Comité national breton

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le 3 juillet 1940, au « Congrès » de Pontivy, François Debeauvais et Olier Mordrel créent le Comité national breton, et établissent un manifeste de dix-huit points, dit Programme de Pontivy. Il décide aussi l’édition d’une nouvelle revue l’Heure Bretonne. 201 numéros paraîtront entre juillet 1940 et juin 1944 (son premier rédacteur sera Morvan Lebesque, puis Jean Merrien jusqu'en décembre 1940).

Contexte[modifier | modifier le code]

Le choix de Pontivy n'est pas anodin, car c'est dans cette ville qu'aurait dû se tenir le dernier congrès du Parti national breton en 1939 que la police avait interdit. Peu de personne (environ 200 dont 80 prisonniers libérés) participèrent à cette réunion. De nombreux militants étaient encore détenus dans les camps, d'autres comme le peintre Paul Durivaut avaient trouvé la mort sur les champs de bataille. Quelques jours plutôt, Mordrel et Debeauvais, auxquels s'étaient joint Marcel Guieysse et Célestin Lainé, s'étaient réunis pour former ce CNB, dont Debauvais est élu président à l'unanimité. Le poste de vice-président devait échoir à Olier Mordrel, mais ce poste fut supprimé par la majorité des membres, suite à une demande de Célestin Lainé qui ne voyait pas son utilité. Cette intrigue intérieure expliquera 4 mois plus tard des changements dans l'organisation du parti et l'éviction de Mordrel.

Discours[modifier | modifier le code]

Debauvais, Guieysse et Lainé prirent tour à tour la parole après que Marcel Planiol, le juriste du PNB, eut rappelé les titres de gloire de chacun[réf. nécessaire]. Mordrel proclamera la déclaration de Pontivy, où il est spécifié que "Le Conseil National breton, organe représentatif des Bretons, soucieux du bien collectif et de l'honneur de leur peuple, agirait à l'heure choisie par lui pour doter la Bretagne d'un État national, dans son cadre naturel et dans l'esprit de sa tradition, afin qu'elle put vivre enfin en nation organisée, libre de ses aspirations et maîtresse de ses intérêts" et que "le statut international de l'État breton, la nature de ses relations avec la France et l'Allemagne seraient définis par des accords, librement discutés dans le cadre des possibilités offertes par les nouvelles conditions générales". Les objectifs principaux de la future Constitution se trouveront exposé, dans le "Programme de Pontivy", que devait reproduire l'Heure Bretonne dans son premier numéro du 14 juillet 1940.

Épilogue[modifier | modifier le code]

Les militants se dispersèrent en fin d'après-midi. Des membres d'un patronage huèrent une partie des nationalistes, et poursuivis par les membres du service d'ordre, entonnèrent la "Marseillaise" à bonne distance. Célestin Lainé prit officiellement possession du château des Rohan, qu'il transforma en caserne pour héberger les premiers membres de sa future légion bretonne, soit une quarantaine de personnes.

Notes et références[modifier | modifier le code]