Commission internationale de coopération intellectuelle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Bien que cela ne soit pas indiqué dans le pacte de la Société des Nations, celle-ci s'occupait de la diffusion d'un idéal dans la sphère politique, de l'échange de biens matériels, et également du renforcement des relations intellectuelles entre les pays. Dès 1920, l'Assemblée de la SDN envisage la possibilité de fonder une organisation technique attachée à la SDN : l'Organisation de Coopération intellectuelle (OCI), qui comprendrait la Commission internationale de Coopération intellectuelle (CICI) puis l'Institut international de Coopération intellectuelle (IICI). En , la SDN adopte une proposition française pour la constitution d'un organisme destiné à renforcer la collaboration des nations dans le domaine du travail intellectuel (Il s'agit de promouvoir les échanges entre scientifiques, universitaires, artistes et intellectuels) et à consolider l'action en faveur de la paix tout en suscitant un esprit international.

La Commission internationale de coopération intellectuelle (CICI) a été officiellement créée en , son comité de direction compte de 12 à 19 personnalités, la première session a lieu en août 1922, sous la présidence de Henri Bergson ; son travail s'est poursuivi jusqu'en 1946 jusqu’à ce qu'elle soit remplacée par l'Unesco[1].

Cette commission, qui rassemblait de grandes personnalités comme Albert Einstein, Marie Curie, Béla Bartók, Thomas Mann, Salvador de Madariaga, Robert Andrews Millikan, Gilbert Murray, Devendra N. Bannerjea, Paul Valéry[2], a été d'abord présidée par le philosophe Henri Bergson dont l'adjoint était Julien Luchaire.

En remplacement d'Albert Einstein, Hendrik Antoon Lorentz est nommé membre de la CICI en 1923 et, en 1925 il succède à Henri Bergson à la présidence de la CICI.

L'Institut International de Coopération Intellectuelle[modifier | modifier le code]

L'Institut International de Coopération Intellectuelle ou IICI est créé en 1924 à Paris, sous les auspices du gouvernement français, il est juridiquement l'organe exécutif de la CICI et est administré par elle. Il est officiellement inauguré le . Il a trois directeurs successifs, de nationalité française :

L’IICI est dans une relative autonomie vis-à-vis de la Société des Nations et il entretient des relations diplomatiques avec les États membres de la SDN. Ces États créent des Commissions nationales de Coopération intellectuelle et nomment des délégués chargés de représenter leurs intérêts auprès de l’IICI. En 1939, 44 délégués et 45 Commissions nationales travaillent avec l’IICI. Celui-ci est fermé de 1940 à 1944. Il rouvre en février 1945, et, jusqu’à 1946, l'Unesco héritant alors de ses fonctions.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]