Colorful (film)

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne un film d'animation japonais de 2010. Pour le manga de Torajirō Kishi et ses adaptations, voir Colorful.

Colorful

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Logo du film

カラフル
(Karafuru)
Genre Film fantastique, animation
Film d'animation japonais
Réalisateur
Scénariste
Studio d’animation Sunrise
Compositeur
Kō Ōtani
Licence Drapeau du Japon Tōhō
Kazé
Durée 127 minutes
Sortie

Colorful (カラフル, Karafuru?) est un long métrage d'animation fantastique japonais réalisé par Keiichi Hara, sorti en 2010. Le scénario est librement adapté d'un roman d'Eto Mori.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'âme d'une personne morte (dont l'identité n'est pas connue, ainsi que son apparence et sa voix d'origine, s'exprimant par textes japonais) arrive à la gare du train de la mort. Là, un étrange garçon nommé Pura Pura l'informe qu'elle a de la chance : elle a gagné la grande loterie céleste, et va donc avoir une seconde chance parmi les vivants. L'âme est réincarnée dans le corps d'un jeune garçon de 14 ans, Makoto Kobayashi, qui vient de se suicider mais se réveille alors miraculeusement à l'hôpital. L'âme n'est réincarnée que pendant un temps limité, durant lequel elle doit réussir à déterminer quel a été son pire péché au cours de sa vie passée. Elle doit aussi apprendre ce qui a conduit Makoto au suicide et comment tirer parti au mieux de sa seconde vie. Elle est surveillée pendant ce temps par Pura Pura, qui garde une attitude neutre envers elle. L'âme commence par ne pas prendre au sérieux cette nouvelle vie, mais se rend compte, au fil du temps, qu'elle risque de causer du mal non seulement à Makoto mais aussi à son entourage. Petit à petit, l'âme s'attache à Makoto et décide de tout faire pour remporter l'épreuve qui lui est imposée.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre original : カラフル (Karafuru)
  • Titre anglais et français : Colorful
  • Réalisation : Keiichi Hara
  • Scénario : Miho Maruo, d'après le roman d'Eto Mori
  • Direction artistique : Takashi Nakamura
  • Photographie : Koichi Yanai
  • Montage : Toshihiko Kojima
  • Musique : Kō Ōtani
  • Directeur du son : Akira Ôkuma
  • Société de production : Sunrise
  • Société de distribution : Tōhō
  • Pays d'origine : Drapeau du Japon Japon
  • Langue originale : japonais
  • Durée : 127 minutes
  • Date de sortie :

Distribution[modifier | modifier le code]

Voix originales[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Source : Voix françaises sur AnimeLand[1]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Colorful a remporté le prix Mainichi du meilleur film d'animation en 2010 ainsi que la Mention spéciale et le Prix du public au Festival d'Annecy en 2011[2].

Accueil[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Lors de sa sortie en salles en France, le film reçoit un accueil globalement favorable dans la presse. Le site AlloCiné confère au film une moyenne de 3,6 sur 5 fondée sur seize critiques parues dans la presse et sur Internet : neuf d'entre elles attribuent au film une note de 4 sur 5 et sept une note de 3 sur 5[3].

Dans Le Monde[4], Sophie Walon estime que le film (dont elle précise qu'il s'adresse avant tout aux adolescents et aux adultes par les thèmes qu'il aborde : suicide, adultère, prostitution), forme une « adaptation réaliste et sensible du roman d'Eto Mori », une « double quête spirituelle » dont elle apprécie la dimension d'enquête bien menée ; elle conclut que « cette fable poétique douce-amère, avec ses thèmes délicats et sa charge poétique, offre une vision très dure de l'adolescence et du Japon en général mais témoigne, in extremis, d'un bel optimisme. » Dans L'Humanité[5], Vincent Ostria estime que « ce film intelligent et sensible milite pour une réhabilitation de valeurs simples et universelles comme la famille et l’amitié. Mais il le fait sans une once de mièvrerie, en appelant un chat un chat ». Dans Télérama[6], Cécile Mury prévient que le film, « avec ses couleurs pimpantes, ses personnages stylisés en quelques traits façon manga, ses verdoyants décors suburbains, cache bien son jeu », mais révèle un « conte fantastique » abordant le mal-être des adolescents japonais de 2011, dont le quotidien est rendu « à la loupe, avec un soin de miniaturiste », jusqu'à un dénouement porteur d'un message d'espoir « sans mièvrerie, sans excès d'optimisme béat. »

Parmi les critiques en demi-teinte, celle de Marie Pruvost-Delaspre, dans Les Cahiers du cinéma[3], indique qu'« on peut regretter que le film s'égare à trop jouer de la répétition, faisant peser sur le spectateur le quotidien harassant de cette famille. Mais Hara fait preuve d'assez de sensibilité et de grâce pour s'affirmer comme le nouvel espoir de l'animation japonaise. » Dans L'Écran fantastique[3], Nathalie Dassa voit dans Colorful « une œuvre contemplative, certes larmoyante, mais picturale et nostalgique, illustrée par une animation graphiquement sophistiquée et colorée. » Dans Première[3], Frédéric Foubert estime que « Un peu trop languissante pour convaincre sur la distance, cette déambulation élégiaque offre néanmoins aux spectateurs mélancoliques une jolie bulle cotonneuse où se lover. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche du film Colorful », sur AnimeLand (consulté le 26 novembre 2012)
  2. Palmarès 2011 du festival d'Annecy sur le site du festival. Page consultée le 11 novembre 2011.
  3. a, b, c et d Page « Critiques Presse » du film sur AlloCiné. Page consultée le 31 décembre 2011.
  4. Colorful : la réincarnation en couleurs, article de Sophie Walon dans Le Monde le 15 novembre 2011. Page consultée le 31 décembre 2011.
  5. Par ici les sorties, article de Vincent Ostria dans L'Humanité le 16 novembre 2011. Page consultée le 31 décembre 2011.
  6. Critique de Colorful par Cécile Mury dans Télérama le 16 novembre 2011. Page consultée le 31 décembre 2011.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]