Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) est une commission régionale de l'ONU fondé en 1948 par résolution du Conseil Économique et Social (alors nommée CEPAL, elle sera rebaptisée CEPALC en 1984). En espagnol : Cepal ou Comisión Económica para América Latina; en anglais UNECLAC United Nations Economic Commission for Latin America and the Caribbean. La Cépalc publie des statistiques économiques de référence sur l'Amérique latine.

Son siège se trouve à Santiago (Chili). Deux sièges sous-régionaux se trouvent à Mexico pour l'Amérique centrale et à Port-d'Espagne pour les Caraïbes. Des bureaux nationaux sont présents à Buenos Aires, Brasilia, Montevideo et Bogota, avec un bureau de liaison à Washington DC.

La CEPAL est à l'origine des stratégies de développement d'industrialisation par substitution aux importations (ISI) dans les pays d'Amérique latine au cours des années 1960. Prônant un protectionnisme sélectif sur les importations du reste du monde, elle a favorisé l'industrialisation de ces pays (le Brésil voit sa part de l'industrie dans le PIB passer de 10% en 1949 à 40% en 1975[1], bien que ce pays ait entamé le processus d'ISI avant la création de la CEPAL) notamment par l'intégration régionale (Communauté andine des Nations en 1969), pour compenser les effets de réduction de la taille des marchés dus au protectionnisme. Pourtant, du fait de la place trop importante donnée à l'industrie dans ces modèles de développement, ceux-ci se solderont généralement par des échecs, les unités de production étant surdimensionnées par rapport aux pays. Le brésilien Celso Furtado a été l'économiste phare de ces mesures[2],[3].

États membres[modifier | modifier le code]

Membres[modifier | modifier le code]

Associés[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Le 31 août 2012, la Martinique et la Guadeloupe sont admises en tant qu'états associées de la CEPALC lors de la 34e session de la CEPALC à El Salvador[4]. Cette adhésion a été permise grâce à l'avis favorable émis par Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères de la république française quelques semaines plus tôt.

Publications[modifier | modifier le code]

Annuellement elle publie l'Annuaire statistique de l'Amérique Latine et des Caraïbes [1], en anglais et en espagnol, contenant les principaux indicateurs macroéconomiques de la région.

Les autres publications de référence sont (liens en anglais et en espagnol):

  • Bilan préliminaire de l'Amérique Latine et des Caraïbes [2]
  • Étude économique de l'Amérique Latine et des Caraïbes[3]
  • Investissements étrangers en Amérique Latine et les Caraïbes [4]
  • Panorama social de l'Amérique Latine [5]
  • Panorama de l'insertion internationale de l'Amérique latine et les Caraïbes [6]

La CEPAL publie également des études de conjoncture économique, des rapports et des revues scientifiques.

Liste des revues et cahiers :

  • Revue de la CEPAL (en anglais et en espagnol) [7]
  • Revue Notes de la population [8]
  • Observatoire démographique [9]
  • Bulletin de la Fédération du Commerce et du Transport en Amérique Latine (en anglais et en espagnol) [10]
  • Notes de la CEPAL (en anglais, portugais et espagnol) [11]
  • Bulletin CEPAL/OIT [12]
  • Cahiers de la CEPAL [13]
  • Cahiers statistiques de la CEPAL [14]

La plupart des ouvrages d'économie publiés par la CEPAL (en espagnol, portugais ou anglais) sont mis à disposition dans un catalogue contenant des dizaines de références scientifiques [15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacky Buffet, Industrialisation et développement au Brésil: 1500-2000, 91-149 p.
  2. « C.E.P.A.L. (Commission économique pour l'Amérique latine) », sur Encyclopaedia Universalis
  3. (es) « La CEPAL y el Modelo ISI »
  4. La Martinique et la Guadeloupe admises à la CEPALC

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]