Comité Rueff-Armand

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Le comité Rueff-Armand est un comité formé le 13 novembre 1959, alors que débutait la Cinquième République au début de la présidence de Charles de Gaulle.

« La mission confiée à Jacques Rueff et à Louis Armand était de réfléchir et de rendre avis et propositions sur « la suppression des obstacles à l'expansion économique[1]. »

Le comité remit son rapport au premier ministre Michel Debré le 21 juillet 1960[2].

Sommaire

[modifier] Présentation

La présidence du Comité était assurée par L'économiste libéral Jacques Rueff

celui-ci vient de finir le plan Pinay-Rueff d'assainissement des finances publiques pour lutter contre l'inflation, qui débouchera sur la création du « nouveau franc » le 1er janvier 1960.

La co-présidence revenait à l'ingénieur Louis Armand.

celui-ci met en œuvre la modernisation de la SNCF.

Le secrétaire général : Michel Albert.

Au total, la commission est constituée par un collège de seize experts et de hauts fonctionnaires, comme Jean Maheu.

Le rapport final, baptisé « Plan Rueff-Armand », connut à l'époque un grand retentissement :

Il proposait de nombreuses mesures pour lever les obstacles structurels au développement de l'économie française, en particulier les obstacles règlementaires.

De façon générale, il s'agissait selon l'économiste Jacques Delpla « d'une charge contre le malthusianisme et le contingentement dont souffrait l'économie française »[3].

Il fut cependant très partiellement et très progressivement appliqué.

Plus tard, certaines de ces mesures figurent à nouveau dans le rapport de la « Commission Attali », car jamais encore appliquées[4].
Pour Michel-Pierre Chélini, professeur à l'université d'Arras, le rapport Rueff-Armand a plus servi de « référence morale qu’opératoire »[5].
Plus durement, le directeur de la rédaction des Echos, Erik Izraelewicz, considère qu'il a rejoint la longue liste des « rapports sans suite »[6].

Les travaux de la commission Rueff-Armand restent de ce fait une référence importante dans le débat politique français ;

[modifier] Notes et références

  1. Le comité Rueff-Armand : un remords récurrent », Paul Fabra, Les Échos, 18 janvier 2008
  2. Vrai-Faux, Démocratie Libérale
  3. Un retour inattendu aux sources du « gaullisme libéral », Le Figaro, 20 novembre 2007
  4. Didier Chantel dans L'Est républicain, 19 janvier 2008
  5. Michel-Pierre Chélini, Le plan de stabilisation Pinay-Rueff, 1958, Revue d'histoire moderne et contemporaine, N°48-4 2001/4
  6. Attali, ce qu'il dit, Erik Izraelewicz, 21 janvier 2008

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • Georges Lacan, Le comité Rueff-Armand et ses retombées immédiates (1959-1961), une tentative prématurée de modernisation, thèse de 2002

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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