Comitat (Hongrie)

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Hongrie
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Cet article fait partie de la série sur la
politique de la Hongrie,
sous-série sur la politique.


v · d · m

Le comitat (megye, /ˈmɛʝɛ/), parfois désigné en français sous le terme de département, est la subdivision politique intermédiaire entre l'Etat et les localités en Hongrie. Au nombre de 19, on y ajoute traditionnellement Budapest, qui bénéficie cependant d'un statut particulier. Les comitats maillent le territoire hongrois de manière contigu. En raison de la centralisation politico-administrative de la Hongrie, les compétences des collectivités comitales (megyei önkormányzat) restent très limitées. Celles-ci concernent les services qui s'appliquent sur l'ensemble du territoire comital, les établissements scolaires secondaires (collèges), les établissements médicaux spécialisés ainsi qu'un rôle de coordination de l'aménagement du territoire. De plus, elles ne s'appliquent pas aux villes de droit comital qui disposent de leur propre conseil comital (megyei közgyűlés) superposée au conseil local. Le comitat correspond au niveau NUTS 3 de la nomenclature d'unités territoriales statistiques européenne.

La loi LXV de 1990 sur les collectivités territoriales (helyi önkormányzat) est considérée comme l'un des actes juridiques les plus importants de la transition post-communiste car elle redéfinit profondément le maillage administratif de la Hongrie avec comme objectif la création d'un système de démocratie locale en total rupture avec le système communiste. Il s'agit alors de redistribuer les différentes compétences administratives de façon à réduire substantiellement le pouvoir des comitats, considérés alors comme les pivots de l'ancienne nomenclature administrative socialiste. Ils sont alors cantonnés à un simple rôle de coordination des politiques à l'échelle comitale ou à la prise en charge de services d'intérêt comital. Ils perdent notamment le pouvoir de prélever des taxes locales et d'en redistribuer les recettes sur l'ensemble de leur territoire. L'affaiblissement du niveau administratif intermédiaire aboutit de fait à l'accroissement de la concentration administrative à l'échelon national car les localités sont trop fragmentées pour pouvoir endosser les politiques d'aménagement du territoire ou d'investissement économique[1].

Sommaire

[modifier] Les comitats

Nom du comitat Chef-lieu Superficie
(km²)
Population Population
densité
Localités
Bács-Kiskun Kecskemét 8,445 541,584 64 119
Baranya Pécs 4,430 402,260 91 301
Békés Békéscsaba 5,631 392,845 70 75
Borsod-Abaúj-Zemplén Miskolc 7,247 739,143 102 355
Csongrád Szeged 4,263 425,785 100 60
Fejér Székesfehérvár 4,359 428,579 98 108
Győr-Moson-Sopron Győr 4,208 440,138 105 182
Hajdú-Bihar Debrecen 6,211 550,265 89 82
Heves Eger 3,637 323,769 89 119
Jász-Nagykun-Szolnok Szolnok 5,582 413,174 74 75
Komárom-Esztergom Tatabánya 2,265 315,886 139 76
Nógrád Salgótarján 2,546 218,218 86 129
Pest Budapest 6,393 1,124,395 176 186
Somogy Kaposvár 6,036 334,065 55 244
Szabolcs-Szatmár-Bereg Nyíregyháza 5,936 583,564 98 228
Tolna Szekszárd 3,703 247,287 67 108
Vas Szombathely 3,336 266,342 80 216
Veszprém Veszprém 4,493 368,519 82 217
Zala Zalaegerszeg 3,784 269,705 78 257

[modifier] Les villes de droit comital

Chaque chef-lieu de comitat est une ville de droit comital (megyei jogú város) et il s'y ajoute cinq autres villes de plus de 50 000 habitant:

[modifier] Les collectivités des minorités

Il existe 13 minorités nationales, ethniques et religieuses reconnues officiellement par la loi en Hongrie. La loi de 1993 leur donne le droit de voter à l'échelle nationale ainsi qu'à l'échelon de chaque collectivité territoriale (comitats et localités) pour leurs propres représentants. Ces derniers forment des collectivités des minorités (kisebbségi önkormányzat) qui disposent de compétences particulières pour fixer le calendrier de leurs fêtes et célébrations, contribuer à la préservation de leurs traditions et participer à l'éducation publique. Ces collectivités particulières peuvent ainsi gérer des théâtres publics, des bibliothèques, des institutions scientifiques et artistiques, attribuer des bourses d'étude et dispenser de services en direction de leur communauté (aides juridiques notamment).

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Notes et références

[modifier] Références

  1. Les politiques de renouvellement urbain des villes d’Europe centrale illustrées par la réhabilitation de quartiers existants : Budapest, ANAH et Caisse des dépôts et consignations, Paris, Rapport, [lire en ligne (page consultée le 13/12/2011)], 2009.
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