Grenoble-Alpes Métropole

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Grenoble-Alpes Métropole
Grenoble-Alpes Métropole
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Forme Syndicat intercommunal
(1966 → 1994)
Communauté de communes
(1994 → 2000)
Communauté d'agglomération
(2000 → 2014)
Métropole
(2015 → )
Siège Grenoble
Communes 49
Président Christophe Ferrari (PS)
Budget 480 200 000[1]  (2014)
Date de création 1er janvier 2015
Démographie
Population 446 521 hab. (2015)
Densité 825 hab./km2
Géographie
Superficie 541,17 km2
Localisation
Localisation en France.
Localisation en France.
Liens
Site web http://www.lametro.fr

Grenoble-Alpes Métropole est une métropole française de droit commun, située dans le département de l'Isère et organisée autour de la ville de Grenoble.
Le 1er janvier 2015, la métropole Grenoble-Alpes Métropole succède à la communauté d'agglomération du même nom.

Avec ses 49 communes[2] et ses 439 974 habitants[N 1], la métropole grenobloise est la première intercommunalité de Rhône-Alpes car désormais le Grand Lyon est devenue une collectivité territoriale à statut particulier, la métropole de Lyon.

Toutefois, toutes les communes de l'unité urbaine de Grenoble ne font pas partie de cette métropole, et réciproquement des communes de celle-ci ne font pas partie de l'unité urbaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Intercommunalités précédentes[modifier | modifier le code]

De 1966 à 1999[modifier | modifier le code]

  • En 1966, est lancée la première structure intercommunale de l'agglomération grenobloise : le SIEPURG (Syndicat Intercommunal d'Études des Problèmes d'Urbanisme de la Région Grenobloise). Ce syndicat a été créé par 21 communes.
  • En 1968, le SIRG (Syndicat Intercommunal de Réalisation de la Région Grenobloise) devient l'organe de réalisation du SIEPURG. Il a pour objectif la réalisation d'équipements lourds comme les usines d'incinération de déchets.
  • En 1973, l'agglomération grenobloise s'organise en Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples, le SIEPARG (Syndicat Intercommunal d'Étude et de Programmation pour l'Aménagement de la Région Grenobloise).
  • En 1994, le SIEPARG se transforme en communauté de communes. Cette dernière prendra le nom de Grenoble-Alpes Métropole en 1996.

De 1999 à 2014[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'Acte III de la décentralisation, le projet de loi de « modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles », promulgué le 27 janvier 2014, prévoit qu' :

« Au 1er janvier 2015, sont transformés par décret en une métropole les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre qui forment, à la date de la création de la métropole, un ensemble de plus de 400 000 habitants dans une aire urbaine, au sens de l'Institut national de la statistique et des études économiques, de plus de 650 000 habitants.»

— Article L. 5217-1 I du Code général des collectivités territoriales

Répondant à ces critères, la communauté d'agglomération grenobloise changera de statut pour devenir une métropole.

Le choix du nom de la métropole est intervenu lors du conseil de communauté du 04 juillet 2014. Il a été choisi de conserver le nom et le logo actuels, « Grenoble-Alpes Métropole », d'une part, en raison de la notoriété acquise par cette "identité" utilisée depuis 1996, et d'autre part, par souci économique[4].

Territoire[modifier | modifier le code]

Localisation en Isère

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La Métro est située en grande partie au cœur de l'Y grenoblois et sur les hauteurs du balcon Sud de la Chartreuse :

  • aux confluences du Drac et de la Romanche & du Drac et de l'Isère,
  • entre les massifs de Belledonne, du Vercors et de la Chartreuse, sur un bassin de vie de près de 55 000 ha, dont la plus grande partie se situe dans une vallée singulièrement plate à environ 215 m d'altitude, lieu d'un ancien lac glaciaire.

Elle bénéficie d'un environnement montagnard exceptionnel qui offre un large éventail d'activités de loisirs, hiver comme été.

Communes adhérentes[modifier | modifier le code]

La métropole grenobloise compte 49 communes au 1er janvier 2014[5].

Liste des communes de l’intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Grenoble (siège) 38185 Grenoblois 18,13 158 346 (2012) 8 734
Bresson 38057 Bressonnais 2,78 686 (2012) 247
Brié-et-Angonnes 38059 Briataux 9,70 2 482 (2012) 256
Champagnier 38068 Champagnards 6,61 1 278 (2012) 193
Champ-sur-Drac 38071 Chenillards 8,92 3 097 (2012) 347
Claix 38111 Claixois 24,12 7 727 (2012) 320
Corenc 38126 Corençais 6,50 3 944 (2012) 607
Domène 38150 Domenois 5,29 6 588 (2012) 1 245
Échirolles 38151 Echirollois 7,86 35 826 (2012) 4 558
Eybens 38158 Eybinois 4,50 9 944 (2012) 2 210
Fontaine 38169 Fontainois 6,74 22 050 (2012) 3 272
Fontanil-Cornillon 38170 Fontanilois 5,50 2 796 (2012) 508
Gières 38179 Gièrois 6,93 6 200 (2012) 895
Le Gua 38187 Palenchous/Saillandous/Saint-Barthélémious 28,48 1 839 (2012) 65
Herbeys 38188 Herbigeois 7,73 1 352 (2012) 175
Jarrie 38200 Jarrois 13,26 3 823 (2012) 288
Meylan 38229 Meylanais 12,32 17 646 (2012) 1 432
Miribel-Lanchâtre 38235 Lanchatrous 9,65 385 (2012) 40
Montchaboud 38252 Montchabouillards 1,96 368 (2012) 188
Mont-Saint-Martin 38258 Saint-Martiniers 5,31 82 (2012) 15
Murianette 38271 Murianettois 6,07 883 (2012) 145
Notre-Dame-de-Commiers 38277 Commérots 4,79 460 (2012) 96
Notre-Dame-de-Mésage 38279 Mésageois 4,53 1 203 (2012) 266
Noyarey 38281 Nucérétains 16,86 2 263 (2012) 134
Poisat 38309 Poisatiers 2,56 2 105 (2012) 822
Le Pont-de-Claix 38317 Pontois 5,60 11 221 (2012) 2 004
Proveysieux 38325 Proveysards 20,37 513 (2012) 25
Quaix-en-Chartreuse 38328 Quailards 18,09 920 (2012) 51
Saint-Barthélemy-de-Séchilienne 38364 Cujalas 12,10 487 (2012) 40
Saint-Égrève 38382 Saint-Egrèvois 10,88 16 176 (2012) 1 487
Saint-Georges-de-Commiers 38388 Saint-Georgeois 14,62 2 110 (2012) 144
Saint-Martin-d'Hères 38421 Martinérois 9,26 38 105 (2012) 4 115
Saint-Martin-le-Vinoux 38423 Saint-Martiniers 10,06 5 455 (2012) 542
Saint-Paul-de-Varces 38436 Saint-Pagnards 19,69 2 216 (2012) 113
Saint-Pierre-de-Mésage 38445 Mésageois 7,03 735 (2012) 105
Le Sappey-en-Chartreuse 38471 Sappeyards 15,13 1 101 (2012) 73
Sarcenas 38472 Sarcenais 7,76 200 (2012) 26
Sassenage 38474 Sassenageois 13,31 11 473 (2012) 862
Séchilienne 38478 Chichilins 21,47 963 (2012) 45
Seyssinet-Pariset 38485 Seyssinettois 10,65 12 147 (2012) 1 141
Seyssins 38486 Seyssinois 8,00 6 970 (2012) 871
La Tronche 38516 Tronchois 6,42 6 627 (2012) 1 032
Varces-Allières-et-Risset 38524 Varçois 20,88 6 583 (2012) 315
Vaulnaveys-le-Bas 38528 Vaulnaviards 11,90 1 214 (2012) 102
Vaulnaveys-le-Haut 38529 Vaulnaviards 19,86 3 635 (2012) 183
Venon 38533 Venonais 4,34 732 (2012) 169
Veurey-Voroize 38540 Veurois 12,21 1 396 (2012) 114
Vif 38545 Vifois 28,30 7 975 (2012) 282
Vizille 38562 Vizillois 10,51 7 647 (2012) 728

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1968 1975 1982 1990 1999 2010 2011 2012
319 511 372 719 373 042 380 112 390 586 398 819 437 236 439 974
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : INSEE [6])


Administration[modifier | modifier le code]

Organisation politique[modifier | modifier le code]

Le conseil métropolitain siégeant à partir du 25 avril 2014 comprend 124 conseillers. Ils ont été élu pour la première fois au suffrage direct, les 23 et 30 mars 2014, simultanément aux élections municipales.

Présidence[modifier | modifier le code]

Nom Parti Début Fin Mandats
Didier Migaud PS 18 juillet 1995 12 mars 2010 Maire de Seyssins de 1995 à 2010, député de l'Isère de 1988 à 2010.
Marc Baïetto PS 12 mars 2010 25 avril 2014 Maire d'Eybens de 1983 à 2014, conseiller général du canton d'Eybens depuis 1988.
Christophe Ferrari PS 25 avril 2014 En fonction Maire de Pont-de-Claix

Vice-présidences (16 mai 2014-en fonction)[modifier | modifier le code]

Les délégations des vice-présidences sont disponibles sur le site de la Métro.

Nom Groupe Mandats
01 Claire Kirkyacharian RCSE Conseillère municipale à Grenoble
02 Raphaël Guerrero ADIS Maire de Jarrie
03 Fabrice Hugelé PASC Maire de Seyssins
04 Renzo Sulli CCC Maire d'Échirolles
05 Christine Garnier RCSE Conseillère municipale déléguée à Grenoble
06 Christophe Mayoussier ADIS Maire du Gua
07 Yannik Ollivier PASC Maire de Saint-Martin-le-Vinoux
08 David Queiros CCC Maire de Saint-Martin-d'Hères
09 Yann Mongaburu RCSE Conseiller municipal délégué à Grenoble
10 Françoise Audinos ADIS Adjointe au maire de Vizille
11 Luc Puissat PASC Maire de Miribel-Lanchâtre
12 Claus Habfast RCSE Conseiller municipal à Grenoble
13 Françoise Cloteau ADIS Maire de Champagnier
14 Marie-Josée Salat PASC Conseillère municipale à Grenoble
15 Jérôme Dutroncy RCSE Conseiller municipal délégué à Fontaine
16 Ludovic Bustos PASC Maire de Poisat
17 Georges Oudjaoudi RCSE Conseiller municipal à Saint-Martin-d'Hères
18 Alberte Dessarts PASC Adjointe au maire de Gières

Les sept groupes politiques du conseil métropolitain :

  • ADIS : Agir pour un développement intercommunal solidaire - Majorité
  • CCC : Communes, coopération, citoyenneté (PCF, MRC) - Majorité
  • PASC : Pour une agglomération solidaire et citoyenne (PS, DVG) - Majorité
  • RCSE : Rassemblement citoyen solidaire et écologiste (EELV, PG, Alternatifs, DVG) - Majorité, site internet
  • NISC : Non inscrits-Société civile - Minorité
  • MA : Métropole d'Avenir (UMP, UDI, DVD) - Opposition
  • FN : Front National - Opposition

Localisation du siège[modifier | modifier le code]

Le Forum, siège de la métropole grenobloise.

L'hôtel métropolitain est situé au 3 rue Malakoff à Grenoble, Immeuble Le Forum.

La Métropole de Grenoble se situe :

Compétences[modifier | modifier le code]

Outre les compétences obligatoires des communautés d'agglomération, la Métro s'est dotée de la compétence Assainissement des eaux usées et collecte des eaux pluviales (compétence optionnelle) et de compétences librement choisies : déplacements, réserves foncières, équipements d'agglomération, espaces naturels et de loisirs, développement universitaire et scientifique, crématorium, pompes funèbres intercommunales, cimetière intercommunal de Poisat. Elle a délégué au SMTC Grenoble l'organisation des transports en commun de l'agglomération, à parité avec le Conseil Général de l'Isère.

En 2005, La Métro accepte le transfert de la compétence collecte des ordures ménagères qui vient compléter la compétence traitement qu'elle exerçait déjà et accepte aussi la délégation d’aide à la pierre, se dotant ainsi de la compétence logement.

En 2015, La Métro deviendra Métropole, et se verra confier des compétences nouvelles prévues par décret (Urbanisme, voirie, transport, énergie, etc.).

Les équipements[modifier | modifier le code]

En 2004, la Métro a aménagé ses premières zones d'activité intercommunales : Actisud (12 ha) et Actinord (8,5 ha) à Noyarey et Veurey, Brun Business Parc à Saint-Martin d'Hères. Au total 14 zones intercommunales. En matière de développement économique, la communauté d'agglomération mène par ailleurs une politique d'aide à la création des entreprises de petite taille, de valorisation de la recherche, des transferts de technologie, de développement des filières numériques, biotechnologies, filière du bois.

À destination des habitants et hockeyeurs professionnels, elle a mis en place une patinoire d'agglomération, nommée Pôle Sud. Toujours en matière de sport, on peut également mentionner la création du Stade des Alpes.

Depuis le 1er janvier 2005, la levée des ordures ménagères est entrée dans les compétences de la Métro.

La Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En juillet 2005, sous la conduite de la Métro, l’agglomération grenobloise a signé le premier plan climat local de France[7]. À l'horizon 2014, il définit un objectif « 3 × 14 », à savoir une diminution d’au moins 14 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2005, une diminution de 14 % de la consommation énergétique par habitant par rapport à 2005 et une augmentation de la part des énergies renouvelables pour atteindre 14 % de la consommation énergétique totale de l’agglomération. Il regroupe aujourd'hui 70 partenaires (collectivités territoriales, organismes publics, entreprises, associations…).

En 2004, la Métro a mis en place un observatoire du plan climat local en vue d'accompagner et d'évaluer les actions du plan climat. Par ailleurs, depuis 2009, un appel à projets, Climat +, est ouvert aux partenaires afin de proposer des actions collectives qui contribuent aux objectifs fixés par les acteurs. Les premiers résultats pour la période 2004-2007 montrent, sur le territoire de la Métro, une baisse de 4,8 % des consommations énergétiques et de 7 % des émissions de CO2.

Par ailleurs, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie et Eco-Emballages ont attribué en 2008 à la Métro le label Qualitri pour ses efforts dans le domaine de la collecte et du traitement des ordures ménagères. Elle est la seule collectivité de plus 400 000 habitants à avoir reçu ce label en 2008 qui apprécie à la fois le service rendu à l'usager, la maîtrise des coûts, la préservation de l'environnement et les actions réalisées pour améliorer les conditions d'hygiène et de sécurité du personnel des ordures ménagères[8]. Fin 2010, la Métro a créé le personnage d'un super-héros appelé "SuperTri" (auparavant connu sous le nom de "SuperTiti") avec pour objectif une sensibilisation accrue de la population à la question du tri sélectif[8].

En 2014, sous l'impulsion du Plan Air Climat et des Services de la Métro, ERDF, GrDF, et la SAMSE ont pour ambition de lancer un "Club VIP Energie" pour permettre aux entreprises du bassin grenoblois de s'associer à la prise de compétences énergie, secteur historique de l'économie grenobloise, en développant un réseau de signataires d'une charte d'agglomération autour de l'environnement.

L'innovation au service de l'économie[modifier | modifier le code]

La Métro de Grenoble bénéficie d'un écosystème industriel et de recherche qui a fait sa renommée au delà des frontières, Grenoble a notamment été classée 5ème ville la plus innovante du monde par le célèbre journal Forbes en 2012.

Historiquement ancrée autour du secteur de l'énergie avec le développement de la houille blanche, l'agglomération de Grenoble compte aujourd'hui de grands industriels de l'économie numérique et digitale.

La Métro accueille ainsi sur son territoire de grandes entreprises telles que Schneider Electric, ST Microelectronics, Atos World Grid, Xerox, HP France, Caterpillar Europe, ou encore Becton Dikinson Europe pour ne citer que les principales.

En 2014, la Métro défend le projet DigiGre "Digital Grenoble" dans le cadre initiative French Tech lancée par le Gouvernement. Cette initiative rassemble des entreprises emblématiques et historiques de la Métro, mais aussi de nombreuses startups telles que Kelkoo, Yahoo Europe nées dans le tissu local.

Des centres de recherches tels que le CEA, l'INRIA, l'ESRF, ou dernièrement le Minatec, spécialisé en micro et nano technologies, attirent des chercheurs du monde entier.

La Métro compte sur son territoire de nombreuses écoles d'ingénieurs (Grenoble-INP, Polytech'Grenoble), dispose de laboratoires prestigieux (ESRF European Synchrotron Radiation Facility, LIG Laboratoire d'Informatique de Grenoble, G2ELAB Laboratoire de recherche en génie électrique, EDDEN économie du développement durable et de l'énergie, etc.) et une école de management Grenoble École de Management reconnue.

Cette singularité territoriale place la Métropole de Grenoble comme une championne de l'innovation, le futur campus GIANT Grenoble Innovation for Advanced New technologies en témoigne, il regroupera à terme 30 000 personnes pour tisser des liens étroits entre recherche, éducation et industrie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]