Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme

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La Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme (aussi appelée Commission Laurendeau-Dunton) est une commission royale d'enquête instituée par le gouvernement canadien de Lester B. Pearson le 19 juillet, 1963 avec le mandat de « faire enquête et rapport sur l’état présent du bilinguisme et du biculturalisme, et de recommander les mesures à prendre pour que la Confédération canadienne se développe d’après le principe de l’égalité entre les deux peuples qui l’ont fondée, compte tenu de l’apport des autres groupes ethniques à l’enrichissement culturel du Canada, ainsi que les mesures à prendre pour sauvegarder cet apport. ». La commission publia son rapport et ses recommandations en 1969, quelque quatre ans après la publication de son rapport préliminaire d'enquêtes paru le 25 février 1965[1].

Au cours des années 1960, le Canada est témoin de la montée du nationalisme québécois contemporain alors que le nationalisme canadien-français traditionnel perd son attrait auprès des jeunes générations francophones de la province. Le constat d'échec en matière d'égalité des langues anglaises et française au Canada est considéré comme une des raisons principales de la montée d'un mouvement sécessionniste au Québec.

La commission est coprésidée par André Laurendeau, éditeur du quotidien Le Devoir, et Davidson Dunton, président de l'université Carleton.

Dix commissaires représentant les dix provinces du Canada participèrent à la commission qui dura plusieurs années.

Rapport final[modifier | modifier le code]

Le rapport final comprend six volumes[2] :

  • Les langues officielles (1967)
  • L'Éducation (1968)
  • Le monde du travail (statut socio-économique, administration fédérale, secteur privé, 1969)
  • L'apport culturel des autres groupes ethniques (1969)
  • La capitale fédérale (1970)
  • Associations bénévoles (1970)

La commission recommanda que le français et l'anglais soient déclarés langues officielles au niveau fédéral pour tout le Canada et au niveau provincial pour les provinces d'Ontario et du Nouveau-Brunswick. Le rapport suggéra entre autres que les francophones étaient sous-représentés dans la fonction publique et la communauté d'affaires du pays. Des statistiques datant de 1961 sur le salaire moyen des hommes québécois classés selon l'origine ethnique révélèrent aussi que tous les groupes ethniques étaient mieux payés que les francophones à l'exception des québécois d'origine italienne et des Amérindiens.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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