Combat de Shipu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Combat de Shipu
Plan du combat de Shipu
Plan du combat de Shipu
Informations générales
Date 14-15 février 1885
Lieu Baie de Shipu (Zhejiang, Chine)
Issue Victoire des Français
Belligérants
Drapeau de la France France Drapeau : Chine Empire de Chine
Commandants
Drapeau : France Amédée Courbet Drapeau : Chine amiral Wu Ankang
Forces en présence
Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française :
Marine impériale chinoise :
Pertes
1 tué 1 frégate et 1 sloop coulés
Plusieurs tués
Guerre franco-chinoise
Batailles
Expédition du Tonkin · Bac Ninh · Fuzhou · Keelung · Tamsui · Kep · Shipu · Zhenhai · Lang Son (1re) · Nui Bop · Tuyen Quang · Yu Oc · Hoa Moc · Phu Lam Tao · Bang Bo · 2e Lang Son · Pescadores
Cette boîte : voir • disc. • mod.
Coordonnées 29° 11′ 06″ N 121° 54′ 50″ E / 29.185, 121.9138888929° 11′ 06″ Nord 121° 54′ 50″ Est / 29.185, 121.91388889  

Géolocalisation sur la carte : Chine

(Voir situation sur carte : Chine)
 Différences entre dessin et blasonnement : Combat de Shipu.

Le combat de Shipu (en chinois 石浦沉船事件) est un engagement naval survenu dans la nuit du 14 au 15 février 1885, dans la baie de Shipu (Zhejiang, Chine) dans le cadre de la guerre franco-chinoise de 1883-1885.

La bataille[modifier | modifier le code]

Les différents affrontements qui ont lieu pendant le conflit.

Lors de la bataille de Fuzhou, l'escadre française de l'amiral Courbet ayant détruit la plus grande partie de la flotte chinoise, celle-ci ne possédait plus que cinq grandes unités : trois croiseurs modernes et rapides construits en Allemagne et deux frégates plus lentes, la Yuyuan et la Chengqing. Ces bâtiments mouillaient à Shanghai et étaient totalement inaccessibles à leurs adversaires.

À la fin de janvier 1885, l'amiral Amédée Courbet ayant appris que ces navires avaient pris la mer, décida de se lancer à leur poursuite. Le 11 février, les vaisseaux chinois sont aperçus, cinglant vers la baie de Shipu.

Il apparait très vite que les trois croiseurs étaient plus rapides que les navires français ; en revanche, il n'en était pas de même pour les frégates. Elles se réfugièrent dans la baie, protégée par des batteries d'artillerie alors que les croiseurs continuaient leur route.

Courbet prend la décision d'attaquer.

Dans la nuit du 14 au 15 février, deux canots à vapeur armés de torpilles, respectivement commandés par le capitaine de frégate Palma Gourdon, commandant en second du Bayard et chef de cette expédition, et par le lieutenant de vaisseau Émile Duboc, quittent le Bayard, navire amiral de la flotte française et s'engagent dans la baie, guidés un temps par la vedette et la baleinière du Bayard. À 3 h 30 du matin, ils lancent leurs torpilles sur la Yuyuan qui, touchée, riposte de toutes ses pièces. Elle manque les assaillants, mais atteint en revanche la Chengqing, qui lui réplique. Les canons chinois terminent ce que les Français ont commencé et les deux frégates s'entre-détruisent et coulent, tandis que les batteries terrestres ouvrent le feu sur tout le monde.

Le succès est total pour les attaquants qui ne déplorent qu'un mort lors du combat.

Navires français présents à Shipu[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Étienne Taillemite, Histoire ignorée de la Marine française, éditions Perrin, 2003 (ISBN 2-262-02050-7)
  • Émile Duboc, L'Affaire De Sheï-Poo, Henri Gautier éditeur, Paris - Bibliothèque De Souvenirs & Récits Militaires, no 63
  • Paul Chack, Marins de ma bordée, chapitre 3, Éditions de France, Paris, 1942

Articles connexes[modifier | modifier le code]