Code Quantum

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Code Quantum

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Logo de la série

Titre original Quantum Leap
Genre Série de science-fiction
Création Donald P. Bellisario
Production Donald P. Bellisario
Acteurs principaux Scott Bakula
Dean Stockwell
Musique Mike Post (générique), Velton Ray Bunch
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d'origine NBC
Nb. de saisons 5
Nb. d'épisodes 94
Durée 3 × 90 minutes
91 × 46 minutes
Diff. originale 26 mars 19895 mai 1993

Code Quantum (Quantum Leap) est une série télévisée américaine en 91 épisodes de 46 minutes, 2 épisodes de 90 minutes et un pilote de 90 minutes créée par Donald P. Bellisario, diffusée du 26 mars 1989 au 5 mai 1993 sur le réseau NBC.

En France, elle a été diffusée du 25 septembre 1993[1] au 4 février 1994 sur M6 puis sur Série Club, 13e rue, Sci Fi, Syfy, France 4, entre le 2 septembre 2013 et le 6 novembre 2013 sur Téva[2] et dès le 12 novembre 2013 sur Paris Première.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 1995, le docteur Samuel Beckett dit Sam, scientifique de génie, termine une expérience temporelle… et son esprit disparaît dans le passé. Désormais, il voyage dans le temps en sautant d'époque en époque, d'endroit en endroit, dans la peau de personnes plus ou moins ordinaires, hommes, femmes, parfois animaux, afin de corriger des erreurs plus ou moins graves dans la vie des gens. Sam Beckett n'a aucun contrôle sur le lieu et la date de son prochain saut dans le temps.

Sa mission, à son avis, lui a été confiée par Dieu, bien qu'une autre hypothèse apparaisse dans Mirror Image, le dernier épisode de la série.

Il est secondé par Al Calavicci, un collègue qui est présent sous forme d'hologramme. Al tient dans sa main un terminal, l' « Interrogateur », une sorte de grosse calculatrice illuminée, qui le met en contact avec Ziggy, l'« ordinateur à architecture parallèle » (dixit le monologue d'introduction de la série), conçu par Sam alors qu'il commençait à travailler sur son projet.

Exceptions[modifier | modifier le code]

Certaines personnes peuvent voir, entendre ou ressentir la présence d'Al et/ou Sam tels qu'ils sont, à savoir :

  1. Les animaux
  2. Les très jeunes enfants
  3. Les anges
  4. Les personnes sensibles aux ultrasons ou basées sur la même fréquence que Sam
  5. Les personnes proches de la mort
  6. Les personnes dans un état d'ébriété très avancé
  7. Les personnes déficientes mentalement
  8. Les médiums

Distribution[modifier | modifier le code]

Acteurs principaux[modifier | modifier le code]

Acteurs et actrices célèbres invités[modifier | modifier le code]

Épisodes[modifier | modifier le code]

À la fin de la série, il est mentionné que Sam ne retournera jamais chez lui.

Lors de sa dernière mission, le Barman (symbolisant Dieu) lui propose de choisir la destination de son dernier transfert. Au lieu de choisir de rentrer chez lui, il préfère aller prévenir Beth, la première femme d'Al Calavicci, que son mari n'est pas mort et lui reviendra. Il achève ainsi son "œuvre humaniste", en préférant le bonheur d'autrui au sien.

Dans la dernière minute du dernier épisode il est écrit en toute lettre : « Le Dr Sam Becket n'est jamais revenu ».

Rationalisation post-créative[modifier | modifier le code]

La « rationalisation post-créative » est un concept imaginé par Donald Bellisario qui consiste à justifier a posteriori, une idée de scénario auprès du téléspectateur. Deux questions résultent de ce concept : la théorie de la ficelle et le sexe de Ziggy.

Théorie de la ficelle[modifier | modifier le code]

S'appuyant sur cette technique, Bellisario limite les voyages dans le temps de son héros à sa durée de vie. Ainsi naît la « théorie de la ficelle », selon laquelle l'existence de chacun est comparable à une ficelle. Un bout de la ficelle représente la naissance, et l'autre, la mort. Suite à son saut dans le temps, la ficelle de Sam est maintenant mise en pelote, et chaque moment de sa vie s'entrechoque sans aucune chronologie. Explication très maligne, car elle limite les sauts dans le temps au XXe siècle, à quelques exceptions près. Ce qui permet de conserver Sam dans des périodes où sa présence reste crédible aux yeux du téléspectateur (pas de rencontre avec des dinosaures ou de vaisseaux spatiaux) mais aussi de limiter les coûts au niveau des décors et des trucages.

Ziggy, homme ou femme ?[modifier | modifier le code]

S'appuyant toujours sur cette idée, Donald Bellisario opère un changement radical concernant Ziggy, l'ordinateur hybride. Jusqu'à la troisième saison, il est sous-entendu que Ziggy est de sexe masculin. Mais à partir du premier épisode de la quatrième saison, sa voix est féminine. Quand la question est posée à Bellisario, le producteur répond que Sam ne se souvenait pas qu'il avait doté Ziggy d'une personnalité féminine et qu'Al n'a jamais voulu le contredire, Sam ayant suffisamment de troubles provoqués par les sauts.

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • La loi du genre impose que la série s’intéresse exclusivement à l'histoire américaine... Les références au reste du monde sont souvent liées à la guerre et aux actes d'agressions contre les États-Unis.
  • Selon ses dires, c'est le doubleur de Scott Bakula, Guy Chapellier, qui eut l'idée de traduire les fameux « Oh boy » par « Oh bravo ».
  • Dans l'épisode pilote, Al conduit une voiture futuriste, le son attribué au moteur lors de l'accélération est celui de KITT dans la série K 2000. D'autre part, la voix de KITT est doublée en français par Guy Chapellier.
  • De nombreux clins d'œil à la culture populaire se rencontrent dans la série au détour des épisodes. Ainsi, dans l'épisode intitulé Au nom du père, Sam Beckett rencontre un jeune boxeur à qui il conseille de s'entraîner à la boxe sur des quartiers de viande. Lorsque le jeune boxeur referme son casier, Sam Beckett tout étonné voit inscrit sur ce casier « Sylvester Stallone ». Dans un autre épisode, il rencontre dans des toilettes un jeune enfant âgé de 7 ans environ, tous deux dansent l'un après l'autre, ensuite l'un des frères de cet enfant entre dans les toilettes et s'écrie Dépêche-toi Michael ; ce jeune étant en fait Michael Jackson. Dans l'épisode Un seul être vous manque, Sam pratique en 1974 la méthode de Heimlich sur un homme en train de s'étouffer. Cet homme appelé dans l'épisode le docteur Heimlich, est probablement Henry J. Heimlich, inventeur la même année de cette méthode. Dans l’épisode Le Diable par la queue Sam donne l'idée de deux romans à Stephen King. Dans l'épisode « Le défi est lancé » Sam suggère le titre Peggy Sue à un jeune guitariste, il s'agit en fait de Buddy Holly. Dans l'épisode Un homme à abattre, Sam incarne un détective privé sosie de Humphrey Bogart ; quelques références apparaissent au cours de l'épisode (Bogart a joué dans le film La Femme à abattre et à la fin Al compare ce qui se passe au film Casablanca).
  • Dans l’épisode Futur Boy, Sam découvre que l'un de ses héros de télévision lorsqu'il était enfant, le capitaine Galaxy, possède la même théorie que lui sur le voyage dans le temps. Le capitaine Galaxy explique dans une de ses émissions la théorie de la ficelle, suite à la question d'un des spectateurs, Sam Beckett (jeune).
  • Dans l'épisode Bond en arrière, Al et Sam ont été inversés pendant la transmutation. Sam revient donc brièvement dans son époque, où il découvre qu'il a une femme. Parallèlement, sous la forme d'un hologramme, il doit aider Al qui a effectué un bond dans le temps.
  • La série Star Trek: Enterprise, qui marque le retour sur le petit écran dans une série régulière de Scott Bakula, proposera un beau clin d'œil aux fans de la série : dans un épisode de la première saison, le capitaine Jonathan Archer (rôle tenu par Scott Bakula) sera confronté à un responsable d'un camp incarné par Dean Stockwell. L'occasion de revoir les deux acteurs partager à nouveau plusieurs scènes à l'écran.
  • Dans l’épisode Histoires de fantômes sournois, l'homme apparaissant quand Sam se regarde dans la glace n'est autre que Donald Bellisario, le créateur et producteur de la série. La propre femme de Donald Bellisario, Deborah Pratt, joue également dans cet épisode le rôle de Troian Giovanni Claridge.
  • La chanson de Ray Charles qui clôt le dernier épisode de la deuxième saison Beth a été supprimée de l'édition DVD éditée par Universal pour des raisons de droits[3].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Coffrets DVD[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Autres séries télévisées sur le même thème[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées des années 1970 sur le même thème[modifier | modifier le code]

Dans les deux bandes dessinées des années 1970 qui suivent, le héros est transporté malgré lui dans une époque historique à chaque début d'épisode, comme le héros de Code Quantum.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Le Coffre fort, nouvelle écrite en 1995 par Greg Egan et publiée dans le recueil Axiomatique, le héros se réveille chaque jour dans le corps d'une nouvelle personne depuis sa plus jeune enfance.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Marcel, Code Quantum - Itinéraire d'un ange gardien, Coll. Le Guide du Téléfan, 1995, ISBN 2-87795-049-2

Liens externes[modifier | modifier le code]