Col d'Izoard

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Col d'Izoard
Image illustrative de l'article Col d'Izoard
Mémorial du col d'Izoard
Altitude 2 361[1] m
Massif Queyras
Coordonnées 44° 49′ 11″ N 6° 44′ 07″ E / 44.819625, 6.73526344° 49′ 11″ Nord 6° 44′ 07″ Est / 44.819625, 6.735263[1]
Pays Drapeau de la France France
Vallée Queyras
(sud)
Briançonnais
(nord)
Ascension depuis Guillestre Briançon
Déclivité moy. 6,9 % 5,7 %
Déclivité max. 11,3 % 9,2 %
Kilométrage 15,9 km 20 km
Accès D 902 D 902
Fermeture hivernale octobre-juin

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

(Voir situation sur carte : Hautes-Alpes)
Col d'Izoard

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Col d'Izoard

Le col d'Izoard est situé dans les Hautes-Alpes, au nord-ouest du massif du Queyras, à une altitude de 2 361 m. Il relie Briançon, au nord-ouest, à Château-Ville-Vieille, au sud-est. La route D902 qui le franchit est fermée à la circulation automobile de novembre à mai-juin entre les hameaux de Brunissard sur la commune d'Arvieux, et Le Laus sur la commune de Cervières.

Il est fréquemment emprunté par le Tour de France cycliste et est réputé pour le lieu appelé Casse Déserte sur le versant méridional. Il s'agit d'une zone extrêmement rocailleuse (pitons de cargneules), que certains décrivent comme lunaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

La route a été construite en 1893-1897 par le général baron Berge[2] ; un mémorial est élevé en sa mémoire au col en 1934. Au sommet, il est possible de profiter d'un relais cyclotouristique et de visiter le musée.

Géologie[modifier | modifier le code]

Musée du Tour de France

Cet environnement minéral très atypique résulte de la nature des roches présentes : des cargneules. Au cours de la formation des Alpes, les couches calcaires reposant au fond de la Téthys et datant du Trias (250 millions d'années) et du Crétacé (140 millions d'années) se sont inversées. En glissant l'une sur l'autre il y a 40 millions d'années, les calcaires ont été broyés donnant naissance à ces roches peu compactées et friables. Les eaux riches en sulfate ont ensuite dissous les calcaires triasiques et les ions en solution ont précipité pour former un ciment qui consolide ces roches.

Le col de l'Izoard est caractérisé par la présence d'éboulis et de crêtes rocheuses qui résultent de l'érosion différentielle affectant les roches.

Activités[modifier | modifier le code]

Le col, fréquemment franchi par le Tour de France, est aussi depuis 1990 sur le tracé du triathlon de l'Embrunman, qui lui doit en partie d'être considéré comme un des plus durs au monde[réf. nécessaire].

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Profil[modifier | modifier le code]

Stèle dédiée à Louison Bobet et Fausto Coppi sur le versant sud

L’ascension du col d’Izoard par le versant nord, c’est-à-dire au départ de Briançon, totalise environ 20 km. Les pourcentages des trois premiers kilomètres sont proches de 6 %. Mais ils sont suivis d’un replat sur autant de kilomètres. La route grimpe ensuite jusqu’à Cervières. À partir de là, la deuxième partie est nettement plus dure. Les dix derniers kilomètres présentent des pentes souvent proches de 8 %. Un km après le passage du hameau de Le Laus, la route grimpe en lacets dans une forêt de mélèzes. Ce n’est qu’à partir du refuge Napoléon, à plus d’un km du sommet que l’on sort de la forêt pour rentrer dans le décor rocailleux typique du col d’Izoard.

Le versant sud, depuis Guillestre, est considéré comme le plus mythique et totalise environ 31,5 km. Mais les dix-huit premiers kilomètres, qui suivent la rivière du Guil présentent peu de difficultés si ce n’est une épingle à 5 % au niveau d’un monument aux morts des deux guerres mondiales peu avant la jonction de la D902 et de la D947. À partir de ce carrefour où on aperçoit Château-Queyras, les quatorze derniers kilomètres sont nettement plus difficiles. Après avoir passé Arvieux, la montée devient rectiligne avec quelques portions difficiles comme une ligne droite à 8 % à La Chalp puis une autre à 10 % dans la traversée du hameau de Brunissard, l’un des passages les plus raides de ce col. À la sortie de ce Brunissard, la route grimpe ensuite en lacets dans une forêt de conifères comme sur l’autre versant, sur environ quatre kilomètres, avec quelques points de vue sur la vallée. Les pentes de ce secteur forestier avoisinent les 9 % avec quelques passages frôlant les 11 %. C’est alors que se présente la Casse Déserte, avec ses cheminées pierreuses à 2 220 m d’altitude. À partir de ce lieu, les cyclistes sont souvent exposés au vent, à cause de l’absence de végétation. C’est à la sortie de la Casse Déserte, après une courte descente, que se situe la stèle dédiée à Louison Bobet et Fausto Coppi, dont les plaques sont apposées sur un rocher monolithique. À partir de ce lieu, il reste environ deux kilomètres avec une pente proche de 9 %.

Tour de France[modifier | modifier le code]

Le col d'Izoard a été franchi au total à 33 reprises par le Tour de France, dont 23 depuis 1947. Il a été classé hors catégorie lors de ses 4 derniers passages[3]. Voici les coureurs qui ont franchi les premiers le col[4] :

Le col d'Izoard escaladé sur le Tour 1936

Galerie[modifier | modifier le code]

Versant nord[modifier | modifier le code]

Versant sud[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Friebe et Pete Golding, Sommets mythiques : Cyclisme, les 50 cols incontournables d'Europe, GEO,‎ 2012, 224 p. (ISBN 978-2-8104-0296-0), p. 172-177

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Coordonnées identifiées à l'aide de Géoportail et carte IGN à l'échelle 1:20 000
  2. Écomusée du pays de la Roudoule, La Route des Grandes Alpes, Édition de l’écomusée du pays de la Roudoule, Puget-Rostang (ISSN 1246-1938), p. 33
  3. (fr) Le dico du Tour - Le col d'Izoard dans le Tour de France depuis 1947
  4. (fr) Le col d'Izoard