Commission Internationale pour l'Exploration Scientifique de la Méditerranée

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La Commission Internationale pour l’Exploration Scientifique de la Méditerranée (CIESM) est une commission créée en 1919 à Madrid pour la recherche scientifique en Méditerranée. Cette organisation a été fondée par neuf pays riverains de cette mer, puis s'est étoffée par l'adhésion de tous les pays qui y exerçant des recherches scientifiques. L'actuelle CIESM a pour but de le développement de la coopération scientifique en favorisant l'utilisation internationale des institutions de recherche nationales.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur la proposition de l'italien Vinciguerra qui trouvait opportun de promouvoir l'exploration océanographique de la mer Méditerranée pour la pêche, le 9e Congrès International de géographie à Genève entérine le principe d'une commission ad hoc[1] qui s'est réunie la première fois à Monaco, le 30 mars 1910 sous la présidence du prince Albert Ier de Monaco dans les locaux du musée océanographique qui venait d'être inauguré. Deux principes d'apparence contradictoire y sont apparus, d'une part la nécessité de libérer la Commission de toute ingérence politique et d'autre part que les pays soient représentés au niveau gouvernemental de façon à ce que les avis scientifiques de la commission soient davantage pris en compte.

La réunion suivante de février 1914 a entériné le fait que tous les États riverains de la Méditerranée et la mer Noire devaient pouvoir être membres. La réunion suivante, prévue en Espagne, n'a pas eu lieu du fait de la Première Guerre mondiale. L'assemblée constituante du CIESM s'est donc déroulée à Madrid en novembre 1919 à la suite d'une réunion préparatoire en juin à Paris. Le roi Alphonse XIII d'Espagne en fut le premier président[2]. La réunion fondatrice s'est déroulée avec des représentants de l'Égypte, l'Espagne, la France, la Grèce, l'Italie, Monaco, la Roumanie, la Tunisie et la Turquie.

De cette date à 1939, plusieurs observatoires ont été fondés autour de la Méditerranée et de la mer Noire, des navires de recherche notamment français et italiens sont affrétés. Une revue est éditée. Des rapports annuels sont publiés. La travaux de la commission sont suspendus pendant la Seconde Guerre mondiale et les réunions reprennent en 1951 à l'Institut océanographique de Paris. En 1964, la réunion de la commission de la CIESM rend compte des problèmes de pollution marine. En 1992, adhèrent la Croatie, la Slovénie et l'Ukraine. En 1996 la CIESM se restructure en six commissions thématiques. En 1998, le SCIESM prend en compte la menace des espèces exotiques envahissantes comme l'algue Caulerpa taxifolia en créant un groupe d'étude spécialisé. En 2004, le Portugal adhère à son tour.

Organisation actuelle[modifier | modifier le code]

Il y a 23 pays adhérant en 2008. Certains ne sont pas riverains mais effectuent des recherches en Méditerranée et mer Noire. Ce sont : l'Algérie, l'Allemagne, Chypre, la Croatie, l'Égypte, l'Espagne, la France, la Grèce, Israël, l'Italie, le Liban, Malte, le Maroc, Monaco, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie, la Suisse, la Syrie, la Tunisie, la Turquie, l'Ukraine et le Monténégro.

La CIESM est constitué de plusieurs comités thématiques et d'un secrétariat général qui les coordonne. Les six comités scientifiques de la CIESM organisent des recherches, colloques et échanges sur des thèmes différents. Ils se rencontrent trois fois par an. La commission organise des conférences et met en place des programmes d'aide pour les chercheurs des pays défavorisés. La CIESM se réunit le plus souvent au Musée océanographique de Monaco mais siège à l'Institut océanographique de Paris.

Le budget de 2008 était de 910 000 [3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]