Code chiffres-sons

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Le code chiffres-sons est une méthode mnémotechnique destinée à faciliter la mémorisation des chiffres.

Description[modifier | modifier le code]

Pour coder un nombre, il est possible d'appliquer les correspondances suivantes pour chaque chiffre :

0 : s, z
5 : l

1 : t, d
6 : ch, j

2 : n
7 : k, gu

3 : m
8 : f, v

4 : r
9 : b, p

Par exemple, en quelle année Marie Curie découvrit-elle le radium ? Réponse : 1898.

Il s'agit maintenant d'inventer une phrase (un peu ridicule) qui facilite le rappel. En laissant de côté les deux premiers chiffres, on pourrait avoir : « Le radium était un typhon qui a détruit la bouffe de Mme Curie ». Pour les mots typhon nous avons les sons guturaux T et F et pour bouffe les sons B et F, qui correspondent aux chiffres 1,8,9,8 (les sons de voyelles restants ne sont pas comptabilisés).

Avec une pratique régulière, le lecteur sera capable de retenir un nombre impressionnant de dates et de nombres.

Une seconde étape basée sur le même système consiste en l'apprentissage d'une liste de mots qui correspond aux chiffres de 1 à 20 (ou 100). Par exemple :

1 toit ;
2 nid ; 
3 mat ;
4 rat ; 
5 lit ;
6 chat ;
7 queue ;
8 enfant ;
9 puits ;
10 tasse ; 
11 toutou ;
12 tonneau ;
...
20 naseau ;
21 natte ;
...
30 maison ;
...
99 poupon (ou pompier)

À partir de cette liste nombreuses sont les possibilités d'associations (de chiffres, de mots, etc...)

Cette méthode est fastidieuse, mais est régulièrement utilisée lors des championnats du monde de mémorisation. Les prétendus médiums de music-hall et leur complice les utilisent également : ces derniers diront rapidement des mots qui sont parfois sans signification, mais qui contiennent justement les dates de naissance sous forme codée.

Historique[modifier | modifier le code]

Le premier système mnémotechnique d'équivalences entre chiffres et lettres connu en Europe est celui du mathématicien français Pierre Hérigone en 1643. Le premier à en faire un code chiffres-sons est l'Allemand Johann-Just Winckelmann, en 1648, dont le système est perfectionné entre autres par Gregor von Feinaigle et Aimé Paris au début du XIXe siècle.

Source[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tréborix, L'A.B.C. de la mnémotechnie, 1938, A. Mayette

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]