Quatrième bataille de Benghazi

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Bataille de Benghazi
Informations générales
Date 16 mai 2014
Lieu Benghazi
Issue disputée
Belligérants
Drapeau de la Libye Armée nationale libyenne Flag of Ansar al-Sharia (Libya).svg Ansar al-Charia
ShababFlag.svg Brigade du 17 février
Commandants
Khalifa Belqasim Haftar • Muhammad al-Zahawi
Pertes
au moins 6 morts[2]
(selon le général Haftar)
au moins 60 morts[2]
(selon le général Haftar)
79 morts[1]
141 blessés[1]
(selon le ministère de la Santé)
Rébellion salafiste au Maghreb
Guerre civile libyenne de 2014
Batailles
3e Sebha · 3e Benghazi · Attentat d'Al-Srir · 4e Sebha · 4e Benghazi · Aéroport de Tripoli · 5e Benghazi · Kikla
Coordonnées 32° 07′ 00″ N 20° 04′ 00″ E / 32.116666666667, 20.06666666666732° 07′ 00″ Nord 20° 04′ 00″ Est / 32.116666666667, 20.066666666667  

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La quatrième bataille de Benghazi se déroule lors de la rébellion salafiste au Maghreb et de la guerre civile libyenne de 2014. Elle oppose les partisans du général Khalifa Haftar à des brigades islamistes.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le 16 mai 2014, des affrontements éclatent à Benghazi, entre d'anciens rebelles de la guerre civile de 2011. Les affrontements opposent d'un côté les partisans du général à la retraite Khalifa Belqasim Haftar, regroupés sous le nom d'« Armée nationale libyenne », et de l'autre la Brigade du 17 février et les salafistes d'Ansar al-Charia[3],[4].

Le général Haftar déclare que son objectif est de rétablir la légitimité de l'État libyen. Cependant, cette offensive n'est par approuvée par le gouvernement libyen, qui donne l'ordre à l'armée régulière de contrôler tous les groupes armés opérant dans Benghazi[3]. Le chef d'état-major de l'armée libyenne, Abdessalem Jadallah, appelle « l'armée et les révolutionnaires à s'opposer à tout groupe armé qui tente de contrôler Benghazi par la force des armes »[4].

Le 16 mai, des miliciens du général Haftar, soutenus par des hélicoptères, attaquent des positions d'Ansar al-Charia[3]. Des unités de l'aviation libyenne rallient également les forces du général Haftar; des avions bombardent alors des positions d'Ansar al-Charia et de la Brigade du 17 février, une brigade islamiste. Ces derniers ripostent par des tirs de canons anti-aériens[5].

Les affrontements ont lieu à Benghazi, mais aussi dans la région de Sidi Fradj, au sud de la ville[4].

La situation se calme le 17 mai dans l'après-midi, mais le général Haftar déclare que « l'opération va continuer jusqu’à purger Benghazi des terroristes ». Un de ses porte-paroles, le colonel Mohamed Hijazi, publie un communiqué dans lequel il demande aux habitants des quartiers de Guewercha à l'ouest et de Sidi Fradj au sud d'évacuer les lieux. Ces déclarations font craindre l'imminence d'une offensive dans ces quartiers, où les groupes islamistes sont bien implantés[6].

Mais le gouvernement libyen qualifie le général Haftar de « hors-la-loi » et l'accuse de vouloir effectuer un coup d’État. Le président du Congrès général national, Nouri Abou Sahmein, prévient que « tous ceux qui ont participé à cette tentative de coup d’État vont être poursuivis par la justice ». Le général Haftar dément ces accusations et déclare à la presse : « Notre opération n’est pas un coup d'État et notre objectif n’est pas de prendre le pouvoir. [...] Cette opération vise un objectif précis qui est d’éradiquer le terrorisme »[6].

Les pertes[modifier | modifier le code]

Le 16 mai, les violences ont fait 43 morts et plus de 100 blessés selon le ministère de la Santé[2]. Le soir du 17 mai, le ministère de la Santé annonce que le bilan est de 79 morts et 141 blessés[1].

Le 16 mai, le général Haftar affirme de son côté que 6 de ses hommes et 60 islamistes ont été tués[2].

Suites[modifier | modifier le code]

Les combats ont continué aux mois de juin, juillet et août 2014 et se sont par ailleurs étendus à Tripoli près de l'aéroport. Le 26 juillet, les États-Unis font évacuer leur ambassade à Tripoli vers la Tunisie[7]. Le 29 juillet, des groupes armés islamistes dont Ansar al-Sharia s'emparent d'une base militaire à Benghazi qui servait comme quartier général de la brigade de forces spéciales de la brigade Al-Saiqa loyale au général Haftar[8].

Références[modifier | modifier le code]