Coalition Avenir Québec

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Coalition Avenir Québec

Parti provincial actif
Logo du Coalition Avenir Québec
Présentation
Président Maud Cohen
Chef François Legault
Permanence 4020, rue Saint-Ambroise Bureau 499
Montréal (Québec)
Caractéristiques
Idéologie Centre-droite, Réformisme, Nationalisme québécois
Couleurs bleu, orange et vert
Représentation actuelle
Assemblée nationale
22 / 125
(41e législature)
Historique
Fondation 28 février 2011 (mouvement)
14 novembre 2011 (parti)
Personnalités marquantes François Bonnardel (Leader parlementaire), François Legault, chef
Candidat
Élu
Opp.
Gouv.
Oui Oui Non Non

Site Web coalitionavenirquebec.org

La Coalition Avenir Québec (CAQ) est un parti politique au Québec. Créé par l'homme d'affaires et ancien ministre François Legault. Le congrès de fondation de la CAQ s'est tenu les 20 et 21 avril 2012 à Victoriaville.

Historique[modifier | modifier le code]

Le 28 février 2011, l'ancien ministre péquiste François Legault et l'homme d'affaires Charles Sirois publient le manifeste de la Coalition pour l'avenir du Québec[1]. Ce mouvement vise à amener des propositions aux partis politiques en place et à fonder, si nécessaire, un parti politique. Le manifeste est signé par dix autres personnalités québécoises : Bruno-Marie Béchard Marinier, Lionel Carmant, Jean Lamarre, Sylvie Lemaire, Michel Lemay, Chantal Longpré, Marie-Eve Proulx, Stéphanie Raymond-Bougie, Anie Samson et Jean-François Simard.

La coalition dévoile dans un premier temps ses idées sur l'éducation et la santé, pour y ajouter plus tard la langue et la culture ainsi que l'économie.

Le 14 novembre 2011, la « Coalition pour l'avenir du Québec » se transforme en parti politique. Elle lance sa plate-forme dix jours plus tard annonçant du même coup son changement de nom pour « Coalition Avenir Québec ». Le parti annonce en plus des quatre priorités ci-dessus un cinquième point, la lutte à la corruption, par l'annonce de la création d'un poste de commissaire à l'intégrité de la vie publique. Elle réitère son engagement à « […] hausser le salaire des enseignants de 20 %, abolir les agences de santé et les commissions scolaires et rembourser la dette avec les redevances des ressources naturelles[2]. »

Le 13 décembre 2011, la Coalition Avenir Québec annonce son intention d'accueillir l'ensemble des membres d'un parti existant, l'Action démocratique du Québec[3].

Le 19 décembre 2011, alors que l'accord de fusion doit encore être ratifié par les militants de l'ADQ, quatre députés indépendants annoncent leur ralliement à la CAQ. Il s'agit d'Éric Caire et Marc Picard, ex-adéquistes et de Daniel Ratthé et Benoit Charette, ex-péquistes[4]. Le 9 janvier 2012, François Rebello, un autre député péquiste, quitte son caucus, pour rejoindre la CAQ[5].

Le 23 janvier 2012, alors que l'intégration de l'ADQ est maintenant chose faite, François Legault annonce la formation du comité exécutif national de la nouvelle formation politique.

Depuis l'élection générale de 2012, le comité exécutif national est composé de :

  • Maud Cohen, présidente du comité exécutif ;
  • François Bonnardel, représentant du caucus des députés ;
  • Claude Michaud, président de la commission des finances ;
  • Martin Labrie, représentant officiel ;
  • Maud Cohen, présidente de la commission politique ;
  • Domenico Cavaliere, président de la commission juridique.

Idéologie[modifier | modifier le code]

La CAQ se distingue avec des idées issues de la gauche et de la droite[6],[7],[8],[9].

La CAQ a décidé de mettre de côté les débats sur l'avenir constitutionnel du Québec parce qu'elle considère qu'il y a des priorités beaucoup plus urgentes pour le Québec, comme la santé, l'éducation et le développement économique[10].

Programme[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La Coalition propose un plus grand investissement dans les domaines de la santé et de l'éducation. Elle met aussi de l'avant le Projet Saint-Laurent, un regroupement de zones d'innovation (une dizaine au départ) le long du fleuve Saint-Laurent, sur le modèle de la Silicon Valley. Son objectif est d'attirer des investissements qui permettront de développer l’économie du savoir.

Famille[modifier | modifier le code]

Le groupe de travail appelé Cap sur nos familles et présidé par le député Christian Dubé a proposé, durant l'automne 2013, l'allégement du fardeau fiscal des familles de la classe moyenne. Le moyen proposé est l'abolition de la taxe santé et de la taxe scolaire, permettant de redonner en moyenne 1 000 $ par année aux familles[11].

Taxe scolaire[modifier | modifier le code]

En 2013, la Coalition a recensé les augmentations de la taxe scolaire à travers le Québec afin de démontrer l'effet de l'abolition par le gouvernement Marois du programme de péréquation dans les commissions scolaires. la Coalition avait mis sur pied un site web, taxescolaire.com, qui permettait aux citoyens de faire état de la hausse dans leur quartier[12]. Le gouvernement Marois a donc annoncé un remboursement de 100 millions de dollars sur deux ans pour pallier ces hausses.

Collusion dans l'industrie de la construction[modifier | modifier le code]

En juin 2013, le parti, par l'entremise de son porte-parole en matière de Justice, le député Jacques Duchesneau, a demandé au gouvernement d'obliger les entreprises ayant avoué leurs torts devant la Commission Charbonneau à rembourser ces sommes aux contribuables. Le parti a lancé la pétition Remboursez-nous et a déposé 26 754 signatures au bureau de la Première ministre. Cependant, cette pétition violait les règles de l'Assemblée nationale et ne pouvait pas y être reçue[13].

Avenir politique du Québec[modifier | modifier le code]

Le parti est une coalition de nationalistes provenant de tous les horizons politiques qui considèrent qu'il y a des priorités beaucoup plus urgentes pour le Québec, comme la santé, l'éducation et le développement économique[1].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Fonctionnement parlementaire[modifier | modifier le code]

Lors de la 40e législature du Québec, la Coalition Avenir Québec constitue un cabinet fantôme à l'Assemblée nationale du Québec. Celui-ci est composé de chacun, chacune, des dix-huit (18) députés élus le 4 septembre 2012 :

  • François Legault, Chef — député de L'Assomption;
  • Gérard Deltell, Leader parlementaire et porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière d'institutions démocratiques et responsable de la région de la Capitale-Nationale — député de Chauveau;
  • Sylvie Roy, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de familles et de services sociaux— députée d'Arthabaska;
  • André Spénard, Porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’affaires municipales — député de Beauce-Nord;
  • Denise Trudel, porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière de tourisme, de loisir et de sport — députée de Charlesbourg;
  • Marc Picard, porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière d'administration gouvernementale et responsable de la région de Chaudière-Appalaches — député de Chutes-de-la-Chaudière;
  • Sébastien Schneeberger, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de régions et d’occupation du territoire et responsable de la région de l'Estrie — député de Drummond-Bois-Franc;
  • François Bonnardel, Whip du deuxième groupe d'opposition et porte-parole en matière de ressources naturelles et responsable de la région de l'Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord et du Saguenay-Lac-St-Jean — député de Granby;
  • Hélène Daneault, porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière de santé et de services sociaux — députée de Groulx;
  • Éric Caire, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de transports et affaires intergouvernementales canadiennes — député de La Peltrie;
  • Stéphane Le Bouyonnec, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d'économie et de commerce extérieur, d'enseignement supérieur, de recherche, de science et de technologie, de relations internationales et de francophonie — député de La Prairie;
  • Christian Dubé, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de finances, pour le Conseil du trésor et en matière de travail — député de Lévis;
  • Nathalie Roy, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière en matière d'éducation, de culture et de communications ainsi que pour la Charte de la langue française et responsable de la Montérégie — députée de Montarville;
  • Michelyne C. St-Laurent, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’affaires autochtones et de condition féminine — députée de Montmorency;
  • Donald Martel, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’agriculture, de pêcheries et d'alimentation et responsable de la région du Centre-du-Québec — député de Nicolet-Bécancour;
  • Jacques Marcotte, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’environnement, de développement durable, de faune et de parcs — député de Portneuf;
  • Jacques Duchesneau, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de justice et de sécurité publique, d'immigration et de communautés culturelles et responsable de la région de l'Outaouais — député de Saint-Jérôme;
  • Sylvain Lévesque, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d'emploi et de solidarité sociale et responsable de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine — député de Vanier-Les Rivières.
  • Daniel Ratthé, député de Blainville, a été Whip du deuxième groupe d’opposition avant d'être exclu du caucus pour allégations de corruption. Il siège actuellement comme indépendant.

Nom du parti[modifier | modifier le code]

Le sigle de la Coalition Avenir Québec est CAQ. Bien que le parti ait dès le départ souhaité que les partisans ou les membres soient appelés des « coalisés » plutôt que des « caquistes », c'est ce dernier terme qui est entré dans l'usage courant, notamment dans les médias. De plus, le sigle est généralement prononcé en acronyme[14].

Députés[modifier | modifier le code]

Il y a actuellement 22 députés représentant la Coalition Avenir Québec à l'Assemblée nationale du Québec.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux de la Coalition Avenir Québec
Élection Sièges Voix
Candidats /
Circonscriptions
en élection
Sièges
obtenus
Nombre Pourcentage
Septembre 2012 125 / 125 19 1 180 235 27,05 %
Avril 2014 122 / 125 22 975 781 23,16 %

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Texte fondateur intégral de la Coalition pour l'avenir du Québec [texte sans date], le 28 février 2011.
  2. Denis Lessard, « Legault revient dans l'arène », dans La Presse, le 14 novembre 2011.
  3. « L'ADQ se joint à la CAQ de François Legault », sur www.radio-canada.ca, le 14 décembre 2011.
  4. Paul Journet, « Quatre députés indépendants se rallient à la CAQ », dans La Presse, le 19 décembre 2011.
  5. Antoine Robitaille, « François Rebello passe à la CAQ », dans Le Devoir, le 9 janvier 2012.
  6. Guy Veillette, « Deschamps quitte le navire », Le Nouvelliste,‎ 23 février 2012, p. 3 (lire en ligne).
  7. François St-Gelais, « Haute polarité », Le Quotidien,‎ 10 février 2012, p. 10 (lire en ligne).
  8. Michel David, « La lutte des classes », Le Devoir,‎ 11 février 2012, B3 (lire en ligne).
  9. « Legault à gauche ou à droite? », La Presse,‎ 15 novembre 2011 (lire en ligne).
  10. « La CAQ réaffirme ses positions », Métro (Montréal),‎ 15 novembre 2011, p. 6 (lire en ligne).
  11. http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201311/16/01-4711559-la-caq-sattaque-aux-taxes.php
  12. http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/education/201306/28/01-4665785-hausse-des-taxes-scolaires-inacceptable-et-injustifiable-selon-donald-martel.php
  13. http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201306/12/01-4660614-collusion-la-caq-croit-pouvoir-recuperer-deux-milliards.php
  14. [1]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]