Codex Seraphinianus

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Le Codex Seraphinianus est un livre écrit vers la fin des années 1970 par Luigi Serafini et publié en 1981 par l’éditeur à Franco Maria Ricci qui accepta tout de suite la publication dans son catalogue Les signes de l’homme ce travail original, graphique, et littéraire. Le codex est en fait conçu comme une sorte d'encyclopédie extraterrestre composée de onze chapitres traitant de la nature, des hommes, des minéraux, des mathématiques, de l'architecture et de l’écriture. Le codex est rempli de dessins surréalistes qui semblent décrire le monde des extraterrestres et le nôtre. Le texte est écrit dans une langue imaginaire avec une écriture inconnue inventée par Luigi Serafini et qui n'a pas pu être déchiffrée. L’écriture est constamment présente dans les 400 pages du livre, tant sur les légendes des dessins que sur la numérotation, les diverses tables des matières. Le tout forme un ensemble très cohérent, avec une constance dans la créativité. On y trouve même un chapitre présentant l’écriture et la parole une pierre de Rosette qui répertorie non pas le grec, le démotique et les hieroglyphes, mais deux langues imaginaires : celle du Codex Seraphinianus, et une nouvelle également inventée par Luigi Serafini.

Et pourtant, malgré l’homogénéité du livre, Luigi Serafini a laissé une brèche dans deux pages contiguës du livre, peut être une clef pour comprendre son intention : il s’agit d’un homme allongé dont l’encrier a laissé s’échapper des mots écrits non pas dans la langue originelle de l’auteur, mais en français : « fille orgiaque surgie et devinée, le premier jour sur la digue de Balbec ». Les proustiens auront sans doute reconnu la description d’Albertine (Albertine disparue). Par contre, le texte décrivant les deux scènes est écrit dans le même alphabet imaginaire qu’ailleurs dans le livre. Il s’agit de la seule exception dans tout le Codex. Il faut avouer que la signification de cette exception scripturale nous échappe et ce n’est pas les quelques suppositions que nous avons qui authentifient l’intention de l’auteur.

L'écriture[modifier | modifier le code]

L'écriture « Serafinienne » n'a pas pu être déchiffrée à ce jour, malgré les efforts de plusieurs linguistes[réf. souhaitée]. On sait cependant qu'elle compte plusieurs dizaines de caractères différents, ce qui est beaucoup trop pour que le serafinien soit un alphabet[réf. nécessaire]. En même temps, les mots sont trop longs pour qu'il s'agisse d'un syllabaire[réf. nécessaire]. L'écriture comprend des majuscules et des minuscules. Certains symboles ne se retrouvent qu'en début ou en fin de mot.

On a réussi à percer le système de numérotation des pages : il s'agit d'un système en base 21 avec quelques variantes.

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