Comme un roman

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Comme un roman est un essai de Daniel Pennac paru en 1992 aux éditions Gallimard[1].

Cet essai se veut à la fois un hymne et une désacralisation de la lecture, ainsi qu'une invitation à réfléchir à la manière pédagogique d'appréhender la lecture, et une critique des techniques, exigences et recommandations de l'éducation nationale.

Sommaire

[modifier] Les quatre parties de l'essai

Comme un roman est découpé en quatre parties :

[modifier] Naissance de l'alchimiste

Daniel Pennac nous conte à sa façon l'apprentissage progressif de la lecture et les raisons de la fascination qui peut accompagner une telle découverte. Il émet aussi des hypothèses sur les causes de la perte progressive de l'envie de lire chez l'enfant. Il expose aussi le fait que les parents forcent l'enfant à lire non pas au nom du plaisir mais de l'apprentissage. Dans la forme, Pennac décrit tout cela avec sensibilité et humour afin de toucher chaque lecteur dans son histoire personnelle.

[modifier] Il faut lire (le dogme)

C'est dans cette partie que l'auteur se montre très critique face à certains clichés et certaines façons d'enseigner, lesquelles sont apparemment inadaptées au but apparent des pédagogies officielles et/ou habituelles, c'est-à-dire d'essayer de susciter le goût de la lecture. Daniel Pennac désacralise aussi la lecture en en faisant un objet de plaisir et non un instrument de torture.Il essaie de faire comprendre aux lecteurs que la lecture n'est pas que source d'ennui mais une source de plaisir.

[modifier] Donner à lire

Suite logique de la partie précédente, Daniel Pennac donne ici quelques exemples d'alternatives et d'ouvertures, pas forcément des conseils mais plutôt des preuves que d'autres processus sont possibles et que rien n'est désespéré, même avec un jeune adolescent apparemment buté.

[modifier] Le qu'en-lira-t-on (ou les droits imprescriptibles du lecteur)

Pennac établit là une liste de droits du lecteur qui permet à chacun de déculpabiliser, d'oublier une quelconque hiérarchie de lecture (et de lecteurs) et donc de s'adonner à sa façon et à son rythme à cette pratique avec une liberté absolue. Les droits sont les suivants:

  1. « Le droit de ne pas lire. »
  2. « Le droit de sauter des pages. »
  3. « Le droit de ne pas finir un livre. »
  4. « Le droit de relire. »
  5. « Le droit de lire n'importe quoi. »
  6. « Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible). »
  7. « Le droit de lire n'importe où. »
  8. « Le droit de grappiller. »
  9. « Le droit de lire à haute voix. »
  10. « Le droit de nous taire. »
  • « Le verbe lire ne supporte pas l'impératif. Aversion qu'il partage avec quelques autres : le verbe "aimer"… le verbe "rêver"… »

[modifier] Notes et références

  1. puis en format poche dans la collection Folio le 21 avril 1995 - ISBN 2070388905.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes