Commission internationale de l'éclairage

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Commission Internationale de l’Éclairage

Cadre
Forme juridique ONG
But Échange d'information et standardisation des sujets touchant à l'éclairage, la couleur et la vision.
Zone d’influence Internationale
Fondation
Fondation Août 1913
Origine 4e session de la Commission internationale de photométrie
Identité
Siège Vienne, Autriche
Structure Comités nationaux chapeauté par un bureau élu par les présidents de comités.
Présidente Ann Webb
Vice-présidents Yiping Cui, S. Venkataramani, Marc Fontoynont, (Publications) Teresa Goodman, (Technique) Yoshihiro Ohno, (Standardisation) Axel Stockmar
Secrétaire Yoshiki Nakamura
Trésorier Lorne A. Whitehead
Méthode Publications scientifiques
Représentativité Prééminente dans le domaine de standardisation (ISO)
Site web http://www.cie.co.at/index.php

La Commission internationale de l'éclairage (CIE) est une organisation internationale dédiée à la lumière, l'éclairage, la couleur, les espaces de couleur. Elle a été fondée à Berlin en 1913 et est actuellement basée à Vienne en Autriche[1].

Cette commission a été créée pour caractériser rationnellement les couleurs des lumières telles que les voit le cerveau humain. Pour ce faire elle a mené des expériences systématiques de comparaison de couleurs par de nombreux observateurs de manière à définir un observateur moyen.

Ces expériences ont été interprétées dans le cadre de la définition physique des lumières comme ondes électromagnétiques contenant des longueurs d'onde comprises entre approximativement 380 et 780 nanomètres (milliardièmes de mètres). Cet intervalle correspond aux différentes couleurs de l'arc-en-ciel entre le violet et le rouge ou, plus précisément, aux couleurs de décomposition de la lumière blanche par le prisme. Une longueur d'onde caractérise donc une couleur pure (une teinte dans le système TSL) tandis que son intensité lumineuse caractérise sa luminosité ou valeur.

Organisation[modifier | modifier le code]

La Commission internationale de l'éclairage se répartit en sept divisions :

Études et normes dans les domaines de la photométrie, la colorimétrie, le rendu des couleurs, la performance visuelle et l'évaluation visuelle de la lumière et l'éclairage[2] ;

  • Division 2 : Mesure physique de la lumière et des radiations. Critères de conception (ainsi que les calculs afférents) à destination de l'éclairage intérieur des bâtiments[3] ;
  • Division 3 : Environnement intérieur et conception de l'éclairage[4] ;
  • Division 4 : Éclairage et signalisation pour les transports. Étudie les procédures et prépare des guides pour l´étude de l´éclairage des zones de travaux extérieurs, pour l´éclairage de sécurité, pour l´éclairage par projecteur, pour l´éclairage des zones piétonnes et autres zones urbaines sans circulation motorisée, les zones destinées aux sports et à la récréation ainsi que l´éclairage des mines[5] ;
  • Division 5 : Éclairage extérieur et autres applications[6] ;
  • Division 6 : Photobiologie et photochimie[7] ;
  • Division 8 : Technologie de l'image[8].

qui se répartissent en comités nationaux :

  • pour la France : CIE-France ;
  • pour la Belgique : Belgian Institute on Illumination (IBE-BIV)[9] ;
  • pour le Canada : Canadian National Committee of the CIE[10] ;
  • pour la Suisse : Schweizerisches Nationalkomitee der CIE[11].

Exemples d'applications[modifier | modifier le code]

Systèmes colorimétriques[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Les résultats les plus connus des études de la CIE concernent la rationalisation des systèmes colorimétriques en fonction des couleurs distinguées dans la vision diurne. En physique, l'ensemble des lumières colorées contient toutes les ondes électromagnétiques dont les longueurs d'onde sont comprises entre 380 nm et 780 nm environ (voir Spectre visible) et leurs superpositions.

La rétine de l’œil contient trois types de récepteurs de couleurs appelés cônes qui correspondent chacun à une gamme de couleurs. Il est ainsi possible d'interpréter toute couleur visible comme une superposition de trois couleurs (trichromatisme). Il existe donc beaucoup moins de couleurs au sens perceptif que de couleurs au sens physique (voir Métamérisme).

Étant donné un système trichromatique quelconque des équations linéaires permettent de construire une multitude de systèmes qui ne sont pas nécessairement équivalents car ils ne couvrent pas tous le même ensemble de couleurs (gamut). En 1931 la CIE a donc formalisé deux espaces de couleur qui ont été chacun à l'origine d'une famille utilisée par les professionnels. L'un, CIE RGB, a l'avantage de la simplicité payé par un gamut limité ; il est utilisé avec ses dérivés pour la description des appareils. L'autre, CIE XYZ, paie par une certaine abstraction une représentation exhaustive des couleurs visibles ; sous une forme légèrement modifiée, il est utile en particulier pour la gestion de la couleur, transmission d'informations entre des appareils ayant des gamuts différents.

Systèmes RGB[modifier | modifier le code]

De manière relativement arbitraire mais précise, la CIE a caractérisé sous la forme de l'espace CIE RGB le système naturel Rouge Vert Bleu. Il s'appuie sur des couleurs qui correspondent approximativement aux maximums de réponse de chacun des trois types de cônes. Dans ce but elle a demandé à des observateurs d'ajuster les intensités à donner aux trois couleurs pour que leur superposition reproduise une couleur donnée. Ce système est additif conformément aux lois de Grassmann selon lesquelles les caractéristiques d'une lumière obtenue en superposant deux lumières sont approximativement égales aux sommes des caractéristiques individuelles.

D'autres organismes ont alors créé des systèmes légèrement différents (voir Rouge vert bleu) en modifiant le point blanc et les trois couleurs primaires. En gros, ils ont remplacé le vert-jaune de CIE RGB par une teinte plus verte, tout en diminuant les saturations.

Espace XYZ et dérivés[modifier | modifier le code]

Tout choix de trois couleurs primaires ne peut conduire qu'à un sous-ensemble des couleurs visibles. Pour cette raison la CIE a inventé à partir des mêmes données expérimentales l'espace CIE XYZ, plus abstrait, qui est à la base de toute la colorimétrie [14]. À la différence des systèmes RGB ce système, ainsi que ses dérivés, est indépendant de l'appareil.

Le système CIE xyY associe à la luminance Y deux paramètres de chrominance (x,y) qui caractérisent la couleur indépendamment de l'intensité. C'est la présentation la plus parlante de l'ensemble des couleurs.

L'espace XYZ a été adapté à de nombreux problèmes concrets, le résultat le plus élaboré étant L*a*b* qui représente mieux la perception des différences de couleurs mais n'est plus additif.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]