Colroy-la-Grande

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Colroy.
Colroy-la-Grande
Église et monument aux morts
Église et monument aux morts
Blason de Colroy-la-Grande
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Provenchères-sur-Fave
Intercommunalité Communauté de communes de la Fave
Maire
Mandat
Christian Georges
2014-2020
Code postal 88490
Code commune 88112
Démographie
Gentilé Colréen(ne)s ou Colrégien(ne)s
Population
municipale
550 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 01″ N 7° 06′ 46″ E / 48.3169444444, 7.11277777778 ()48° 19′ 01″ Nord 7° 06′ 46″ Est / 48.3169444444, 7.11277777778 ()  
Altitude 453 m (min. : 408 m) (max. : 790 m)
Superficie 11,86 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Colroy-la-Grande

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Colroy-la-Grande

Colroy-la-Grande est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Colréens ou les Colrégiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est ainsi nommée pour la distinguer de Colroy-la-Roche, commune aujourd'hui alsacienne mais qui resta vosgienne jusqu'en 1871.
Le hameau principal est Le Houssot, proche du col de Saales.Colroy-la-Grande se trouve à 16 km de Saint-Dié et 3 km de Provenchères-sur-Fave.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • le Houssot
  • la Neuveville

Écarts[modifier | modifier le code]

  • l'Amadou
  • la Clanche
  • les Hautes-Prayes
  • les Quatre Maisons
  • Richemont
  • Saint-Abouche
  • la Malgrange
  • le Pré-Badois

Histoire[modifier | modifier le code]

Les hommes de Colroy ont fourni depuis des temps immémoriaux protections et aides de transport aux marchands de la voie des Saulniers. La voie des Saulniers relient alors l'Alsace du Val de Villé à Moyenmoutier et Étival par le col de Saales. Les anciens montagnards les nommaient les rois du col car leur maîtrise technique des chariots et des schlittes, tant en usage qu'en conception et au besoin leur mobilisation collective permettaient de sauver un convoi marchand en perdition.

Le toponyme de Colroy (H. de Courai) semble attesté au moins en 1172. On évoque Colroy-la-Grande au XVIIIe siècle : Collis regia en 1768, Colroy-la-Grande en 1793 et La Grande-Fave sous la Révolution.

Le village de Colroy (collis regia) dépendait du domaine du chapitre de Saint-Dié, et des sires de Barbay.

En 1398, le chapitre de Saint-Dié y prélève quinze muids de blé. En 1400, le maire Aubert Bertei de Colroy prend à cens une ménantille appartenant au chapitre, moyennant cinq gros annuels à la saint Martin d'hiver. Elle est constituée d'une maison, d'un pré et d'un meix.

Le 15 décembre 1491, il y eut un accord fait entre les habitants de Colroy et de Lusse touchant les pâturages, bois, etc.. Les habitants devaient annuellement 29 gros de rente ordinaire.

Colroy a longtemps fait partie de la paroisse de Provenchères. Elle commence son émancipation paroissiale vers 1600. Tout comme Provenchères et Le Beulay, les membres de la communauté ont eu aussi plusieurs seigneurs non comparsonniers et en conséquence plusieurs maires.

La tradition apporte que pendant la Guerre de Trente Ans, un parti de cavaliers brandebourgeois fut détruit par les Français dans un chemin creux allant de Colroy à Lubine : ce chemin se nomme encore aujourd'hui la Creuse des Brandebourgoeois.

La mairie de Colroy-la-Grande appartenait au bailliage de Saint-Dié. L'histoire de la ville est étroitement liée à celle de Lubine. L'église, dédiée à saint Jean-Baptiste, était du diocèse et du doyenné de Saint-Dié. La cure était à la collation du chapitre cathédral. L'église a été bâtie en 1774. La mairie et les écoles datent de 1856.

Colroy-la-Grande, qui faisait partie depuis 1790 du canton de Saales, est une des communes de ce canton restées françaises. Par la loi du 5 avril 1873, elle est entrée dans le canton nouvellement créé de Provenchères-sur-Fave.

Dans le coteau appelé Gros-Rain, se trouvent deux bans de terrains houillers inclinés faiblement vers l'est. Sur le chemin, entre ce village et Lubine, on remarque encore les débris d'anciennes houillères.

Blason Blasonnement :
De sinople à deux sapins d’argent surmontés d’une abeille d’or.
Commentaires : Les sapins indiquent que la commune est boisée à 75 % de forêt de résineux, c’est ce qui explique également pourquoi le champ de l’écu est de sinople. Quant à l’abeille, elle symbolise la grosse exploitation de miel de la localité[1].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Sébastien bâtie en 1630 au bas du village
  • Église Saint-Jean-Baptiste du XVIIIe siècle, bâtie en 1774, de style baroque, et son orgue de François Didier construit entre 1927 et 1930[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 550 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
782 858 876 1 029 1 278 1 205 1 216 1 259 1 107
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 182 1 166 1 343 1 246 1 180 1 141 1 079 1 031 1 030
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
875 667 928 648 655 520 570 543 680
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 -
618 571 635 611 593 587 551 550 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Georgette Blaise UMP Principale de collège retraitée
mars 1989 mars 2001 Jean-Claude Petitdidier sans étiquette  
1977 mars 1989 Mme Peterschmitt PS  
1947 1977 Maurice Lemaire[5] RPF, républicains-sociaux, UNR, UDR Directeur général de la S.N.C.F.
Les données manquantes sont à compléter.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'U.C.G.L.
  2. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 199 à 200
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. 1791-2003, le grand livre des élus vosgiens