Comino

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Comino
Kemmuna (mt)
Situation de l'île de Comino dans l'état maltais
Situation de l'île de Comino dans l'état maltais
Géographie
Pays Malte Malte
Archipel Malte
Localisation Mer Méditerranée
Coordonnées 36° 00′ 41″ N 14° 20′ 11″ E / 36.011478, 14.336472 ()36° 00′ 41″ N 14° 20′ 11″ E / 36.011478, 14.336472 ()  
Superficie 2,7 km2
Géologie Île continentale
Administration
Conseil local Għajnsielem
Démographie
Population 4 hab. (2006)
Densité 1,48 hab./km2
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+01:00

Géolocalisation sur la carte : Malte

(Voir situation sur carte : Malte)
Comino
Comino
Îles de Malte

Comino (Maltais: Kemmuna) est la troisième île (par superficie) de l'archipel maltais. Elle est située entre Malte et Gozo, les deux autres îles habitées de l'archipel, isolé d'elles par deux détroits : celui de Malte, large de deux kilomètres, et celui de Gozo, large de 850 mètres.
Son nom vient du mot cumin (kemmuna en maltais), une des rares plantes qui parvienne à croître sur un sol aride.
Dépendant administrativement de la municipalité de Għajnsielem, dans le sud-est de Gozo, elle ne compte qu'une poignée de résidents permanents (un policier, un curé et deux gardiens), le reste étant essentiellement constitué par les touristes qui fréquentent notamment le luxueux hôtel Blue Lagoon, situé sur la côte ouest, face à l'îlot de Cominotto, dont elle est séparée par le détroit de Fliegu.
Aujourd'hui, Comino est un sanctuaire animalier et une réserve naturelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comino est connu pour avoir été habité par des fermiers pendant la Période romaine ; cependant, pendant de longues périodes de son histoire, l'île a été partiellement peuplée ou entièrement abandonnée. Son littoral déchiqueté est tracé par des falaises calcaires à pic et pointillé par des cavernes profondes qui étaient populaires auprès des pirates et des maraudeurs durant le Moyen Âge. Les cavernes et les criques de Comino étaient fréquemment utilisés comme des relais pour des raids sur des bateaux malchanceux se croisant entre Malte et Gozo. Dans des années qui suivirent, l'Ordre de Malte a utilisé cette île comme terrain de chasse et récréatif. Les Chevaliers étaient, avec acharnement, protecteurs du jeu local, pour la chasse au sanglier et aux lièvres (Maltais : fenek tal-grixti) : en ce qui concerne la condamnation, les braconniers étaient assujettis à une pénalité de trois ans comme esclave de galère[1].

Aux XVIe siècle et XVIIe siècle, Comino servi de lieu d'emprisonnement ou d'exil pour les chevaliers errants. Les chevaliers qui étaient reconnus coupables de délits étaient de temps en temps condamnés à la tâche solitaire et dangereuse de faire fonctionner la Tour Sainte-Marie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Tour Sainte-Marie[modifier | modifier le code]

it-Torri ta' Santa Marija on Comino, built 1618

La Tour Sainte Marie, est la structure la plus visible de l'île. Sa construction date de 1416, quand les maltais ont adressé une pétition à leur roi Alphonse V d'Aragon, afin de construire une tour sur Comino dans le sud-ouest de l'île, en face du port de Cirkewwa, pour servir de premier système d'alarme en cas d'invasion et dissuader les Turcs, pirates, contrebandiers et corsaires d'utiliser Comino comme cachette et d'organiser des sorties dévastatrices sur les îles sœurs de Malte et Gozo[2].

Deux ans plus tard, pour lever des fonds pour ce projet, le roi préleva une taxe spéciale sur l'importation du vin, mais détourna de l'argent dans ses coffres ; l'île est restée non défendue pendant deux cents autres années[3].

Finalement, en 1618 l'Ordre de Malte sous le Grand Maître Wignacourt a érigé la Tour Sainte-Marie (Maltais : it-Torri ta' Santa Marija), située approximativement dans le centre de la côte sud de l'île[4]. La tour faisait partie d'une chaîne de tours défensives - Wignacourt, Lascaris et Tours De Redin - situées à des points stratégiques le long du littoral des îles maltaises et servant de moyens de communications très améliorés entre Malte et Gozo.

La tour est une grande construction, avec quatre tourelles en coin, situées environ 80 mètres au-dessus du niveau de la mer. Haute de 12 mètres, la tour possède des murs de 6 mètres d'épaisseur et est surélevée sur une plate-forme et une plinthe d'approximativement 8 mètres de haut[5].

Pendant le Blocus français (1798–1800), la Tour Sainte-Marie a servi de prison pour les personnes soupçonnées d'espionnage. En 1829, l'armée britannique abandonna le site. Pendant plusieurs décennies, on l'a considéré comme étant la propriété des autorités civiles locales et peut avoir été utilisé comme un hôpital d'isolement, ou même comme un enclos d'hivernage pour les animaux de la ferme[5].

La tour est redevenue active tant pendant la Première Guerre mondiale que pendant la Seconde Guerre mondiale. Depuis 1982, la tour est la propriété des Forces Armées de Malte. Elle sert aujourd'hui de poste de surveillance et de relais afin de se prémunir contre la contrebande et le braconnage d'oiseaux migrateurs.

La Tour Sainte-Marie a subi une vaste restauration entre 2002 et 2004 et reste aujourd'hui la structure la plus connue de Comino et un lieu de promenade touristique apprécié.

La chapelle[modifier | modifier le code]

Une minuscule chapelle de l'Église catholique romaine consacrée à la Sainte Famille à son retour d'Égypte, est située au-dessus de la Baie de Santa Marija.

Construite en 1618 et agrandie en 1667 puis à nouveau en 1716, la chapelle était à l'origine consacrée à l'Annonciation. Elle a été désacralisée et re-consacrée au moins une fois dans son histoire, quand Comino était dépourvu de résidents. Le tout premier rapport d'une chapelle sur ce site date du XIIe siècle et peut être vu sur une carte de navigation de cette même période, situé dans le National Maritime Museum et l'Observatoire royal de Greenwich à Londres[6].

La messe est célébrée dans la chapelle les samedi soir et dimanche matin pour les résidents, le personnel hôtelier et des touristes.

La batterie de Sainte-Marie[modifier | modifier le code]

Construite en 1716, en même temps que divers autres batteries autour du littoral de Malte, elle est située face au canal du Sud de Comino. C'est une structure semi-circulaire avec un certain nombre de meurtrières faisant face à la mer. La batterie abrite toujours deux canons de 24 livres restant dans un état de conservation (?) principalement en raison de son emplacement éloigné. À l'origine son armement inclut quatre canons de 6 livres.

En 1996, la batterie fut restaurée par l'organisation de conservation du patrimoine maltais, Din l-Art Ħelwa. Une structure défensive supplémentaire a été construite en 1716 sur la côte du nord de Comino, appelée Sainte Marie Redoubt, cependant elle a été démolie par la suite[7].

Les casernes[modifier | modifier le code]

Les Chevaliers ont aussi construit sur Comino des casernes. Au début du XXe siècle, ces casernes étaient périodiquement utilisées comme isolement hospitalier[8].

L'Hôtel Comino et les bungalows[modifier | modifier le code]

L'hôtel, établi durant les années 1960, avec ses deux plages privées, se situe au-dessus la Baie de Niklaw San. Il y a aussi des bungalows pour les vacances dans la baie de Santa Marija.

Le lagon bleu[modifier | modifier le code]

Le chenal situé entre Comino et l'îlot de Cominotto a des eaux magnifiques ce qui lui vaut le surnom de Lagon bleu.

La porcherie[modifier | modifier le code]

La seule autre entreprise commerciale sur Comino était une porcherie. Aujourd'hui fermée, elle était située sur la partie isolée au sud-est de l'île. Son but était la reproduction sélective, après que tous les porcs de Malte furent détruits pour stopper une épidémie de fièvre aphteuse.

Le commissariat de police[modifier | modifier le code]

On trouve un commissariat de police, situé entre les bungalows et la chapelle.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]