Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest

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Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) (fr)
Comunidade Económica dos Estados da África Ocidental (CEDEAO) (pt)
Economic Community of West African States (ECOWAS) (en)
Carte de l'organisation

Création
Type Organisation intergouvernementale
Siège Abuja, Nigeria
Coordonnées 9° 02′ 32″ N 7° 31′ 31″ E / 9.042322, 7.525333 ()9° 02′ 32″ N 7° 31′ 31″ E / 9.042322, 7.525333 ()  
Langue(s) Anglais, Français, Portugais
Membre(s)
Président Drapeau du Ghana John Dramani Mahama
Personne(s) clé(s) Drapeau du Burkina Faso Kadré Désiré Ouédraogo, président de la Commission
Drapeau : Nigeria Ike Ekweremadu, président du Parlement
Site web http://www.ecowas.int/

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Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) (fr)Comunidade Económica dos Estados da África Ocidental (CEDEAO) (pt)Economic Community of West African States (ECOWAS) (en)

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Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) (fr)Comunidade Económica dos Estados da África Ocidental (CEDEAO) (pt)Economic Community of West African States (ECOWAS) (en)

La Communauté Économique du Développement des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) est une organisation intergouvernementale ouest-africaine créée le . C'est la principale structure destinée à coordonner les actions des pays de l’Afrique de l'Ouest. Son but principal est de promouvoir la coopération et l'intégration avec pour objectif de créer une union économique et monétaire ouest-africaine. En 1990, son pouvoir est étendu au maintien de la stabilité régionale avec la création de l'ECOMOG, groupe militaire d’intervention qui devient permanent en 1999. La CEDEAO compte aujourd'hui 15 États membres. Selon le FMI, en 2012, le PIB PPA global des États membres de la CEDEAO s'élève à 564,86 milliards de dollars US ce qui en fait la 25e puissance économique du Monde[1],[2].

Rôle[modifier | modifier le code]

Bien qu'au départ son rôle soit purement économique, la CEDEAO s'est assez vite intéressée au maintien de la paix. C'est en effet une condition essentielle pour qu'une union puisse se réaliser. Par ailleurs la CEDEAO crée des infrastructures régionales en matière de transport et de télécommunication.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'union douanière de l'ouest africain formé par les 4 états du Conseil de l'Entente et le Mali en mai 1959 est l'ancêtre de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest[3].

En raison de tensions entre différents pays, la CEDEAO a décidé en 1978 d'adopter un Protocole de non agression. Suivi en 1981 par le Protocole d'assistance en matière de défense et une Déclaration des principes politiques en juillet 1991.

Mais c'est en 1990 que l'aspect sécuritaire de la CEDEAO a été appliqué concrètement. Lors de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement, il fut décidé de mettre en place un groupe surveillant l'application d'un cessez-le-feu, l’ECOMOG (pour Economic Community of West African States Cease-fire Monitoring Group). Ce groupe de supervision est vite devenu une force d'interposition et est intervenu notamment dans les guerres civiles du Liberia, de Sierra Leone et de Guinée-Bissau.

En 1999, suite aux différentes guerres civiles, les États membres décidèrent la création d’une force de sécurité en attente. Cette force conserve son appellation d’origine (l’ECOMOG) et ses principales tâches seront entre autres l’observation et la supervision des cessez-le-feu, le maintien de la paix, l’intervention humanitaire, le déploiement préventif, la construction de la paix, le désarmement et la démobilisation.

Le 19 janvier 2005, au cours du 28e sommet à Accra (Ghana), Mamadou Tandja, président du Niger, a été élu président de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, en remplacement du ghanéen John Kufuor. Il a été reconduit à ce poste le 13 janvier 2006.

En janvier 2007, la présidence de la CEDEAO a été confiée au président du Burkina Faso Blaise Compaoré.

Le , la CEDEAO envoie une proposition au CNDD visant à envoyer des forces d'intervention en Guinée mais ce dernier la refuse[4].

Le , suite au refus de Laurent Gbagbo (déclaré élu par le conseil constitutionnel de la Côte d'Ivoire) de céder le pouvoir à Alassane Ouattara (déclaré élu par la Commission électorale indépendante, la plupart des États, l'ONU et l'Union africaine) après l'élection présidentielle de 2010, l'organisation suspend la Côte d'Ivoire de l'ensemble de ses travaux[5]. Elle est réintégrée depuis la victoire d'Alassane Ouattara en avril 2011[6].

Le , le conseil de sécurité des nations-unies charge les pays de la Cédéao de définir un plan de reconquête militaire du Nord Mali[7] qui se trouve entre les mains de groupes armés islamistes comme AQMI, le MUJAO et Ansar Dine.

La Mission internationale de soutien au Mali commence à se déployer fin janvier 2013.

Structure[modifier | modifier le code]

La CEDEAO est composée de huit institutions principales :

  • la Conférence des Chefs d'États et du gouvernement ;
  • le Conseil des ministres ;
  • le Parlement de la Communauté ;
  • le Conseil économique et social ;
  • la Cour de justice de la Communauté ;
  • la commission :
    lors du sommet d’Abuja le 14 juin 2006, les chefs d’États de la CEDEAO ont approuvé une modification de l’organisation. Le secrétariat est remplacé par une commission de neuf commissaires, issus à tour de rôle des pays membres. Le mandat de 4 ans des premiers commissaires, issus du Burkina Faso, de Côte d'Ivoire, du Ghana, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de Sierra Leone et du Togo débutera en janvier 2007. Le Ghana assurera la présidence de la commission et le Burkina Faso la vice-présidence ;
  • la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO ;
  • l'Organisation Ouest-Africaine de la santé.

Liste des États membres[modifier | modifier le code]

L'adhésion de tous les membres de la CEDEAO date de la création de l'organisation en 1975, à l'exception du Cap-Vert, qui l'a rejointe en 1976 :

La Mauritanie a quitté la CEDEAO en 2000.

Présidents de la CEDEAO[modifier | modifier le code]

Président de la commission[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. PIB en parité de pouvoir d'achat - Fonds Monétaire International - Nigeria USD 374,323 - Ghana USD 38,143 - Côte d'Ivoire USD 37,153 - Senegal USD 23,818 - Burkina Faso USD 19,717 - Mali USD 16,872 - Benin USD 14,017 - Guinea USD 10,918 - Niger USD 10,548 - Togo USD 5,901 - Sierra Leone USD 4,698 - The Gambia USD 3,384 - Cape Verde USD 1,864 - Guinea-Bissau USD 1,793 - Liberia USD 1,709 - TOTAL Cédéao USD 564,86
  2. http://www.endacacid.org/fr/index.php/lancement-du-rapport-annuel-sur-l-etat-du-commerce-en-afrique-de-l-ouest-premiere-edition-2013
  3. Ahmed Mohamed Ghadhi, La longue marche de l'Afrique vers l'intégration, le développement et la modernité politique, L'Harmattan,‎ 2009, 572 p., p. 76
  4. http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5iAVjutFiNxMjNLZd6fFZMANVHAXgD9CJ1TUG0
  5. Article du « Point » du 7 décembre 2010
  6. La Côte d'Ivoire réintégrée dans la CEDEAO après la victoire de Ouattara.
  7. Libération - L'ONU donne 45 jours aux Africains pour préciser leur intervention au Mali - 13 octobre 2012
  8. Alassane Ouattara, nouveau président de la CEDEAO.
  9. Le président ghanéen Mahama élu à la tête de la Cédéao, Le Monde.fr, 29 mars 2014.
  10. Ibrahima Diaby, « Le ghanéen James Victor Gbeho élu Président de la Commission de la CEDEAO », sur Pressafrik,‎ 17 février 2010 (consulté le 3 avril 2010)
  11. Kadré Désiré Ouédraogo, président de la commission de la CEDEAO.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]