Collège Calvin

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Collège Calvin
Image illustrative de l'article Collège Calvin
Cour du collège Calvin
Généralités
Création 1559
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Coordonnées 46° 12′ 03″ N 6° 09′ 05″ E / 46.200775, 6.151443 ()46° 12′ 03″ Nord 6° 09′ 05″ Est / 46.200775, 6.151443 ()  
Adresse 2-4, rue Théodore-de-Bèze
1211 Genève
Site internet wwwedu.ge.ch/po/calvin/
Cadre éducatif
Type école de maturité
Pouvoir organisateur Département de l'instruction publique de la République et canton de Genève
Directeur Jacques Fleury (ancien directeur, premier directeur non protestant), Dolorès Meyer, première femme à la tête du Collège depuis 2009
Formation Maturité gymnasiale et bilingue allemande
Localisation

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Le Collège Calvin, fondé en 1559 sous le nom de Collège de Genève, est une école de maturité du canton de Genève situé au numéro 2 de la rue Théodore-de-Bèze dans la vieille-ville de Genève.

Le Collège Calvin est aujourd'hui le plus ancien des Collèges de Genève, le plus prestigieux et selon la légende centenaire serait le Collège le plus huppé.

Fondé par Théodore de Beze et Jean Calvin, le Collège est aujourd'hui une des institutions genevoises les plus prestigieuses, au décor magnifique de par ses salles de classes et son exterieur, ainsi qu'à l'esprit de Calvin encore très frais parmi les élèves.

Histoire[modifier | modifier le code]

Représentation du collège Calvin en 1810

En adhérant à la Réforme protestante, le 21 mai 1536, les Genevois décident de remodeler l'enseignement et de le rendre obligatoire et gratuit. Inspiré par l'exemple des écoles fondées par les Frères de la vie commune et par l'idéal humaniste incarné par Jean Sturm de Strasbourg, fondateur du réputé Gymnase Jean-Sturm à Strasbourg, et son ancien maître Mathurin Cordier, Jean Calvin voit la nécessité de transformer l'institution. C'est le 29 mai 1559 que sont promulguées les Leges Academiae Genevensis[1] (Ordre du Collège de Genève) qui donnent à Genève un établissement d'enseignement secondaire mais aussi une université. Le collège, dirigé par Théodore de Bèze, connaît alors un rapide succès et atteint 2000 élèves en 1566, deux ans après la mort de Calvin, alors que Genève ne compte encore que 15 000 habitants.

Jusqu'au XIXe siècle, le programme demeure pratiquement inchangé. Il faut attendre le XVIIIe siècle pour que les études s'ouvrent aux sciences. Nullement affecté par l'occupation française, le programme ne connaît de changements sensibles que dans les années 1830. Ainsi, l'enseignement des langues vivantes étrangères est introduit et l'on met fin à la pratique des châtiments corporels.

Avec l'introduction de la mixité en 1969, l'ancien collège de Genève prend le nom de collège Calvin et l'ancienne École supérieure de jeunes filles celui de collège Voltaire.

Bâtiments[modifier | modifier le code]

En janvier 1558, les travaux démarrent sous la direction de Pernet Desfosses[2]. Deux mois plus tard, les travaux commencent et, dès le début du mois de novembre, les cours débutent dans l'aile ouest. Le porche de cette aile présente la caractéristique d'une construction de style Renaissance présentant, dans ses ogives, une persistance de la tradition médiévale. Les clés de voûte portent pour leur part des inscriptions en hébreu, grec, français en allemand. Le bâtiment est totalement achevé durant l'année 1559.

En 1560, le Conseil de la République décide l'édification de l'aile sud qui est confiée à Jehan Budé et Ami de Chasteauneuf. Elle concentre toute l'attention car elle doit abriter les premières classes, les logements des lecteurs, l'appartement du principal et la bibliothèque placée dans les combles. Achevé en 1561, sa façade sur cour combine la brique et la pierre sur le modèle de l'architecture de l'époque pratiquée sur les bords de la Loire. Le bas-relief en marbre qui orne cette aile serait quant à lui dû à un élève de Jean Goujon et serait sans doute originaire de France au regard de la couronne entourée de fleurs de lys placée au-dessus des armes de Genève.

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Élèves célèbres[modifier | modifier le code]

Parmi les élèves ayant fréquenté le collège, on notera le grand poète argentin Jorge Luis Borges, l'ancien roi de Belgique Albert II, le fondateur du Comité international de la Croix-Rouge Henri Dunant et le fondateur de l'Institut de droit international Gustave Moynier.Rodolphe Toepffer (1799-1846), Ferdinand de Saussure (1857-1913), Jean Starobinski, l'auteur de "La mascogne", Jerôme Deshusses écrivain, Pierre de Senarclens, Olivier Bouthillier de Beaumont et Jacques Reverdin trois représentants de l'aristocratie protestante, Franco Romano Clara, humaniste catholique, médecin et paléolinguiste; Alain Chevalier, acteur de cinéma ...

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Leges Academiae Genevensis. ; Genevae : Rob. Stephanus, 1559. (OCLC 69016309)
  2. Isabelle Brunier, « Pernet Desfosses » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 9 septembre 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Borgeaud, Une visite de Napoléon Bonaparte au Collège de Calvin. 22 novembre 1797., éd. Imprimerie du Journal de Genève, Genève, 1905 (OCLC 78023928)
  • Adolphe Ferrière, Le collège de l'avenir. Tableau utopique du Collège de Calvin en l'an de grâce 1930, éd. Richter, Genève, 1919 (OCLC 46838642)
  • Jean-Claude Frachebourg, Quatrième centenaire de la mort de Jean Calvin, fondateur du Collège de Genève, éd. Département de l'Instruction publique, Genève, 1964 (OCLC 79797957)
  • Robert Moritz, Reconstitution et restauration des sculptures et inscriptions du péristyle du Collège de Calvin à Genève., éd. F. Rouge & Cie, Lausanne, 1904 (OCLC 80213019)
  • Lanfranco de Lirac. "L'auteur de l'inscription "Ob memoriam illius Perini, Quis cani dedit nomen Calvini"". éd. Abis, Lugano, 2003.

Lien externe[modifier | modifier le code]