Codex Tro-Cortesianus

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Copie du Codex de Madrid exposée au Museo de América à Madrid

Le codex Tro-Cortesianus (ou Codex de Madrid) est un codex maya de la région de Campeche (XIIe - XVe siècle). Il est composé de 56 feuillets de papier végétal « amate » plié en accordéon, dimensions : 12,5 x 22,6 cm, longueur : 6,82 m. Il est actuellement au Museo de América à Madrid.

Histoire[modifier | modifier le code]

Extrait du codex Tro-Cortesianus.

En 1866, l'érudit français Charles Étienne Brasseur de Bourbourg, éternellement à la recherche de documents sur le Mexique préhispanique, se rendit à Madrid. Un de ses amis, le paléographe et collectionneur espagnol, Don Juan de Tro y Ortolano, lui montra un manuscrit dont il était le propriétaire. Brasseur reconnut immédiatement son antiquité et la ressemblance des caractères avec ceux de l' «alphabet maya» de Diego de Landa qu'il avait découvert quelques années auparavant. Le collectionneur confia le manuscrit à Brasseur qui l'étudia et le publia trois ans plus tard. Il le baptisa «Troano» en fusionnant deux syllabes du nom de son propriétaire[1]. À la mort de ce dernier, son fils le vendit au Musée archéologique de Madrid. En 1875, le musée fit l'acquisition auprès du collectionneur madrilène Juan Ignacio Miró d'un autre manuscrit qui avait déjà été proposé au British Museum et à la bibliothèque Impériale de Paris. On l'appela «Codex Cortesiano», parce que l'on croyait que le conquistador Hernan Cortés l'avait ramené du Mexique. En 1880, l'érudit français Léon de Rosny l'étudia et arriva à la conclusion qu'il s'agissait du même manuscrit que le Troano dont il avait été séparé dans des circonstances qui ne sont toujours pas élucidées. Les deux parties du manuscrit, une fois réunies furent alors appelées «Codex Tro-Cortesiano».

Description[modifier | modifier le code]

Le Codex Madrid est le mieux conservé et le plus long des 3 codex mayas avec ses 112 pages (70 pages pour le codex Troano et 42 pages pour le codex Cortesianus). Il est composé de 56 feuillets peints sur les deux faces. Arrivé au bout du cinquante-sixième feuillet, le scribe a retourné le manuscrit et a commencé la page 57 au dos de la page une[2]. Comme pour le Codex de Dresde, les pages sont divisées horizontalement par des traits rouges. Chaque page possède une bordure rouge.

Curiosités[modifier | modifier le code]

  • D’après la tradition, le codex Cortesianus aurait appartenu au conquistador espagnol Hernán Cortés, vainqueur des Aztèques en 1521.
  • Au XVIe siècle, l’évêque espagnol Diego de Landa se vantait d’avoir brûlé « tous les livres de sorcellerie » des Mayas.
  • Les hiéroglyphes mayas n’ont pas encore été entièrement déchiffrés. La principale difficulté tient au fait que la même syllabe peut être représentée de différentes manières et un même texte peut avoir jusqu’à 3 sens différents.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Baudez et Sydney Picasso, Les cités perdues des Mayas, Gallimard, collection Découvertes, 1987, p. 78
  2. Michael D. Coe, L'art maya et sa calligraphie, Éditions de la Martinière, 1997, p. 181