistes-ouvriers refusent d'opposer strictement réformes et révolution[27]. Ils considèrent également que le fait de mettre en avant des personnalités est important pour un parti communiste[28][pertinence contestée]. Ces deux éléments combinés les amènent à fréquemment l'initiative de campagnes ou d'organisations thématiques[27].

Droits des enfants[modifier | modifier le code]

Plusieurs organisations non gouvernementales de défense des droits des enfants sont liées directement aux partis communistes-ouvriers. Créée en 1999 par Soraya Shahabi et Mansoor Hekmat, Children first, c'est-à-dire « les enfants d'abord », déclarait dans son document de fondation : « Les enfants passent avant toute considération nationale, économique, politique, idéologique, religieuse »[29], s'inscrivant dans une vision universaliste des droits de l'enfant[30].

L'association disposait d'un local à Sulaimaniya, au Kurdistan d'Irak, via une branche locale, le Centre de défense des droits des enfants. Ce centre hébergeait des enfants, procurait une assistance médicale, psychologique et sociale, enquêtait sur les cas de violences, y compris sexuelles, sur des mineurs, et informait sur les droits des enfants en se référant à la Déclaration des droits de l'enfant. Victime du conflit entre le Parti communiste-ouvrier d'Irak et le parti au pouvoir, l'Union patriotique du Kurdistan, il fut fermé par les autorités après une perquisition de ses locaux[31]. Malgré cela, le Centre de défense des droits des enfants en Irak a poursuivi ses activités, y compris à Bagdad[32] avec le soutien d'associations japonaises[33]. Il est l'un membres du Congrès des libertés en Irak.

En 2004, l'association s'est divisée en deux[34], conséquence directe de la scission survenue au sein du Parti communiste-ouvrier d'Iran : Children First Now[35] et Children First International[36]. Basée à Londres Children First International dispose de branches en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Suède et en Norvège[37]. Soraya Shahabi, la fondatrice, est restée présidente de cette association. C'est en Suède qu'elle semble la plus active, sous le nom de Barnen Först[38].

Basée à Södertälje en Suède et présidée par Karim Shahmohamadi, Children First Now s'est déployé en Allemagne, au Canada, au Danemark, en Finlande, aux Pays-Bas et en Suède[39]. Elle a proposé un manifeste des droits de l'enfant, rédigé par Homa Arjomand et Jalil Behroozi, qui insiste notamment sur les droits des filles, sur la laïcité et la protection de l'enfant contre toute forme d'influence religieuse[40]. Children First Now agit de manière quasi-publique en Iran, organisant des événements tels que la « journée universelle des enfants »[41].

Droits des femmes[modifier | modifier le code]

Les partis communistes-ouvriers sont favorables à « l'égalité complète et inconditionnelle des femmes et des hommes », selon les termes de leur programme[42].

Laïcité[modifier | modifier le code]

Né en Iran dans la lutte contre la république islamique, le communisme-ouvrier est très attaché à la laïcité. C'est l'un des terrains sur lequel les partis communistes-ouvriers agissent à l'échelle internationale, non seulement vis-à-vis du Moyen-Orient, mais aussi des différents pays où sont implantés leurs militants. La Société laïque iranienne[43] est présidée par Fariborz Pooya, membre du comité central du Parti communiste-ouvrier d'Iran[44], tandis qu'Issam Shukkri, secrétaire général du Parti communiste-ouvrier de gauche en Irak préside le Comité pour la défense de la laïcité dans la société irakienne[45]. D'autres privilégient l'athéisme, comme l'Association des iraniens sans dieu (Jamiate Iranian Bikhoda)[46], présidée par Azam Kamguian[47].

Homa Arjomand a notamment joué un rôle important dans la campagne victorieuse contre l'adoption par l'État de l'Ontario (Canada), d'une législation permettant la mise en place de tribunaux jugeant selon le droit islamique des affaires familiales[48], ce qui lui a notamment valu d'être consacrée « femme de l'année 2006 » par le journal québécois La Gazette des Femmes[49]. De son côté, Maryam Namazie a été consacrée « laïque de l'année 2005 » par la National Secular Society britannique, principale organisation laïque dans ce pays[50].

Mouvement ouvrier[modifier | modifier le code]

L'implantation dans le mouvement ouvrier est un axe important de l'intervention des partis communistes-ouvriers[27]. Considérant que les conseils ouvriers sont la forme essentielle d'organisation directe de la classe ouvrière[4], les communistes-ouvriers agissent dans les syndicats, mais ne considèrent pas ceux-ci comme des organisations révolutionnaires. Au mieux, ils peuvent être des organes de défense de la classe ouvrière au sein du système capitaliste. Cette conception les rapproche du Communisme de conseils.

En mars 1991, lors de l'insurrection au Kurdistan, plusieurs groupes apparentés aux communisme-ouvrier (notamment le Courant communiste et Lutte unie), inspirèrent effectivement la création de conseils ouvriers et la gestion directe des entreprises[8].

Le communisme-ouvrier joue un rôle non négligeable dans le paysage syndical en Irak. Dès 1991, un Syndicat des chômeurs est constitué au Kurdistan par des militants influencés par ce courant[51]. En 2003, Qasim Hadi à Bagdad fonde le Syndicat des chômeurs en Irak, dont il devient secrétaire général. Puis, la même année est créée la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak, dont le président, Falah Alwan, est membre du comité central du parti. Enfin, la Fédération générale des conseils ouvriers et syndicats en Irak est également dirigée par des membres du parti[52] ; la différence entre les deux centrales syndicales reflétant surtout les divergences sur le rôle du Congrès des libertés en Irak.

En Iran, la clandestinité des partis communistes-ouvriers ne permet pas de connaitre de façon certaine l'influence de ce courant dans le mouvement ouvrier et dans les syndicats. Le Parti communiste-ouvrier d'Iran relaie les campagnes syndicales et les informations sur les grèves, sans jamais faire état de son implication directe[53].

Défense des réfugiés[modifier | modifier le code]

Du fait de la situation politique en Iran et en Irak, de nombreux membres des partis communistes-ouvriers vivent en exil et bénéficient, ou ont bénéficié, du statut de réfugiés politiques dans différents pays. Ils ont constitué des associations qui défendent les droits des réfugiés, sans se limiter aux réfugiés politiques.

Basée en Suède, la Fédération internationale des réfugiés iraniens[54] dispose ainsi de relais dans vingt pays d'Amérique, d'Europe et d'Asie[55]. De son côté, la Fédération internationale des réfugiés irakiens, basée à Londres, joue un rôle moteur dans la Coalition pour mettre fin aux déportations en Irak, qui s'oppose aux renvoi des réfugiés déboutés de leur demande d'asile[56], Dashty Jamal étant à la fois secrétaire de la branche anglaise de la fédération et l'un des porte-paroles de la coalition.

Annexe[modifier | modifier le code]

Arbre généalogique des partis communistes-ouvriers en Iran[modifier | modifier le code]

Pco iran genealogie.jpg

Arbre généalogique des partis communistes-ouvriers en Irak[modifier | modifier le code]

Pco irak genealogie.jpg

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Dessaux, Résistances irakiennes : contre l'occupation, l'islamisme et le capitalisme, Paris, L'Échappée,‎ 2006 (ISBN 291583010X, notice BnF no FRBNF40937222) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hamid Taqvaee, Qui était Mansoor Hekmat?.
  2. Mansoor Hekmat, The International Situation and State of Communism, décembre 1988.
  3. Mansoor Hekmat, End of the Cold War and Prospects for Worker-socialism, octobre 1991.
  4. a, b, c, d et e Mansoor Hekmat, Les caractéristiques fondamentales du communisme-ouvrier, 1992.
  5. Karl Kautsky, Les trois sources du marxisme, Spartacus,‎ 1972.
  6. Vladimir Ilitch Lénine (préf. Jean-Jacques Marie), Que faire ?, Paris, Seuil, coll. « Points Politique »,‎ 1966.
  7. Mansoor Hekmat, Our Differences. Interview about Worker-communism
  8. a, b et c Muayad Ahmed, Le soulèvement de mars 1991 au Kurdistan d’Irak, Table Rase,‎ 2012.
  9. Yanar Mohammed et Koorosh Modaresi, http://www.hekmatist.com/spilt%20in%20wpi.htm, 2004
  10. (en)(fa)(de)(sv)(tr) Site du Parti communiste-ouvrier d'Iran
  11. (en)(fa)(ar) Site du Parti communiste-ouvrier de gauche en Irak
  12. (en)(fi)(fa)(ar)(ku) Site du Parti communiste-ouvrier d'Irak
  13. (en)(fa)(de) Site du Parti communiste-ouvrier d'Iran - Hekmatiste
  14. site du Parti communiste-ouvrier du Kurdistan
  15. Site du Parti de l'unité communiste-ouvrière
  16. Worker-communism Unity Party’s statement on joining Worker-communist Party-Hekmatist, 27 novembre 2012
  17. Site de Organisation socialiste des travailleurs en Afghanistan
  18. (it) Site de Associazione dell’Inchiesta Operaia.
  19. Intervention du représentant du CCI(T) au congrès du PCOI à Stockholm
  20. révolution en Iran, 22 juin 2009].
  21. Site de l'Initiative communiste-ouvrière
  22. Communisme-Ouvrier
  23. Solidarité Ouvrière
  24. Campagne Prud'hommes Gratuits
  25. Campagne Annulation des Dettes Personnelles
  26. Campagne Droit d'Asile et Droit au Séjour pour les Femmes victimes de Violences
  27. a, b et c Nicolas Dessaux, « Mansoor Hekmat, du marxisme révolutionnaire au communisme-ouvrier révolutionnaire et au communisme-ouvrier », Ni patrie, ni frontières, no 11 et 12,‎ février 2005.
  28. Mansoor Hekmat, Parti et société, du groupe de pression au parti politique, novembre 1998.
  29. Soraya Shahabi, Mansoor Hekmat, Children First, International Campaign for Children’s Rights, 13 novembre 1999.
  30. Soraya Sahabi, http://www.childrenfirstinternational.org/Children%20First.htm, 2005.
  31. Soraya Shahabi, Condemn the Child Abuse in Iraqi Kurdistan!, 29 juillet 2000.
  32. Site du Protection Center for Defends of Children's Rights in Iraq.
  33. Children First: Baghdad exhibition features paintings by Iraqi and Japanese children depicting their wish for peace and love, septembre 2006.
  34. Mise au point du secrétariat de Children First, 8 novembre 2004.
  35. Site de Children First Now.
  36. Site de Children First International
  37. Site de Children First International, liste de contacts.
  38. Site de Barnen Först.
  39. Site de Children First Now, Contacts.
  40. Homa Arjomand et Jalil Behroozi, Proposed Manifesto on the Rights of the Child, janvier 2005.
  41. A Visual Report from Universal Children's Day in Marivan, 10 octobre 2008 ; Mehran Mahboobi, International Children’s Day in Iran, 10 octobre 2008.
  42. Mansoor Hekmat, Un monde meilleur, le programme du Parti communiste-ouvrier, 1994.
  43. Site de la Société laïque iranienne
  44. Liste des membres du comité central, mai 2007.
  45. International Humanist and Ethical Union, Reawakening Secularism in Iraq, 17 novembre 2004.
  46. Site de l'Association des iraniens sans dieu.
  47. http://www.centerforinquiry.net/isis/islamic_viewpoints/about_azam_kamguian/.
  48. Site de la Campagne internationale contre les tribunaux de la charia au Canada.
  49. « Notre femme de l'année - Homa Arjomand », Gazette des femmes, vol. 27, no 4,‎ janvier-février 2006, p. 19 à 23 ([%5Bhttp://www.gazettedesfemmes.com/recherche/?F=recherche&idt=4&affart=3744 lire en ligne])
  50. Maryam Namazie Named “Secularist of The Year”, 12 octobre 2005.
  51. Nicolas Dessaux 2006, p. 121-129 « Emprisonné à trois reprises par les forces d'occupation », Entretien avec Qasim Hadi et Akram Muhammad Nadir.
  52. Dessaux 2006
  53. International Labour Solidarity Page of the Worker-communist Party of Iran.
  54. Site de la Fédération internationale des réfugiés iraniens
  55. Contact addresses of IFIR around the world.
  56. Site de la Coalition pour mettre fin aux déportations en Irak.

Le web communiste-ouvrier[modifier | modifier le code]