Commission internationale pour les personnes disparues

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Commission internationale pour les personnes disparues
Image illustrative de l'article Commission internationale pour les personnes disparues

Région monde
Création 1996
Type organisation intergouvernementale
Siège Sarajevo
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine
Coordonnées 43° 51′ N 18° 22′ E / 43.85, 18.3643° 51′ N 18° 22′ E / 43.85, 18.36  
Langue(s) anglais
Effectifs 170 (janvier 2007)
président Thomas Miller
directeur général Kathryne Bomberger
Site web http://www.ic-mp.org/

Géolocalisation sur la carte : Europe

(Voir situation sur carte : Europe)
Commission internationale pour les personnes disparues

La Commission internationale des personnes disparues (ICMP) est une organisation intergouvernementale fondée en 1996 qui traite de la question des personnes portées disparues à la suite de conflits armés, les violations des droits de l'homme et les catastrophes naturelles.

Elle est basée à Sarajevo, Bosnie-Herzégovine. Il aide les gouvernements à l'exhumation de charniers et l'identification d'ADN des personnes disparues, fournit un soutien aux associations de familles de personnes disparues, et contribuent à créer des stratégies et des institutions pour rechercher des personnes disparues.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ICMP a été créé à la demande du Président des États-Unis, Bill Clinton en 1996 lors du sommet du G7 à Lyon, en France, pour affronter la question des personnes portées disparues à la suite des différents conflits relatifs à la Bosnie-Herzégovine, à la République de Croatie, et à la République fédérale de Yougoslavie de 1991 à 1995. L'ICMP a d'abord été présidé par l'ancien secrétaire d'État des États-Unis Cyrus Vance, puis par le sénateur américain Bob Dole. L'actuel président de l'ICMP est Thomas Miller.

Bien que basé à Sarajevo, l'ICMP est actuellement engagée dans une zone large d'opérations qui incluent les anciennes zones de conflit dans les Balkans occidentaux et le Moyen-Orient, ainsi que les zones touchées par des catastrophes naturelles, telles que les régions touchées par le tsunami d'Asie du Sud, ou la Louisiane après l'ouragan Katrina. En 2001, à la demande des autorités de New York, l'ICMP a également envoyé deux de ses principaux experts médico-légaux aux États-Unis suite aux attentats du 11 septembre 2001.

L'ICMP dispose actuellement de trois installations médico-légales, dont deux mettant l'accent sur des restes humains liés à la chute de Srebrenica. Ce sont le Podrinje Identification Project (PIP), et le Lukavac Reassociation Centre (LKRC). Le Krajina indentification project (KIP) est la principale structure restant lié à la zone de Sanski Most et Prijedor. L'ICMP a des bureaux à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine), Tuzla (Bosnie-Herzégovine), Banja Luka (Bosnie-Herzégovine), Bagdad et à Erbil (Irak) et Pristina (Kosovo).

À la fin août 2011, les efforts de l'ICMP ont abouti par l'identification de 16,289 personnes de l'ex-Yougoslavie.

En Juin 2008, les Philippines ont été frappée par le Typhon Fengshen qui a causé plus de 1.000 morts. Dans un effort pour aider les Philippines à identifier les personnes qui ont péri à la suite de cette tragédie, Interpol a demander l'assistance de l'ICMP pour leur fournir une assistance, invoquant ainsi pour la première fois un accord[1] qui a été signé entre l'ICMP et Interpol en novembre 2007 pour répondre conjointement à des situations de catastrophe.

Mandat[modifier | modifier le code]

L'ICMP travaille à assurer la coopération des gouvernements et autres autorités à localiser et à identifier les personnes disparues à la suite de catastrophes naturelles, de conflits armés, d'hostilités ou d'autres violations des droits de l'homme. L'ICMP soutient également les travaux d'autres organisations dans leurs efforts, encourage la participation du public à ses activités et contribue au développement des expressions appropriées de commémoration et d'hommage aux disparus. En outre, l'ICMP aide les gouvernements à s'acquitter de leurs obligations en matière de droits de l'homme envers les victimes et ainsi que les membres survivants de leurs familles. Il assure aussi le renforcement des capacités institutionnelles qui favorise à long terme la confiance du public.

Structure[modifier | modifier le code]

L'ICMP est régi par le Conseil des commissaires, qui comprend le président Thomas Miller (Depuis mai 2011)[2], James V. Kimsey (président de 2001 à 2011 et président émérite de courant), Willem Kok, Sa Majesté la Reine Noor de Jordanie, Michael Portillo, Rolf Ekeus et Carolina Barco[3]. Anciens présidents suivants: Bob Dole (président 1997-2001) et Cyrus Vance († président 1996-1997).

Le Directeur général, Mme Kathryne Bomberger, a été nommé par les commissaires en avril 2004 en tant que dirigeant de l'organisation et est responsable de la direction et de la supervision de toutes les activités et programmes dans tous les domaines de fonctionnement. Le 14 juin 2007, Bomberger a été fait Chevalier de la Légion d'honneur par le Président de la France comme "la preuve de l'attention et la reconnaissance du gouvernement français pour le travail de Kathryne Bomberger dans sa mission et pour les réalisations exceptionnelles de l'ICMP"[4].

Suite aux efforts conjoints de l'ICMP et d'Interpol sur l'identification des victime du Typhon Fengshen, le 5 février 2009, une distinction présidentielle[5] a été donné à Kathryne Bomberger pour «son engagement exceptionnel et ses réalisations extraordinaires pour la localisation et l'identification des personnes portées disparues à la suite de catastrophes, naturelles ou d'origine humaine "[6],[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]