Communauto

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Communauto

Description de l'image  Communauto Logo.jpg.
Création 1994
Fondateurs Benoît Robert
Forme juridique Société incorporée
Siège social Drapeau du Canada Montréal (Canada)
Direction Benoît Robert (Président-directeur général)
Actionnaires Benoît Robert (100 %)
Activité Transport
Produits Service d'autopartage
Effectif 68 équivalents temps plein
Site web www.communauto.com
Chiffre d’affaires 13,3 million CAD

Communauto est une entreprise canadienne (québécoise) basée à Montréal, offrant un service d'autopartage dans quatre villes du Québec : Montréal, Québec (ville), Gatineau et Sherbrooke. En juillet 2010, elle compte environ 21 000 utilisateurs qui se partagent une flotte de près de 1 100 véhicules.

Histoire[modifier | modifier le code]

Communauto est la plus ancienne organisation d'autopartage en Amérique du Nord. L'entreprise est fondée en 1994 à Québec par Benoît Robert, dans le cadre de son projet de maîtrise en aménagement du territoire et développement régional à l'Université Laval. Il organise une coopérative dans le faubourg Saint-Jean-Baptiste, où il recrute ses premiers clients à qui il offre la location de trois automobiles[1].

À la fin de 1995, la coopérative compte 197 membres, 23 voitures et étend ses activités à Montréal, ce qui permet de faire passer le nombre de membres à 447 et le nombre de voitures à 34 l'année suivante. La militante cycliste et écologiste Claire Morissette (1950-2007) a joué un rôle important dans le développement montréalais de l'entreprise. En 1997, les membres de la coopérative décident par une forte majorité de transformer Communauto en société privée, dont Benoît Robert est l'unique actionnaire[1].

En 2009, le chiffre d'affaires de l'entreprise s'élève à 13,3 millions de dollars[1].

En juillet 2010, Communauto compte environ 21 000 abonnés et 1 100 véhicules[1].

En août 2011, l'entreprise annonce le déploiement d'une flotte de véhicules électriques[2]. Communauto donne ainsi l'accès d'une quinzaine de Nissan LEAF à ses utilisateurs et prévoit qu'une cinquantaine de ces véhicules seront disponibles au début de l'année 2012[2].

En septembre 2012, Communauto acquiert Mobizen, une société parisienne d'autopartage[3].

En juin 2013, Communauto lance Auto-Mobile, un concept d'autopartage électrique développé à Montréal et qui fonctionne sans station - les véhicules sont dispersés librement dans la ville. Le système dispose d’une application Smartphone qui détermine la localisation du véhicule le plus proche et d’un badge qui permet de déverrouiller les voitures 24/24h et 7/7J. Ce projet innovant a compté sur l’appui de VULOG, une PME française spécialisée dans les services et technologies nécessaires à ce type de déploiement.[4].

Mission[modifier | modifier le code]

Communauto se définit comme une entreprise à vocation urbanistique, sociale et environnementale. Son objectif consiste à présenter une alternative pratique et économique à la possession d’une automobile dans le but de permettre une rationalisation de l’usage de cette dernière par :

  • la diminution du taux de motorisation de la population ;
  • la diminution du nombre de kilomètres par personne roulés annuellement en automobile.

Impacts de l’autopartage[modifier | modifier le code]

Au Québec, les impacts de l'autopartage ont fait l’objet d’une évaluation indépendante dans le cadre d’une étude réalisée par Tecsult Inc. (2006)[5]. On peut y lire, entre autres, que près des trois quarts des usagers de Communauto ont vendu ou renoncé à l’achat d’un véhicule à la suite de leur décision de s’inscrire au service et qu’ils ont réduit en moyenne de plus d’une tonne leur niveau annuel d’émission de gaz à effet de serre.

Code d'éthique de l'autopartage[modifier | modifier le code]

En octobre 2007, avec huit autres organisations nord-américaines d'autopartage, Communauto commence à développer un code d'éthique pour guider et renforcer cette industrie émergente. Le principal but de ce code est de permettre au public de distinguer des autres initiatives commerciales le concept d'autopartage basé sur un principe d'intérêt public, qu'il soit géré par un opérateur privé ou non.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Claude Turcotte, « Benoît Robert, président de Communauto - Les deux mains sur le volant », Le Devoir, Montréal,‎ 12 juillet 2010 (lire en ligne)
  2. a et b « Communauto prend le virage électrique », Le Devoir,‎ 16 août 2011
  3. La Presse canadienne, « Communauto à Paris », Le Devoir,‎ 12 septembre 2012 (lire en ligne)
  4. Vulog et Communauto partagent la Leaf à Montréal sur www.france-mobilité-electrique.org
  5. Marco Viviani, Élisabeth Caron et Anny Létourneau, « 168 000 tonnes de CO2 par année en moins grâce à l’autopartage », sur http://www.communauto.com,‎ 19 février 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]