Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole

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Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole
Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Forme d'intercommunalité Communauté d'agglomération
Siège Grenoble
Communes 49
Président Marc Baïetto
Budget 392 000 000  (2014)
Date de création 1er janvier 2000
Démographie
Population 437 236 hab. (2011)
Densité 808 hab./km2
Géographie
Superficie 541,17 km2
Liens
Site web http://www.lametro.fr

La communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole, communément appelée La Métro, est une structure intercommunale française, située dans le département de l'Isère et, organisée autour de la ville de Grenoble.

Avec ses 49 communes[1], elle compte 437 236 habitants[N 1], ce qui en fait la première communauté d'agglomération de Rhône-Alpes (le Grand Lyon étant une communauté urbaine).

Toutes les communes de l'unité urbaine de Grenoble ne font pas partie de cette communauté d'agglomération et réciproquement des communes de celle-ci ne font pas partie de l'unité urbaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Intercommunalités précédentes[modifier | modifier le code]

En 1966, est lancée la première structure intercommunale de l'agglomération grenobloise : le SIEPURG (Syndicat Intercommunal d'Études des Problèmes d'Urbanisme de la Région Grenobloise). Ce syndicat a été créé par 21 communes. Deux ans plus tard, en 1968, le SIRG (Syndicat Intercommunal de Réalisation de la Région Grenobloise) devient l'organe de réalisation du SIEPURG. Il a pour objectif la réalisation d'équipements lourds comme les usines d'incinération de déchets.
En 1973, l'agglomération grenobloise s'organise en Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples, le SIEPARG (Syndicat Intercommunal d'Étude et de Programmation pour l'Aménagement de la Région Grenobloise).
Mais ce n'est qu'en 1994, que le SIEPARG se transforme en communauté de communes, sous le nom de Grenoble Alpes Métropole (La Métro).

Création[modifier | modifier le code]

Le , la Métro, alors communauté de communes, se transforme et prend le statut de communauté d'agglomération. Elle regroupe alors 23 communes.
En 2001, afin d'informer les habitants, le magazine Métroscope est créé.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Le , les quatre communes qui constituaient auparavant la communauté de communes du Pays de Vif (Le Gua, Saint-Paul-de-Varces, Varces-Allières-et-Risset et Vif) intègrent la Métro. La communauté d'agglomération regroupe 27 communes.

Le , la commune de Bresson quitte la communauté d'agglomération pour rejoindre la Communauté de communes du Sud Grenoblois. La communauté d'agglomération compte alors 26 communes.

Le , le conseil de la Métro décide d'accepter la demande d'entrée de la commune de Venon située au-dessus de la ville de Gières et appartenant à la communauté de communes du Pays du Grésivaudan. L'entrée effective de la commune de Venon intervient le , la communauté d'agglomération regroupe désormais 27 communes.

Depuis le , la commune du Trièves, Miribel-Lanchâtre, est la 28e commune membre de la communauté d’agglomération Grenoble-Alpes Métropole.

Le , suite aux votes favorables de la majorité des 49 conseils municipaux de la Métro, du Sud Grenoblois et du Balcon Sud Chartreuse, les trois intercommunalités ont fusionné dans la "nouvelle" communauté d'agglomération Grenoble-Alpes Métropole[2].
La nouvelle intercommunalité, qui garde son siège à Grenoble, regroupe 49 communes et 437 236 habitants[N 2].

Dans le cadre des projets de loi de décentralisation en cours, Grenoble a été sélectionné pour devenir une Métropole au 1er janvier 2015, soit un an après la fusion des trois intercommunalités dans la "nouvelle" communauté d'agglomération[3],[4].

Territoire[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La Métro est située en grande partie au cœur de l'Y grenoblois et sur les hauteurs du balcon Sud de la Chartreuse :

  • aux confluences du Drac et de la Romanche & du Drac et de l'Isère,
  • entre les massifs de Belledonne, du Vercors et de la Chartreuse, sur un bassin de vie de près de 55 000 ha, dont la plus grande partie se situe dans une vallée singulièrement plate à environ 215 m d'altitude, lieu d'un ancien lac glaciaire.

Elle bénéficie d'un environnement montagnard exceptionnel qui offre un large éventail d'activités de loisirs, hiver comme été.

Communes adhérentes[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole compte 49 communes au [5].

Liste des communes de l’intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Grenoble (siège) 38185 Grenoblois 18,13 157 424 (2011) 8 683
Bresson 38057 Bressonnais 2,78 692 (2011) 249
Brié-et-Angonnes 38059 Briataux 9,70 2 452 (2011) 253
Champagnier 38068 Champagnards 6,61 1 286 (2011) 195
Champ-sur-Drac 38071 Chenillards 8,92 3 113 (2011) 349
Claix 38111 Claixois 24,12 7 565 (2011) 314
Corenc 38126 Corençais 6,50 3 898 (2011) 600
Domène 38150 Domenois 5,29 6 607 (2011) 1 249
Échirolles 38151 Echirollois 7,86 35 995 (2011) 4 580
Eybens 38158 Eybinois 4,50 9 728 (2011) 2 162
Fontaine 38169 Fontainois 6,74 22 175 (2011) 3 290
Fontanil-Cornillon 38170 Fontanilois 5,50 2 805 (2011) 510
Gières 38179 Gièrois 6,93 6 201 (2011) 895
Le Gua 38187 Palenchous/Saillandous/Saint-Barthélémious 28,48 1 863 (2011) 65
Herbeys 38188 Herbigeois 7,73 1 349 (2011) 175
Jarrie 38200 Jarrois 13,26 3 845 (2011) 290
Meylan 38229 Meylanais 12,32 17 772 (2011) 1 443
Miribel-Lanchâtre 38235 Lanchatrous 9,65 380 (2011) 39
Montchaboud 38252 Montchabouillards 1,96 368 (2011) 188
Mont-Saint-Martin 38258 Saint-Martiniers 5,31 85 (2011) 16
Murianette 38271 Murianettois 6,07 890 (2011) 147
Notre-Dame-de-Commiers 38277 Commérots 4,79 467 (2011) 97
Notre-Dame-de-Mésage 38279 Mésageois 4,53 1 200 (2011) 265
Noyarey 38281 Nucérétains 16,86 2 253 (2011) 134
Poisat 38309 Poisatiers 2,56 2 070 (2011) 809
Le Pont-de-Claix 38317 Pontois 5,60 11 152 (2011) 1 991
Proveysieux 38325 Proveysards 20,37 517 (2011) 25
Quaix-en-Chartreuse 38328 Quailards 18,09 922 (2011) 51
Saint-Barthélemy-de-Séchilienne 38364 Cujalas 12,10 479 (2011) 40
Saint-Égrève 38382 Saint-Egrèvois 10,88 16 047 (2011) 1 475
Saint-Georges-de-Commiers 38388 Saint-Georgeois 14,62 2 115 (2011) 145
Saint-Martin-d'Hères 38421 Martinérois 9,26 37 126 (2011) 4 009
Saint-Martin-le-Vinoux 38423 Saint-Martiniers 10,06 5 408 (2011) 538
Saint-Paul-de-Varces 38436 Saint-Pagnards 19,69 2 240 (2011) 114
Saint-Pierre-de-Mésage 38445 Mésageois 7,03 727 (2011) 103
Le Sappey-en-Chartreuse 38471 Sappeyards 15,13 1 091 (2011) 72
Sarcenas 38472 Sarcenais 7,76 201 (2011) 26
Sassenage 38474 Sassenageois 13,31 11 190 (2011) 841
Séchilienne 38478 Chichilins 21,47 954 (2011) 44
Seyssinet-Pariset 38485 Seyssinettois 10,65 12 227 (2011) 1 148
Seyssins 38486 Seyssinois 8,00 6 887 (2011) 861
La Tronche 38516 Tronchois 6,42 6 429 (2011) 1 001
Varces-Allières-et-Risset 38524 Varçois 20,88 6 403 (2011) 307
Vaulnaveys-le-Bas 38528 Vaulnaviards 11,90 1 194 (2011) 100
Vaulnaveys-le-Haut 38529 Vaulnaviards 19,86 3 597 (2011) 181
Venon 38533 Venonais 4,34 734 (2011) 169
Veurey-Voroize 38540 Veurois 12,21 1 374 (2011) 113
Vif 38545 Vifois 28,30 8 014 (2011) 283
Vizille 38562 Vizillois 10,51 7 725 (2011) 735

Administration[modifier | modifier le code]

Organisation politique[modifier | modifier le code]

Le conseil communautaire siégeant à partir du 1er janvier 2014 comprend l'ensemble des conseillers communautaires des trois intercommunalités actuelles soit 142 conseillers mais seulement 124 membres, après les élections municipales de mars 2014.

Les 23 et 30 mars 2014, simultanément aux élections municipales, l'élection du conseil de Grenoble Alpes Métropole se fait pour la première fois au suffrage direct.

Présidence[modifier | modifier le code]

Nom Parti Début Fin Fonctions
Didier Migaud PS Alors maire de Seyssins
Marc Baïetto PS 30 Mars 2014 Alors maire d'Eybens
  • 1 : Marc Baïetto reste président de la Métro jusqu'au renouvellement du conseil communautaire fin avril 2014.

Vice-présidences (1er janvier 2014-en fonction)[modifier | modifier le code]

Siège[modifier | modifier le code]

L'hôtel de communauté est situé au 3 rue Malakoff à Grenoble.

Compétences[modifier | modifier le code]

Outre les compétences obligatoires des communautés d'agglomération, la Métro s'est dotée de la compétence Assainissement des eaux usées et collecte des eaux pluviales (compétence optionnelle) et de compétences librement choisies : déplacements, réserves foncières, équipements d'agglomération, espaces naturels et de loisirs, développement universitaire et scientifique, crématorium, pompes funèbres intercommunales, cimetière intercommunal de Poisat. Elle a délégué au SMTC Grenoble l'organisation des transports en commun de l'agglomération, à parité avec le Conseil Général de l'Isère.

En 2005, La Métro accepte le transfert de la compétence collecte des ordures ménagères qui vient compléter la compétence traitement qu'elle exerçait déjà et accepte aussi la délégation d’aide à la pierre, se dotant ainsi de la compétence logement.

Les équipements[modifier | modifier le code]

En 2004, la Métro a aménagé ses premières zones d'activité intercommunales : Actisud (12 ha) et Actinord (8,5 ha) à Noyarey et Veurey, Brun Business Parc à Saint-Martin d'Hères. Au total 14 zones intercommunales. En matière de développement économique, la communauté d'agglomération mène par ailleurs une politique d'aide à la création des entreprises de petite taille, de valorisation de la recherche, des transferts de technologie, de développement des filières numériques, biotechnologies, filière du bois.

À destination des habitants et hockeyeurs professionnels, elle a mis en place une patinoire d'agglomération, nommée Pôle Sud. Toujours en matière de sport, on peut également mentionner la création du Stade des Alpes.

Depuis le 1er janvier 2005, la levée des ordures ménagères est entrée dans les compétences de la Métro.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En juillet 2005, sous la conduite de la Métro, l’agglomération grenobloise a signé le premier plan climat local de France[6]. À l'horizon 2014, il définit un objectif « 3 × 14 », à savoir une diminution d’au moins 14 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2005, une diminution de 14 % de la consommation énergétique par habitant par rapport à 2005 et une augmentation de la part des énergies renouvelables pour atteindre 14 % de la consommation énergétique totale de l’agglomération. Il regroupe aujourd'hui 70 partenaires (collectivités territoriales, organismes publics, entreprises, associations…).

En 2004, la Métro a mis en place un observatoire du plan climat local en vue d'accompagner et d'évaluer les actions du plan climat. Par ailleurs, depuis 2009, un appel à projets, Climat +, est ouvert aux partenaires afin de proposer des actions collectives qui contribuent aux objectifs fixés par les acteurs. Les premiers résultats pour la période 2004-2007 montrent, sur le territoire de la Métro, une baisse de 4,8 % des consommations énergétiques et de 7 % des émissions de CO2.

Par ailleurs, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie et Eco-Emballages ont attribué en 2008 à la Métro le label Qualitri pour ses efforts dans le domaine de la collecte et du traitement des ordures ménagères. Elle est la seule collectivité de plus 400 000 habitants à avoir reçu ce label en 2008 qui apprécie à la fois le service rendu à l'usager, la maîtrise des coûts, la préservation de l'environnement et les actions réalisées pour améliorer les conditions d'hygiène et de sécurité du personnel des ordures ménagères[7]. Fin 2010, la Métro a créé le personnage d'un super-héros appelé "SuperTri" (auparavant connu sous le nom de "SuperTiti") avec pour objectif une sensibilisation accrue de la population à la question du tri sélectif[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Arrêté préfectoral n°2013296-0009 du 23 octobre 2013 portant fusion de la communauté d'agglomération Grenoble Alpe métropole et des communautés de communes du Balcon Sud de Chartreuse et du Sud Grenoblois, sur le site isere.territorial.gouv.fr
  2. La Métro en chiffres et en dates, sur le site lametro.fr du 31 décembre 2013
  3. « Le Parlement a définitivement adopté la loi sur les métropoles », lepoint.fr,‎ 19 décembre 2013 (lire en ligne).
  4. Laurence Albert, « Les métropoles enfin portées sur les fonts baptismaux », Les Échos,‎ 23 décembre 2013 (ISSN 0153-4831, lire en ligne)
  5. Les 49 communes de la Métro, sur le site lametro.fr
  6. « 2005 : la Métro se dote d'un Plan Climat pour lutter contre le réchauffement climatique. », sur La Métro
  7. a et b « Collecte et tri des déchets : SuperTri à votre service ! », sur La Métro.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]