Communauté valencienne
Communauté valencienne
(ca) Comunitat Valenciana
(es) Comunidad Valenciana
Devise : Inconnue
| Pays | |
|---|---|
| Capitale | Valence |
| Gentilé valencien | valencià, valenciana |
| Gentilé castillan | valenciano, -a |
| Statut d'autonomie | 10 juillet 1982 |
| Sièges au Parlement | 33 députés 17 sénateurs |
| Président | Alberto Fabra (PP) |
| ISO 3166-2:ES | VC |
| Totale (2006) | 4 806 908 hab. |
|---|---|
| Rang | 4e rang |
| % de l'Espagne | 10,75 % |
| Densité | 206,3 hab./km2 |
| Totale | 23 305 km2 |
|---|---|
| Rang | 8e rang |
| % de l'Espagne | 4,6 % |
Localisation
La Communauté valencienne (Comunitat Valenciana, officiellement et en valencien[1] ; Comunidad Valenciana en castillan) est l'une des dix-sept communautés autonomes d'Espagne, également connue sous l'appellation traditionnelle de Pays valencien (País valencià). Son territoire correspond, à quelques modifications mineures près, à celui de l'ancien royaume de Valence, fondé en 1239 par Jacques Ier d'Aragon.
Son gouvernement est la Généralité valencienne (Generalitat Valenciana) et son parlement autonome est le Parlement de la Communauté valencienne (Corts Valencianes). Conformément à son Statut d'autonomie en vigueur depuis 2006, elle est reconnue comme une « nationalité historique ».
Elle a pour capitale Valence (València/Valencia) avec 805 304 habitants (en 2006) et une agglomération (aire métropolitaine) de 1 730 853 habitants. La deuxième ville en population est Alicante (Alacant/Alicante) avec 322 431 habitants, et la troisième Elche (Elx/Elche), avec 219 032 habitants. Ces deux dernières villes sont ensemble au sein d'une agglomération de 724 662 habitants. En tout, la Communauté Valencienne compte 4 806 908 habitants, soit 10,75 % du total espagnol.
Elle est située dans l'est de l’Espagne, sur la côte méditerranéenne, entre la Catalogne et l'Aragon au nord, la Castille-La Manche à l'ouest et la Région de Murcie au sud. Cette communauté comprend les provinces de Valence, Alicante et Castellón.
Les langues officielles sont le catalan, localement désigné sous la dénomination traditionnelle de « valencien »[2],[3], qui est parlée couramment par plus de 78 % de la population[4], et le castillan. Par ailleurs, en raison de l'immigration récente, il existe d'importantes minorités linguistiques anglaise, roumaine, arabe, française et allemande. 13,3 % de la population recensée en 2006 n'était pas de nationalité espagnole.
Sommaire |
[modifier] Dénomination
[modifier] Histoire
Le territoire coïncide, en gros, avec l'historique Royaume de Valence, créé à la suite de la conquête chrétienne du territoire réalisée par Jacques Ier d'Aragon au XIIIe siècle, dans le cadre de la Couronne d'Aragon.
À ce premier territoire serait ajoutée, en 1304, la moitié sud de la province d'Alicante, qui avait été conquise auparavant par la Couronne de Castille.
L'union dynastique des Rois Catholiques, à la fin du XVe siècle, fut à l'origine de l'union politique des royaumes hispaniques, y compris le Royaume de Valence.
En 1851, la nouvelle division provinciale rattache la comarque de Requena-Utiel, traditionnellement rattachée à La Manche et incluse en 1833 dans la province de Cuenca, à la province de Valence.
[modifier] Géographie
La région se trouve à l'est de l'Espagne, sur la côte méditerranéenne.
[modifier] Économie
Depuis la deuxième moitié du XXe siècle, la Communauté Valencienne est devenue une région très dynamique économiquement, avec un tourisme florissant sur toute sa côte, une industrie puissante[réf. nécessaire] dans des villes comme Elche, Sagonte, Alcoy ou l'aire métropolitaine de Valence et une importante agriculture exportatrice d'agrumes et de légumes.
L'économie valencienne est surtout caractérisée par la présence d'un tissu dense de petites et moyennes entreprises, nombre d'entre elles de structure familiale.
En 2002, la Communauté Valencienne a généré 10,5 % du PIB espagnol et 12 % des exportations, étant ainsi la deuxième communauté autonome exportatrice d'Espagne.
[modifier] Culture
[modifier] Langues
Depuis la fondation du royaume de Valence, le Pays valencien est caractérisé par l’existence de deux zones linguistiques hétérogènes : une zone de langue aragonaise (voir Churros (Pays valencien)) et une zone catalanophone, largement dominante tant en termes de vitalité économique et démographique, de superficie et de nombre de localités que d'importance démographique. Malgré une forte capacité d'intégration des nombreux immigrants, issus notamment de Castille et d'Aragon tout au long de son histoire, par les zones côtières catalanophones, la configuration particulière du territoire, en particulier la séparation entre territoires contrôlés par des nobles d'origine aragonaise sous un régime féodal et des territoires contrôlés par une bourgeoisie majoritairement issue de Catalogne sous un régime plus libéral, peut expliquer l'absence d'assimilation des premiers par les seconds[5].
[modifier] Gastronomie
La gastronomie valencienne est d'une grande variété, mais ses mets les plus internationaux sont les riz, le plus connu desquels est la paella. Le riz (arròs en valencien) est l'ingrédient de base d'un grand nombre de plats typiques : arròs a banda, arròs al forn, arròs negre (riz noir), arròs amb costra et arròs caldós, entre beaucoup d'autres.
Le climat méditerranéen valencien est très favorable à la culture des agrumes et des légumes, en particulier celle de l'orange (taronja), fruit typique de l'agriculture valencienne. La culture d'amandes (ametlles) est elle aussi très répandue.
Quant aux boissons, l'horchata (orxata en valencien), typique d'Alboraya, faite à partir d'eau, de sucre et de souchets, est très habituelle, surtout en été.
Parmi les desserts les plus renommés, on y trouve les Peladillas (élaboration typique à Casinos) et le touron, sorte de nougats à base d'amandes. Produit à Jijona et à Casinos, c'est le dessert traditionnel pour Noël dans toute l'Espagne et dans une partie de l'Amérique Latine.
Enfin, la Communauté Valencienne est une région vinicole, avec notamment les vins des régions d'Utiel-Requena et d'Alicante.
[modifier] Notes et références
- Voir le nom sur le site officiel du gouvernement autonome et sur la page de l'INE qui recense les communautés autonomes
- Entrée « Catalan langage » dans l'Encyclopædia Britannica, version en ligne disponible au 3 janvier 2011.
- (ca) Alfons Esteve et Francesc Esteve, Català, per què? : Legislació i sentències que avalen el català al País valencià, Valence, Tres i Quatre, février 2008, 70 p. (ISBN 978-84-7502-795-1)
- http://www.edu.gva.es/polin/docs/sies_docs/desp_interactiu/llibre.html
- Fuster 2008, p. 34-40
[modifier] Annexes
[modifier] Bibliographie
- (es) Gran Enciclopedia de la Región Valenciana, 1972 (ISBN 84-300-5539-8)
- (es) Gran Enciclopedia Temática de la Comunidad Valenciana, Prensa Valenciana, 2009.
- (ca) Joan Fuster, Nosaltres, els valencians, Barcelone, Edicions 62, 2008, 6e éd. (1re éd. 1962), 283 p. (ISBN 978-84-297-4920-5)
- (es) Joan Fuster, El País Valenciano, Ediciones Destino, 1962
- (ca) Ernest Lluch (préf. Vicent Soler), La via valenciana, Catarroja, Afers, coll. « recerca i pensament », 2001, 2e éd. (1re éd. 1976), 395 p. (ISBN 84-86574-92-7)
[modifier] Articles connexes
- Comarques de la Communauté valencienne
- Dénominations de la Communauté valencienne
- Hymne de la Communauté valencienne
- Province d'Alicante
- Province de Valence
- Province de Castellón
- Liste des communes de la Communauté valencienne
- Liste des ports de la Communauté Valencienne
[modifier] Liens externes
- (ca) Entrée « País valencià », Gran enciclopèdia catalana
- Gouvernement de la Communauté valencienne
- (fr) Portail officiel du tourisme de la Communauté valencienne
- Patrimoine culturel de la Communauté valencienne
- Catégorie Communauté valencienne de l’annuaire dmoz