Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives
| Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives | |
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| Création | 18 octobre 1945 |
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| Siège | Paris (siège social) Gif-sur-Yvette (siège administratif) |
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| Directeur | Bernard Bigot, administrateur général |
| Disciplines | Énergie nucléaire Défense et sécurité Télécommunications Recherche fondamentale |
| Chercheurs statutaires | 15 867 employés |
| Site web | http://www.cea.fr/ |
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Le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA)[1] est un organisme public de recherche scientifique français dans les domaines de l’énergie, de la défense, des technologies de l'information, des sciences de la vie et de la santé, implanté sur dix sites en France. Longtemps appelé Commissariat à l'énergie atomique (CEA), il a changé de nom pour Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA)[2],[3] à la suite de la loi no 2010-237 de finances rectificatives pour 2010, promulguée le 9 mars 2010.
Les principaux centres de recherche sont implantés à Saclay,Fontenay-aux-Roses (Île-de-France), Marcoule, Cadarache (Provence) et Grenoble.
Le CEA est un établissement public industriel et commercial[4] (EPIC). Il a pour mission principale de développer les applications de l'énergie nucléaire dans les domaines scientifique, industriel, et de la défense nationale. En 2011, il employait 15 867 salariés, et son budget annuel était 4,3 milliards d'euros[5].
Sommaire |
Organisation [modifier]
Il dispose d'une organisation matricielle composées de directions opérationnelles et de directions fonctionnelles.
Les cinq grandes directions opérationnelles (directeur) sont:
- direction de l'énergie nucléaire - DEN (Christophe Behar) ;
- direction des applications militaires - DAM (Daniel Verwaerde) ;
- direction de la recherche technologique - DRT (Jean Therme) ;
- direction des sciences de la matière - DSM (Gabriele Fioni) ;
- direction des sciences du vivant - DSV (Gilles Bloch).
Le CEA est actionnaire majoritaire d’Areva, pour le compte de l'état, société qui réunit plusieurs filiales dont Areva NC (ex-Cogema) et Areva NP (ex-Framatome).
Le CEA est également actionnaire de :
- CEA Investissement, société spécialisée dans l'investissement en capital de pré-amorçage, laquelle est notamment actionnaire d'Avenium Consulting, société spécialisée dans la commercialisation de licences,
- Co-courtage nucléaire, société spécialisée dans le courtage d'assurances spécifiques au domaine du nucléaire.
Historique [modifier]
Le CEA est créé le 18 octobre 1945 par Charles de Gaulle avec à sa tête Frédéric Joliot-Curie (haut-commissaire à l’énergie atomique) et Raoul Dautry (administrateur général). Cet organisme est destiné à poursuivre des recherches scientifiques et techniques en vue de l’utilisation de l’énergie nucléaire dans les domaines de la science (notamment les applications médicales), de l’industrie (électricité) et de la défense nationale.
La pile Zoé, une pile atomique à eau lourde construite par l’équipe de Joliot-Curie au fort de Châtillon (Fontenay-aux-Roses), diverge en 1948.
Joliot-Curie, qui est membre du parti communiste français, lance l’appel de Stockholm contre la bombe atomique. En avril 1950, il est révoqué de son poste de haut-commissaire par Georges Bidault. Francis Perrin le remplace.
Après le départ de Joliot-Curie, le CEA, jusque là dominé par les scientifiques et la recherche fondamentale, se lance dans les applications militaires et civiles de l’énergie atomique. Même si le gouvernement n’a pas encore pris la décision de construire une bombe atomique, tout est mis en œuvre pour se doter des moyens de la construire.
En 1952, le centre d’études nucléaires de Saclay est ouvert sur un terrain de 271 hectares en plein plateau de Saclay.
À Marcoule, sont successivement construits les réacteurs G1 (1956), G2 (1959) et G3 (1960) de type Uranium Naturel-Graphite-Gaz (UNGG). Une usine pour extraire le plutonium du combustible usagé est également construite. Grâce à ces installations, la France peut réaliser son premier essai nucléaire dans le Sahara en 1960,« Gerboise bleue », seulement deux ans après que la décision officielle ait été prise.
À Pierrelatte, une usine d’enrichissement de l'uranium à usage militaire est construite.
À Chinon, le CEA et EDF collaborent à la construction des réacteurs EDF 1 (1962, 68 MW), EDF 2 (1965, 200 MW) et EDF 3 (1967, 500 MW) de type UNGG.
La guerre des filières de réacteurs oppose le CEA et EDF : le premier est partisan de la filière française Uranium Naturel Graphite Gaz tandis que le second défend la filière des réacteurs à eau pressurisée (Pressurised Water Reactor) du constructeur américain Westinghouse. En novembre1969, le gouvernement tranche en faveur d’EDF et décide la construction d’une centrale à eau pressurisée à Fessenheim.
En 1973, la première centrale prototype réacteur nucléaire à neutrons rapides et à caloporteur sodium Phénix est mise en service à Marcoule.
En 1976, le gouvernement français passe commande de Superphénix.
En 1985, la centrale nucléaire de Brennilis, prototype modéré par l'eau lourde, est arrêtée définitivement.
En 1997, le gouvernement français annonce que Superphénix sera abandonné.
En 2001, la filiale CEA Industries fusionne avec Framatome et la Cogema pour former un nouveau groupe dénommé Areva.
En 2007, le Genoscope et le Centre national de génotypage sont rattachés au CEA au sein d'un nouvel institut dénommé Institut de génomique[6].
Début 2009, Le CEA, Intel, le GENCI et l'Université de Versailles Saint Quentin annoncent la création d'un laboratoire commun, Exascale Computing Research, dédié aux logiciels pour les supercalculateurs de prochaine génération dont la puissance devrait atteindre l'exaflops (1000 petaflops)[7].
Le 14 décembre 2009, dans son discours sur le Grand emprunt, le Président de la République Nicolas Sarkozy annonce une réforme importante du CEA qui doit devenir le « Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives »[8] en réponse à une suggestion de la commission Juppé-Rocard qui préconisait la création d'une Agence pour les énergies renouvelables. L'élargissement des missions et le changement de nom sont officialisés par la loi de finance rectificative (parue au Journal Officiel du 10 mars 2010[9]) qui transforme le CEA en Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives. Cette décision traduit la volonté de l'exécutif d'équilibrer les efforts de recherche entre le nucléaire et les énergies renouvelables, selon la règle affichée du « un euro pour le nucléaire, [...] un euro pour la recherche sur les énergies renouvelables »[8]. L'acronyme officiel initialement pressenti CEA2 n'a finalement pas été retenu et est resté CEA.
Gouvernance [modifier]
Hauts-commissaires [modifier]
- Frédéric Joliot-Curie (1945-1950), nommé par Charles de Gaulle
- Francis Perrin (1950-1970), nommé en 1950 par Vincent Auriol, renouvelé en 1956 par René Coty, en 1961 et 1966 par Charles de Gaulle
- Jacques Yvon (1970-1975), nommé par Georges Pompidou
- Jean Teillac (1975-1993), nommé en 1975 par Valéry Giscard d’Estaing, renouvelé en 1981 par François Mitterrand
- Robert Dautray (1993-1998), nommé par François Mitterrand
- René Pellat (1998-2003), nommé par Jacques Chirac
- Bernard Bigot (2003-2009), nommé par Jacques Chirac
- Catherine Cesarsky (2009-2012), nommée par Nicolas Sarkozy
- Yves Bréchet (2012-), nommé par François Hollande
Administrateurs généraux [modifier]
- Raoul Dautry (1945-1951), nommé par Charles de Gaulle
- Pierre Guillaumat (1951-1958), nommé par René Pleven
- Pierre Couture (1958-1963), nommé par Charles de Gaulle
- Robert Hirsch (1963-1970), nommé par Charles de Gaulle
- André Giraud (1970-1978), nommé par Georges Pompidou
- Michel Pecqueur (1978-1983), nommé par Valéry Giscard d’Estaing
- Gérard Renon (1983-1986), nommé par François Mitterrand
- Jean-Pierre Capron (1986-1989), nommé par François Mitterrand
- Philippe Rouvillois (1989-1995), nommé par François Mitterrand
- Yannick d'Escatha (1995-1999), nommé par Jacques Chirac
- Pascal Colombani (2000-2002), nommé par Jacques Chirac
- Alain Bugat (2003-2009), nommé par Jacques Chirac
- Bernard Bigot (2009-), nommé par Nicolas Sarkozy
Comité de l'énergie atomique [modifier]
Le Comité de l'énergie atomique arrête le programme de recherche, de fabrication et de travaux du commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives[10]. Il est composé de :
- Bernard Bigot, administrateur général du CEA
- Agnès Buzyn, présidente de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire
- Yves Bréchet, haut commissaire à l'énergie atomique
- Pierre-Franck Chevet, directeur général de l'énergie et du climat du Ministère de l'Écologie
- Laurent Collet-Billon, délégué général pour l'armement (Direction générale de l'Armement)
- Julien Dubertret, directeur du budget
- Bernard Dupraz, délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la défense
- Alain Fuchs, président-directeur général du Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
- Édouard Guillaud, chef d'état-major des armées
- Philippe Josse, directeur du budget
- Marcel Jurien de la Gravière, délégué à la sûreté nucléaire
- Jacqueline Lecourtier, Directrice générale de l'Agence Nationale de la Recherche
- Luc Oursel, président d'Areva
- Christian Piotre, secrétaire général du ministère de la Défense
- Henri Proglio, président d'Électricité de France
- Jacques Prost, directeur général de l'ESPCI ParisTech, membre de l'Académie des sciences[11]
- Luc Rousseau, directeur de la compétitivité du Ministère de l'Économie
- Pierre Sellal, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et européennes
- Ronan Stéphan, directeur général pour la recherche et l'innovation
Visiting comittee [modifier]
Le Visiting comittee est constitué d’experts internationalement reconnus et est chargé de fournir un point de vue sur les stratégies et les orientations de la recherche du CEA.
- David Andelman, université de Tel Aviv
- Giovanni Ciccotti, université de Rome La Sapienza
- Thomas Ebbesen, université de Strasbourg
- Antoine Georges, École polytechnique et Collège de France
- Serge Haroche, prix Nobel 2012, Collège de France et École normale supérieure
- Jacques Livage, université Pierre-et-Marie-Curie
- Krishnaswamy Ravi-Chandar, université du Texas
- Burton Richter, prix Nobel 1976, Centre de l'accélérateur linéaire de Stanford
- Marshall Stoneham, University College de Londres
- Horst Stormer, prix Nobel 1998, université Columbia
- Sune Svanberg, université de Lund
Le CEA en quelques chiffres [modifier]
- 10 centres de recherche
- 52 unités mixtes de recherche (UMR)
- 55 accords cadres avec les universités et écoles
- Plus de 650 dépôts de brevets prioritaires
- 26 Equipex (équipements d'excellence)
- 16 Labex (laboratoires d'excellence)
- Près de 150 start-up depuis 1984 dans le secteur des technologies innovantes
- Plus de 530 projets européens obtenus avec la participation du CEA dans le cadre du 7e PCRD depuis 2007
- 31 pôles de compétitivité auxquels participe le CEA dont 11 mondiaux ou à vocation mondiale
Centres de recherche [modifier]
- Saclay (Essonne) et le laboratoire national associé GANIL à Caen - Calvados
- Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), sur le site de l’ancien Fort de Châtillon
- Marcoule (Gard) (regroupé avec le site CEA de Pierrelatte/Tricastin)[12]
- Site nucléaire du Tricastin ou site de Pierrelatte (Drôme)
- Cadarache (Bouches-du-Rhône)
- Grenoble (Isère)
- Bruyères-le-Châtel (Essonne)
- Moronvilliers (fermeture annoncée pour 2016, pour le moment rattaché au site de Bruyères)
- Le CESTA (Le Barp, Gironde)
- Valduc (Côte-d’Or)
- Le Ripault (Indre-et-Loire)
- Évry (Essonne)
- Gramat (Lot)
- Limeil-Brévannes (fermé)
- Fort de Vaujours (fermé)
Applications civiles [modifier]
- Cadarache (Bouches-du-Rhône) ; recherches sur l'énergie nucléaire, fission et fusion (site d'implantation d'ITER).
- Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) ; recherches en sciences du vivant et en robotique.
- Évry (Essonne) ; recherches en génomique environnementale.
- Grenoble (Isère) ; recherches en microélectronique LETI, matériaux et nouvelles technologies de l'énergie LITEN, recherche fondamentale en physique, biologie et chimie (en particulier, nano-sciences, cryogénie) INAC.
- Saclay (Essonne) ; recherches sur l'énergie nucléaire, recherche fondamentale (en particulier, astrophysique, astro-particules, physique des particules élémentaires, physique nucléaire IRFU), IRAMIS, (INSTN).
- Marcoule (Gard) ; recherches sur le cycle du combustible nucléaire et la gestion des déchets radioactifs. Depuis le 10 avril 2005, un parcours de découverte et d'information sur la radioactivité, nommé le Visiatome, a ouvert ses portes au public à Marcoule.
Direction des Applications Militaires (DAM) [modifier]
- Le CESTA, Le Barp (Gironde) ; le centre d'études scientifiques et techniques d'Aquitaine est dédié à l'architecture industrielle des armes ainsi qu'aux lasers de puissance.
- Le centre d'études du Ripault (commune de Monts, Indre-et-Loire) ; études sur matériaux non-nucléaires (explosifs chimiques, matériaux spéciaux).
- Le centre de Valduc (Côte-d'Or) ; études de neutronique et de criticité, production de sous-ensembles.
- Le centre DAM Île-de-France (B3), Bruyères-le-Châtel (Essonne) ; programme simulation, études amont de physique des armes, surveillance de l'environnement (notamment sismique) dans le cadre du traité international d'interdiction des essais nucléaires. Jusqu'en 1995 le centre était aussi responsable de la préparation d'engins expérimentaux pour les essais nucléaires au CEP ;
- Le Polygone d'essais de Moronvilliers, sur la commune de Pontfaverger-Moronvilliers (Marne) ; Ce site est rattaché au centre DAM Île-de-France. Radiographie d'expériences de détonique (phase froide, c'est-à-dire non nucléaire), par la machine de radiographie flash Airix dont il n'existe qu'un seul autre exemplaire dans le monde : le DARHT situé à Los Alamos, États-Unis.
- Le centre de Gramat (Lot) : ex-centre de la DGA, centre de référence pour l'évaluation de la vulnérabilité des systèmes d'armes aux effets des armes nucléaires et conventionnelles[13].
- Villacoublay : jusqu'en 1993, Centre mixte Direction des Essais/DIRCEN (Direction des centres d'expérimentations nucléaires), ensuite transférer Montlhéry jusqu'en 1997.
- Vaujours : jusqu'en 1997, le fort de Vaujours abritait un centre de recherche de la DAM spécialisé en détonique (avec essais réels) et engins ainsi qu'en simulation.
- Limeil-Brévannes : jusqu'en 1999, le fort de Limeil abritait un centre de la DAM
Exemples d'activités [modifier]
Acteur majeur de la recherche, du développement et de l'innovation, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives intervient dans quatre grands domaines : les énergies bas carbone (nucléaire et renouvelables), les technologies pour l’information et les technologies pour la santé, les Très grandes infrastructures de recherche (TGIR), la défense et la sécurité globale. Pour chacun de ces quatre grands domaines, le CEA s’appuie sur une recherche fondamentale d’excellence et assure un rôle de soutien à l’industrie. Son nouveau logo (2012) reflète d'ailleurs ceci avec la mention "De la recherche à l'industrie".
Participation aux pôles de compétitivité [modifier]
Le CEA est impliqué dans[14] :
- 5 des 6 pôles de compétitivité mondiaux (il ne participe pas au pôle transactions électroniques sécurisées).
- un pôle à vocation mondiale,
- 8 pôles à vocation nationale et régionale.
Par ailleurs, le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives est signataire du Pacte PME.
Ingénierie informatique [modifier]
Le CEA a une activité importante d'ingénierie informatique pour la gestion des ressources numériques. Il s'agit d'une activité traditionnelle (CISI) destinée à fournir la puissance de calcul nécessaire aux études et recherches. La DAM dispose du centre de calcul le plus puissant d'Europe en 2011.
Le CEA archive les projets réalisés sous forme numérique. Cette capitalisation des connaissances (on parle plutôt maintenant de gestion des connaissances) a pour objectif une réutilisation de l'expérience acquise, sur les différentes filières de réacteurs nucléaires (réacteurs à neutrons rapides...).
Le CEA participe à ARISTOTE sur les technologies de l'information et de la communication, avec la Bibliothèque nationale de France, le Centre Européen de Recherche et de Formation Avancée pour le Calcul Scientifique [1], le Centre Informatique National de l'Enseignement Supérieur CINES, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement CIRAD, le CNES, EDF R&D, l'École polytechnique, l'IFP, l'IFREMER, l'INRETS, l'INRIA, l'INSERM, Météo-France, l'ONERA et Telecom Management Paris Sud, ex. Institut National des Télécommunications (Evry) L’adhésion de l’INT couvre également l’ENIC (Lille).
Le CEA participe avec le CNES et la Bibliothèque nationale de France à des réflexions sur la pérennisation et la communication de l'information numérique (voir OAIS).
Recherche « post-Fukushima » sur la sécurité nucléaire [modifier]
Suite à la catastrophe de Fukushima, et dans le cadre du Plan d’action de l’AIEA sur la sûreté nucléaire[15] et de la conférence ministérielle post-Fukushima de l’AIEA (décembre 2012), le CEA a inclus dans son programme de recherche sur la sûreté des réacteurs des thèmes liés aux retours d'expérience des accidents successifs de Fukushima et du nouveau Guide de sûreté de l'AIEA[16] publié en 2012.
En 2012, les programmes de recherches du CEA dans ce domaine ciblent :
- Une meilleure évaluation de l'aléa sismique et de ses conséquences[17] ;
- Le comportement du combustible en situation d'accident[17] ;
- La compréhension et modélisation des déflagration et détonation d'hydrogène et les moyens de prévenir ce risque[17] ;
- Les moyens de refroidir un corium et de stopper sa progression « en cuve et hors cuve réduisant ainsi le risque de percement du radier »[17] ;
- Le comportement des produits de fission de l'UO2 et du MOX selon leur volatilité[17].
Notes et références [modifier]
- http://www.legifrance.gouv.fr/affichSarde.do;jsessionid=B1FF5C6DF6EC37F16B19CD4831363281.tpdjo12v_3?reprise=true&page=1&idSarde=SARDOBJT000007104934&ordre=null&nature=null&g=ls
- Le Président de la République annonce le changement de nom du CEA, sur http://www.cea.fr, CEA, 2009. Consulté le 27 janvier 2010.
- Le Commissariat à l'énergie atomique élargit son champ aux énergies alternatives, sur http://www.lesechos.fr, Les Echos, 2009. Consulté le 12 février 2010.
- En réalité le CEA est un établissement de recherche à caractère scientifique, technique et industriel, constituant à lui seul une catégorie distincte d'établissement public de l'État et relevant de la classification EPIC. Son statut est fixé par le code de la recherche établi par l'Ordonnance 2004-545 du 11 juin 2004, abrogeant et remplaçant l'Ordonnance constitutive du 18 octobre 1945.
- Direction de la communication, « CEA - Rapport annuel 2011 », sur http://www.cea.fr, CEA, 2011. Consulté le 26 octobre 2012.
- L'institut de Génomique, CEA Direction des sciences du vivant. Consulté le 28 mai 2009
- Pierrick Arlot, « Supercalcul : Intel investit dans un laboratoire français », sur http://www.electronique.biz, ElectroniqueS, 2009. Consulté le 27 janvier 2010
- http://www.cea.fr/le_cea/actualites/cea_changement_de_nom-27985
- Article 9 de la Loi no 2010-237 du 9 mars 2010 de finances rectificative pour 2010 (1)
- Décret n°70-878 du 29 septembre 1970 relatif au commissariat à l'énergie atomique
- Biographie de Jacques Prost
- http://nucleaire.cea.fr/fr/rechercher2.htm
- DGA/COMM/Bruno Daffix, « Le centre d’études de Gramat rejoint le CEA », sur http://www.defense.gouv.fr, DGA/COMM, 2010. Consulté le 27 janvier 2010
- Les 14 pôles de compétitivité dans lesquels le CEA est impliqué, site officiel du CEA
- Plan commandé en Juin 2011 par la Conférence ministérielle sur la sûreté nucléaire, adopté en Septembre 2011 par le Conseil des gouverneurs de l'AIEA puis approuvé par la 55ème conférence générale par l'ensemble des États-membres (mise en œuvre et Progrès réalisés mi-2012 ; Rapport du Directeur général, ref : GOV/INF/2012/11-GC(56)/INF/5 ; 28 août 2012). Ce plan inclut les tests de résistance réalisés en Europe et une analyse des retours d'expérience de la catastrophe de Fukushima, de la gestion de cette crise, avec l'ambition d'une coopération internationale renforcée
- Establishing the Safety Infrastructure for a Nuclear Power Programme ; no SSG-16 de la collection Normes de sûreté de l’AIEA
- Philippe Billot (2012), Science of nuclear safety post-Fukushima Research at the CEA in the field of safety in 2nd and 3rd generation light water reactors La recherche au CEA dans le domaine de la sûreté des réacteurs à eau légère de 2ème et 3ème génération ; Science of nuclear safety post-Fukushima ; Volume 13, Issue 4, May 2012, Pages 340–351 ; http://dx.doi.org/10.1016/j.crhy.2012.03.008 (résumé)
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Simulation (programme nucléaire)
- TERA-10
- Laser Mégajoule
- LSCE (laboratoire de sciences du climat et de l'environnement)
- GANIL (laboratoire commun au CEA et au CNRS)
- Sherpa (robot)
- Minatec (Institut européen des micro et nanotechnologies)
- Groupe INTRA
Liens externes [modifier]
- CEA, site officiel
- Visiatome
- Grand Accélérateur National d'Ions Lourds, CEA/DSM-CNRS/IN2P3, site officiel
- Le Genoscope
Bibliographie [modifier]
- Bertrand Goldschmidt, Le Complexe atomique : histoire politique de l’énergie nucléaire, Fayard, 1980
- Gabrielle Hecht, Le rayonnement de la France : Énergie nucléaire et identité nationale après la Seconde Guerre mondiale, La Découverte, 2004
- Marie-José Lovérini, L’Atome de la recherche à l’industrie : le Commissariat à l’énergie atomique, Gallimard, 1996
- Jean-François Picard, Alain Beltran et Martine Bungener, Histoire de l’EDF : comment se sont prises les décisions de 1946 à nos jours, Dunod, 1985