Collégiale de Neuchâtel

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Collégiale de Neuchâtel
Image illustrative de l'article Collégiale de Neuchâtel
La collégiale Notre-Dame de Neuchâtel
Présentation
Culte Protestante
Début de la construction 1190
Fin des travaux 1276 (consécration)
Style dominant Roman et gothique
Protection Bien culturel suisse d'importance nationale
Site web www.collegiale.ch/
Géographie
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Région Canton de Neuchâtel
Département District de Neuchâtel
Commune Neuchâtel
Coordonnées 46° 59′ 30.17″ N 6° 55′ 32.095″ E / 46.9917139, 6.9255819446° 59′ 30.17″ Nord 6° 55′ 32.095″ Est / 46.9917139, 6.92558194  

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Collégiale de Neuchâtel

La collégiale protestante Notre-Dame de Neuchâtel est un édifice religieux du XIIe siècle qui se situe sur la colline du Château de Neuchâtel. Elle surplombe la ville de Neuchâtel.

La Collégiale de Neuchâtel


Construction[modifier | modifier le code]

Le chantier de la Collégiale de Neuchâtel a débuté aux environs de 1190 par le premier des seigneurs de Neuchâtel, Ulrich II.

Ce sont tout d'abord le chœur, le chevet, le bas du transept et les travées à l'est qui ont été construit. Puis le gros de la construction s'est achevé vers ~ 1270-1280 par le pignon ouest de la nef et le porche.

Ainsi, la base de la collégiale est construite selon un style roman rhénan. Puis le style change pour être plus proche du style bourguignon. Notamment le toit couvert de tuiles vernissées, comme en Bourgogne.

Les parties hautes et le cloître sont de style gothique.

Le cloître
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Les tours prévues à l'origine ne sont construites que plus tard : la tour sud dans la seconde moitié du XIIIe siècle et la tour nord lors de la restauration par Léo Châtelain entre 1867 et 1870. C'est également lors de cette restauration qu'ont été ajoutées les flèches sur les tours pour donner un côté néo-gothique à la mode à la fin du XIXe siècle (Léo Châtelain étant très certainement inspiré par les travaux d'Eugène Viollet-le-Duc).

Réforme[modifier | modifier le code]

Avant la réforme, la collégiale était consacrée à Notre-Dame. Elle était desservie par un chapitre de 6 chanoines.

Un des chanoines les plus connus de la collégiale est Saint Guillaume (1150?-1231). C'était un chanoine de Neuchâtel à l'époque de la construction de la partie romane de la Collégiale, vénéré pour des résurrections d'enfants morts-nés le temps de leur baptême, son culte se perpétue jusqu'à la Réforme.

Statue de Guillaume Farel sur l'esplanade de la Collégiale.

La réforme arrive à Neuchâtel par Guillaume Farel. En 1530, une majorité de bourgeois votent la réforme. Le culte catholique est supprimé. Les autels, des tableaux et des statues de la collégiale sont détruits.

Le tympan du portail sud, qui représentait La vierge Marie et deux donateurs, est détruit.

Restauration[modifier | modifier le code]

Quadrilobe du parapet des tours.

Entre 1867 et 1870, Léo Châtelain est mandaté pour restaurer la Collégiale. À cette époque, on ne pratiquait pas les restaurations pour retrouver l'état primaire d'un édifice. On n'hésitait pas à l'embellir. Ainsi, certainement suite à l'inspiration des travaux d'Eugène Viollet-le-Duc, la collégiale de Neuchâtel a été restaurée en lui ajoutant des éléments pour lui donner un style néo-gothique.

Fausse gargouille des tours.

C'est lors de cette restauration que la seconde tour a été construite et que la toiture surnommée « l'éteignoir » (du fait de sa forme) a été remplacée par des flèches en pierre.

Les quadrilobes des parapets ont été démontés et remplacés. Les anciens quadrilobes ont été récupérés, ainsi que d'autres éléments de cette restauration, pour construire le petit château à Boudry, que l'on appelle tour de pierre (l'actuel caveau de dégustation des vins).

Rosace ouest de la collégiale.

Les gargouilles de la collégiale ont également été remplacées par de fausses gargouilles, non percées, qui ne permettent pas l'écoulement de l'eau. Les gargouilles d'origine sont conservées au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel.

La rosace ouest est également une création à l'occasion de cette restauration.

Cénotaphe[modifier | modifier le code]

Cénotaphe des comtes de Neuchâtel dans la Collégiale

Le cénotaphe des comtes de Neuchâtel est un monument à la gloire du comte Louis de Neuchâtel et de sa famille.

Il comporte plusieurs statues polychromes représentant au centre le comte Louis entouré de ses 3 femmes. La femme la plus à gauche ne porte pas de cache-menton, contrairement aux deux autres. Il s'agit donc de la troisième femme du comte Louis, celle avec qui il n'a pas eu d'enfants.

Sur les côté direct du comte et de ses femmes se trouve un couple, un homme à gauche et une femme à droite. Il s'agit probablement des parents du comte Louis. À la base des statues étaient des gisants dressés pour la création du cénotaphe en 1272[citation nécessaire][1]. On reconnait que ce sont des gisants car ils ont des oreillers et les pieds posés sur un lion pour l'homme et un chien pour la femme.

Sur les côtés se trouvent quatre hommes en armures. Il s'agit des trois fils du comte Louis et de son gendre. À l'étage du dessous se trouvent deux femmes en prière, les deux filles du comte Louis.

Sur les côtés en dehors du monument lui-même, il y a d'autres hommes. Ce sont les statues des comtes de Fribourg qui ont succédé la famille de Neuchâtel, ainsi que le comte de Hochberg. (à vérifier)

Le cénotaphe a été restauré une première fois en 1839-40 par Charles Frédéric Louis Marthe.

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Restauration de 2009- 2013[modifier | modifier le code]

Depuis 2009 une restauration d'envergure est en cours. Des fouilles archéologique ont d'abord été effectuées dans le cloître. L'extérieur du bâtiment est en restauration jusqu'en 2012. Puis ce sera l'intérieur qui sera restauré.

Le calendrier de chantier prévoyait de terminer l'extérieur pour les festivités du millénaire de la ville de Neuchâtel en 2011, mais cela n'a pas été possible. En revanche, la présence des échafaudages est l'occasion de visites guidées dans des endroits qui en temps normal sont totalement inaccessible. C'est l'occasion d'observer de nombreux détails des sculptures.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. • Totam machinam ob memoriam fabrefecit. Une étude pluridisciplinaire du tombeau des comtes de Neuchâtel, Revue Historique Neuchâteloise 1997, 3-4

Liens externes[modifier | modifier le code]

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