Cohors-Asturies

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Cohors-Asturies est un réseau de Résistance fondé en 1942 par Christian Pineau et Jean Cavaillès.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cohors fut créé en avril 1942 à l'instigation du Bureau central de renseignements et d'action (B.C.R.A) organisé à Londres par le général de Gaulle. Sa réalisation fut confiée par son chef Passy (colonel André Dewavrin) à Christian Pineau en mars-avril 1942 lors du séjour de celui-ci à Londres. Pineau prit la direction de celui qui fonctionnerait en zone sud, Phalanx, et confia l'organisation en zone occupée à Jean Cavaillès, membre du comité directeur du mouvement Libération. La liaison entre les deux organisations est assurée par Rémy de la Confrérie Notre-Dame et Jean Moulin. En février 1943, Cohors devient complètement autonome : le voyage de Jean Cavaillès à Londres lui permet d'obtenir un budget spécifique afin de maintenir les opérations secrètes.

D'abord réseau de renseignement organisé à Paris et en Île-de-France, il s'étend très vite vers le nord jusqu'en Belgique, le sud, Narbonne, Toulouse, Marseille et même Nice et vers l'ouest, Bretagne et Normandie notamment. Cohors déploie des actions de sabotage à partir de 1943. Cavaillès confie à son adjoint Jean Gosset la nouvelle section Action immédiate, prévue à cet effet. Les activités sont interrompues par l'arrestation de Jean Cavaillès le 28 août 1943. Elles reprennent aussitôt, quand Jean Gosset prend la tête du réseau. Le réseau change alors de nom, et s'appelle désormais Asturies. Alors que Cohors était très centralisé, Asturies est régionalisé, cependant que les activités de renseignement et d'action sont réparties dans deux branches distinctes. Cette réorganisation accroît encore l'efficacité. Le 24 avril 1944, Jean Gosset est arrêté. Après un bref intérim de Daniel Apert, c'est Albert Guerville qui assume les derniers mois d'activité avant la Libération. Pour Passy et Jacques Soustelle, Cohors-Asturies fut l'un des réseaux les plus importants fondé par le BCRA de Londres. Leur principale boîte aux lettres était l'atelier du sculpteur René Iché au 55 rue du Cherche-Midi à Paris.

Personnalités du réseau[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie Granet Cohors-Asturies, histoire d'un réseau de résistance 1942-1944. Édition des Cahiers de la Résistance, Bordeaux, 1974. Préface de Jacques Debu-Bridel, introduction d'Albert Guerville.
  • Alya Aglan et Jean-Pierre Azéma (dir.), Jean Cavaillès résistant, ou la pensée en actes, éd. Flammarion, 2002
  • Gabrielle Ferrières Jean Cavaillès : un philosophe dans la guerre, 1903 - 1944, Paris : Félin, 2003.
  • Alya Aglan, La Résistance sacrifiée, éd. Flammarion, 1999 et 2006
  • Fabienne Federini, Écrire ou combattre. Des intellectuels prennent les armes (1942-1944) : Jean Cavaillès et Jean Gosset, Paris, La Découverte, coll. « Textes à l'appui », 2006, ISBN 2-7071-4825-3.
  • Id., « Cohors-Asturies », dans François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance, éd. Robert Laffont, 2006
  • Confédération nationale des policiers anciens combattants et résistants : 1939-1945. Pages d'Histoire. Les Policiers français dans la Résistance, 1964. Pages 119 à 123. Livre rare, tiré à 150 exemplaires.
  • Danielle Rioul-Gosset Sur les traces de Jean Gosset (1912-1944). éd. Scripta 2013