Collaborationniste
L'adjectif collaborationniste, est utilisé par les historiens pour qualifier ceux qui, dans la France de 1940-1944 éprouvent de la sympathie pour l'Allemagne nazie et sont partisans d'une alliance avec l'Allemagne, alors que le qualificatif de « collaborateur » s'applique à la politique de collaboration avec l'Allemagne menée par les différents gouvernements de Vichy entre 1940 et 1944[1],[2]. Le collaborationnisme est donc plus poussé, puisqu'il vise à la victoire de l'Allemagne considérée comme souhaitable idéologiquement, alors que le mouvement collaborateur vise « seulement » à s'accomoder de la domination allemande considérée comme un état de fait.
Le Rassemblement national populaire de Marcel Déat et le Parti populaire français de Jacques Doriot sont des partis collaborationnistes.
On parle également de « presse collaborationniste », qui soutient les idées des collaborationnistes.
[modifier] Notes et références
- Jean-Pierre Azéma et Olivier Wieviorka, Vichy, 1940-1944, Perrin, chapitre « Les collaborationnistes », p. 84-86.
- Voir l'intervention d'Henri Amouroux dans l'émission Apostrophes, le 1er décembre 1978.