Collapsar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vue d'artiste d'une supernova qui crée un sursaut gamma.

Un collapsar (contraction des termes anglais collapse (effondrement) et star (étoile)) désigne le modèle théorique le plus accepté parmi les astrophysiciens pour décrire une étoile massive qui s'effondre et forme un sursaut gamma, puis éventuellement un trou noir stellaire. Ainsi, lorsqu'une étoile a une masse d'au moins 20 à 30 fois celle du Soleil (M_{\odot}), celle-ci, en épuisant son carburant nucléaire, possède une pression interne trop faible pour soutenir la masse même de l'étoile. Dans ce cas, le noyau de l'étoile s'effondre en créant un trou noir[1].

GRB 980425 est le premier sursaut gamma qu'on pourrait associer a l'explosion d'une supernova (SN 1998bw). Il pourrait être le premier exemple d'observation d'un collapsar.

Formation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Supernova à effondrement de cœur.

Après avoir fusionné tous les éléments jusqu'au fer, une étoile massive n'a plus de source d'énergie nucléaire, ce qui rompt l'équilibre statique de cette dernière et entraine l'effondrement des couches supérieures. Il s'ensuit une contraction et un réchauffement de l'étoile (cf. théorème du viriel). Lorsque la température et la pression deviennent suffisamment élevées, le noyau devient instable et s'effondre. Si la masse du noyau effondré dépasse ~3 M_{\odot}, il forme un trou noir[2].

Les rayons gamma seraient créés au moment où l'onde de choc entre en collision avec la matière stellaire au cœur de l'étoile. La rotation de cette dernière canaliserait l'évacuation de ce rayonnement à ses pôles[3].

SWIFT[modifier | modifier le code]

Le satellite de détection de sursaut gamma Swift de la NASA

Jusqu'ici, il n'y a pas d'observation astronomique probante permettant d'évaluer la validité du modèle du collapsar. Les chercheurs misent sur le développement d'instruments pouvant observer dans un large spectre de longueur d'ondes afin d'améliorer leur compréhension de ces phénomènes.

Le satellite américain SWIFT s'inscrit dans cette lignée. Lancé en novembre 2004, ce télescope spatial possède un capteur de rayons gamma (BAT), un détecteur de rayons X (XRT) ainsi qu'un télescope d’observation dans l'ultraviolet et le domaine visible (UVOT). Étant capable de s'orienter rapidement, le satellite peut, après avoir détecté un sursaut gamma, se positionner pour observer ce dernier dans les autres longueurs d'ondes en quelques dizaines de secondes[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Gamma-Ray Bursts - PRIMER: THE COLLAPSAR - FIREBALL MODEL », sur http://www.nasa.gov, Nasa
  2. (en) Karsten Kretschmer, « Collapsar model »
  3. Didier Jamet, « L'affaire des sursauts gamma », sur Ciel des hommes,‎ 24 octobre 2008
  4. Olivier Esslinger, « L'origine des sursauts gamma », sur Astronomie et Astrophysique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]