Colin Jordan

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John Colin Campbell Jordan connu sous le nom de Colin Jordan, né le 19 juin 1923 à Birmingham et mort le 9 avril 2009[1] à Pateley Bridge (Yorkshire du Nord), est un militant néonazi britannique. Dans les cercles de l'extrême droite britannique des années 1960, Jordan représentait le courant le plus ouvertement nazi, qui se revendiquait explicitement du Troisième Reich.

À travers des organisations comme le National Socialist Movement (en) ou le World Union of National Socialists, Jordan prônait un « nazisme universel » pan-Aryen.

A la fin de sa vie, bien que n'étant plus affilié à aucun parti, Jordan demeurait une personnalité connue de l'extrême droite britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un facteur, Jordan étudie à l'école de Warwick de 1934 à 1942 puis au Sidney Sussex College (Cambridge), dont il sort diplômé avec une licence d'histoire avec mention bien. Il devient ensuite professeur de mathématique dans une école de Coventry où les élèves lui donnent le surnom de « Jumbo ». Il rejoint la League of Empire Loyalists (en), dont il organisateur dans les Midlands[2].

À Cambridge, Jordan a formé un « club nationaliste », d'où il est invité à rejoindre le bref British Peoples Party, un groupe d'anciens membres de la British Union of Fascists emmenés par Lord Tavistock (en), héritier du duc de Bedford (en). Jordan devient bientôt le disciple d'Arnold Leese, qui lui lègue une propriété qui devient sa base d'opérations quand Jordan lance la White Defence League en 1958. Jordan fusionne plus tard ce parti avec le Parti national travailliste (en) pour former le British National Party (en) en 1960, bien qu'il s'en sépare après une querelle avec John Bean (en), qui estime que les liens de Jordan avec le National-socialisme empêchent de progresser.

En conséquence, il fonde en 1962 le National Socialist Movement (en), devenu en 1968 le British Movement avec John Tyndall. En août 1962, Jordan anime une conférence internationale de Nationaux-socialistes dans le Gloucestershire, qui conduit à la formation de la World Union of National Socialists (dont Jordan dirige la section européenne durant les années 1960). Le 16 août, Jordan et Tyndall (avec d'autres) tombent sous le coup de la loi sur l'ordre public de 1936 en tentant de constituer une force para-militaire[3] appelée « Fer de lance » (en anglais, « Spearhead »).

Il a été brièvement marié à Françoise Dior, qu'il a épousée en 1963 (http://www.ina.fr/video/CAF96034711/colin-jordan-et-francoise-dior-se-marient.fr.html)

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Gothic Ripples, un bulletin
  • Fraudulent Conversion: The Myth of Moscow’s Change, 1955
  • The Coloured Invasion, 1967
  • Merrie England— 2,000, 1993
  • National Socialism: Vanguard of the Future, Selected Writings of Colin Jordan, 1993 (ISBN 87-87063-40-9)
  • The Uprising, 2004

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Colin Jordan - Key figure in the postwar British fascist movement guardian.co.uk, 13 avril 2009
  2. Nicholas Goodrick-Clarke, Black Sun: Aryan Cults, Esoteric Nazism and the Politics of Identity, p. 32-33.
  3. Nicholas Goodrick-Clarke, Black Sun: Aryan Cults, Esoteric Nazism and the Politics of Identity, p. 38.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Kevin Coogan, Dreamer of the Day: Francis Parker Yockey and the Postwar Fascist International, Autonomedia (ISBN 1-57027-039-2)
  • Nicholas Goodrick-Clarke, Black Sun: Aryan Cults, Esoteric Nazism and the Politics of Identity, New York University Press, 2001 (ISBN 0-8147-3155-4)
  • Roger Griffin (dir.), Fascism, Oxford University Press, 1995 (ISBN 0-19-289249-5)
  • William H. Schmaltz, Hate: George Lincoln Rockwell and the American Nazi Party, Potomac Books, 2000 (ISBN 1-57488-262-7)
  • Dominic Sandbrook, White Heat: a history of Britain in the swinging sixties, Little, Brown, 2006 (ISBN 0-316-72452-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]