Colette Besson

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Colette Besson Portail athlétisme
Colette Besson 1.jpg
Informations
Disciplines 400 m, 800 m
Période d'activité 1964 - 1977
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 7 avril 1946
Lieu Saint-Georges-de-Didonne
Décès 9 août 2005 (à 59 ans)
Lieu Angoulins
Taille 1,70 m
Poids 56 kg
Surnom La petite Fiancée de France , La Cavale brune
Entraîneur Yves Durand Saint Omer
Records
RM du 4 × 400m et RE du 400 m
Palmarès
Jeux olympiques 1 0 0
Championnats d'Europe 0 1 0

Colette Besson, née le 7 avril 1946 à Saint-Georges-de-Didonne (Charente-Maritime) et morte le 9 août 2005 à Angoulins (Charente-Maritime)[1], est une athlète française. En 1968, elle remporte la médaille d'or du 400 mètres lors des Jeux olympiques de Mexico.

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Elle commence l'athlétisme à l'âge de 16 ans et détient à 18 ans déjà le 2e temps français sur 200 m en 25"03.[réf. souhaitée]

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Elle s'impose en 1967, comme championne de France du 400 m en 54 s 02 en courant à titre individuel. Début 1968, elle est exclue de l'équipe de France pour avoir refusé de participer à un stage de préparation obligatoire, alors qu'elle était retenue pour les championnats d'Europe.

Ayant intégré le Bordeaux E.C., et entraînée par Yves Durand Saint-Omer, elle profite des longues grèves de 1968, pour se préparer longuement en altitude à Font-Romeu — en dormant sous une tente au camping municipal. Aux Jeux olympiques de Mexico en 1968, elle créa ainsi une formidable surprise en devenant championne olympique du 400 m en 52"03, battant la grande favorite, la Britannique Lillian Board sur le fil, après une extraordinaire fin de course, établissant aussi le nouveau record d'Europe et s'approchant d'un dixième de seconde du record du monde[2].

Victoire de Colette Besson aux Jeux olympiques de Mexico, en 1968.

Le 18 septembre 1969 à Athènes aux championnats d'Europe d'athlétisme, une autre Française Nicole Duclos la devance en finale du 400 mètres d'un cheveu, avec le même temps 51"7, nouveau record du monde, mais Nicole Duclos empocha le titre car elle avait imperceptiblement précédé sa rivale. Aux mêmes championnats dans le relais 4 × 400 m avec Bernadette Martin et Eliane Jacq, le 20 septembre, elle est à nouveau battue sur le fil, mais par l'Anglaise Board, avec le même temps 3 min 30 s 8, nouveau record du monde[2].

Ses clubs successifs furent l'ASG Royan (1961 à 1966), le Bordeaux Étudiant Club (1968 à 1972), le CSM Épinay-sur-Seine (1973), et de nouveau le Bordeaux EC (1977). Elle courut à titre individuel en 1967.

En 1971, elle remporte trois médailles aux Jeux méditerranéens d'Athènes, dont l'or sur 400 m[3]. Elle déclare alors : « J'ai besoin de courir de temps en temps, comme de manger, de respirer, de dormir [...] j'ai toujours couru pour le plaisir et ça ne change pas. ».

Colette Besson (à gauche) à l'arrivée d'un relais 4 × 400 mètres, en 1971.

En 1972, elle est éliminée en série lors des Jeux de Munich, alors qu'elle avait effectué des essais sur 800 m lui permettant de s'approprier à deux reprises le record de France.

Elle continua des courses jusqu'en 1977, année où elle arrêta définitivement sa carrière dans les compétitions internationales.

24 ans après Mexico, une autre Française, née en 1968, Marie-José Pérec, devient à son tour championne olympique du 400 m, sous ses yeux, au stade de Barcelone en 1992.

Après sa carrière sportive[modifier | modifier le code]

À l'issue de sa carrière sportive en 1977, Colette Besson rejoint son mari Jean-Paul Noguès au Togo comme entraineur de l'équipe nationale d'athlétisme. Puis, elle est conseillère technique régionale en Martinique et à Tahiti. Enfin elle est professeur d'EPS à la Réunion et à Paris[2].

Elle a eu deux filles : Sandrine et Stéphanie.

En 1994, elle est nommée administrateur de la Fondation Gaz de France ; à partir de 2002, elle préside le conseil d'administration du Laboratoire national de lutte contre le dopage de Châtenay-Malabry, puis est nommée Inspectrice de l'éducation nationale pour l'académie de Paris la même année. Elle devient membre du Comité directeur de la section athlétisme du Racing club de France en 2003.

Elle continue à s'entrainer et à courir pour son plaisir, avec ses amis et sa famille.

En 2003, on lui diagnostique un cancer du poumon. Elle défend malgré tout activement la candidature de Paris pour les JO de 2012, mais meurt le 9 août 2005 à La Rochelle des suites de ce cancer.

Elle repose au cimetière d'Angoulins (Charente-Maritime).

Titres honorifiques[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

  • 35 sélections en équipe de France A
  • Médaille d'or aux Jeux olympiques sur 400 m en 1968
  • Championne d'Europe au relais 1 + 2 + 3 + 4 tours en 1970
  • Championne d'Europe en salle au relais 4 × 200 m en 1969
  • Médaille d'or aux Jeux Méditerranéens sur 400 m en 1971
  • Championne de France sur 400 m en 1968 et 1971
  • Championne de France sur 800 m en 1970 et 1971
  • Championne de France de cross-country en 1971
  • Championne de France en salle sur 300 m en 1969
  • Championne de France en salle sur 400 m en 1972
  • Championne de France en salle sur 600 m en 1969 et 1970
  • Championne de France en salle sur 800 m en 1971 et 1973
  • Championne de France en salle sur 1500 m en 1976
  • Vice-championne d'Europe sur 400 m en 1969 (devancée de 2 centièmes par Nicole Duclos)
  • Vice-championne d'Europe du relais 4 × 400 m en 1969
  • Vice-championne d'Europe du relais 4 × 2 tours en 1973
  • Médaille d'argent du relais 4 × 100 m aux Jeux Méditerranéens en 1971
  • Médaille de bronze du 400 m en salle aux championnats d'Europe en 1970
  • Médaille de bronze du relais 4 × 2 tours aux championnats d'Europe en 1972
  • Médaille de bronze sur 800 m aux Jeux Méditerranéens en 1971
  • Détentrice du record du monde :
    • 4 × 400 m : 3 min 34 s 2 en 1969
    • 4 × 400 m : 3 min 30 s 8 en 1969
    • 500 m en altitude : 1 min 09 s 09 en 1970
  • Détentrice du record d'Europe :
    • Les 4 temps ci-dessus, plus :
    • 400 m : 52"03 en 1968 (et record olympique)
  • Détentrice du record de France :
    • 300 m : 1969
    • 400 m : trois fois, dont 1968 et 1969
    • 400 m haies : deux fois, dont 1977
    • 4 × 400 m : quatre fois, dont 1969, 1969 et 1972
    • 4 × 800 m : 1971
    • 800 m en salle : 1973
  • Meilleures performances :
    • 100 m : 11"60 en 1970
    • 200 m : 23"04 en 1969
    • 300 m : 38"04 en 1969
    • 400 m : 51"74 en 1969
    • 600 m en salle : 1 min 30 s 07 en 1977
    • 800 m : 2 min 03 s 03 en 1971
    • 1000 m : 2 min 42 s 06 en 1975
    • 1500 m : 4 min 25 s 04 en 1975
    • 3000 m : 9 min 48 s 08 en 1975
    • 400 m haies : 59"91 en 1977
    • Pentathlon : 4286 points en 1970

Divers[modifier | modifier le code]

  • Vainqueur du 400 m du Meeting de Cologne en 1971

Hommage[modifier | modifier le code]

Sa ville natale de Saint-Georges-de-Didonne (Charente-Maritime), mais aussi Valence (Drôme), Lunel (Hérault), Muret (Haute-Garonne) ou encore Saran (Loiret) ont donné son nom à un stade, ainsi que Dijon, sur le campus de l'université de Bourgogne. Un gymnase porte son nom à Chaville (Hauts-de-Seine), à La Réole (Gironde), où elle a été professeur de gymnastique, ainsi qu' à Courcouronnes (Essonne) et à Montfermeil (Seine-Saint-Denis).

En 2006, la ville de La Rochelle a fait réaliser une sculpture en son hommage par l'artiste plasticienne Véronique Selleret. Un collège de Ménilmontant, dans le 20e arrondissement de Paris, porte également son nom.

Les villes de Font-Romeu (Pyrénées Orientales) et de Dax (Landes) ont donné le nom de Colette Besson à un espace sportif.

À Paris, près de la porte de la chapelle, une station de tramway T3b, inaugurée le 15 décembre 2012, porte son nom. Un complexe sportif porte le nom Colette Besson à Bordeaux lac.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Profil olympique de Colette Besson », sur sports-reference.com (consulté le 6 mai 2013)
  2. a, b et c (en) « Colette Besson », sur www.sports-reference.com (consulté en 8 octobre)
  3. (en) « MEDITERRANEAN GAMES », sur www.gbrathletics.com (consulté le 8 octobre 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Colette Besson, la flamme éternelle, 2008, éditions Jacob-Duvernet

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]