Ordre de Cluny

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L'ordre de Cluny (ou ordre clunisien) fut un ordre monastique catholique.

Au début du Xe siècle, naît en l'Église catholique la volonté de réformer l'ordre monastique. Cette restauration s'appuie sur la Règle de saint Benoît, un règlement qui régit dans ses moindres détails la vie monastique, pour respecter l'observance. Cette Règle initiée par saint Benoît de Nursie au VIe siècle connaît un important développement, notamment grâce à l'action de Benoît d'Aniane trois siècles plus tard. Mais elle est limitée par les traditions qui se développent dans les abbayes, et par la méconnaissance de la Règle. Cluny va alors s'imposer en groupant un nombre croissant de couvents, et va devenir le centre du plus important ordre monastique du Moyen Âge, rayonnant sur toute l'Europe.

La fondation (Xe siècle)[modifier | modifier le code]

L’ordre de Cluny est un très grand ordre bénédictin. Il a été créé par Guillaume Ier, duc d'Aquitaine et comte de Mâcon, par un acte rédigé à Bourges le 11 septembre 909 (ou 910) donnant le domaine de Cluny « aux apôtres Pierre et Paul », à savoir l'Église romaine, pour y fonder un monastère de douze moines. Le monastère est situé dans le Mâconnais. La protection pontificale lui assure une indépendance vis-à-vis du pouvoir local, laïc ou épiscopal[1], en la dotant tout au long du Xe siècle de privilèges.

« Il est clair pour tous ceux qui ont un jugement sain que, si la Providence de Dieu a voulu qu'il y ait des hommes riches, c'est afin qu'en faisant un bon usage des biens qu'ils possèdent de façon transitoire ils méritent des récompenses qui dureront toujours. L'enseignement divin montre, en effet, que c'est possible. Il nous y exhorte formellement lorsqu'il dit : "La richesse d'un homme est la rançon de son âme."
Aussi moi, Guillaume, comte et duc par le don de Dieu, j'ai médité attentivement sur ces choses et, désireux de pourvoir à mon salut pendant qu'il en est temps, j'ai pensé qu'il était sage, voire nécessaire, de mettre au profit de mon âme une petite partie des biens temporels qui m'ont été accordés…
Sachent donc tous ceux qui vivent dans l'unité de la foi et dans l'espérance de la miséricorde du Christ que, pour l'amour de Dieu et de notre sauveur Jésus-Christ, je cède aux apôtres Pierre et Paul la propriété du domaine de Cluny avec tout ce qui en dépend. Ces biens sont situés dans le comté de Mâcon. »

La donation à la Papauté vise avant tout à assurer au monastère la protection et la garantie du Saint-Siège, respecté à l'époque, même avec des pouvoirs réduits. Guillaume le Pieux veut ainsi éviter que s'exerce sur le monastère un quelconque dominium laïc.

« Nous avons voulu insérer dans cet acte une clause en vertu de laquelle les moines ici réunis ne seront soumis au joug d'aucune puissance terrestre, pas même la nôtre, ni à celle de nos parents, ni à celle de la majesté royale. Nul prince séculier, aucun comte, aucun évêque, pas même le pontife du siège romain ne pourra s'emparer des biens desdits serviteurs de Dieu, ni en soustraire une partie, ni les diminuer, ni les échanger, ni les donner en bénéfice.
Je vous supplie donc, ô saints apôtres et glorieux princes de la terre, Pierre et Paul, et vous, pontife des pontifes, qui trônez sur le siège apostolique, d'exclure de la communion de la sainte Église de Dieu et de la vie éternelle, en vertu de l'autorité canonique et apostolique que vous avez reçue, les voleurs, les envahisseurs et les morceleurs de ces biens que je vous donne joyeusement et spontanément. Soyez les tuteurs et les défenseurs de ce lieu de Cluny et des serviteurs de Dieu qui y demeurent. »[2]

Dans la Charte de fondation de l'abbaye, il est donc décidé de la libre élection de l'abbé par les moines, un point important de la règle bénédictine.

« Je donne tout cela pour qu'à Cluny on construise un monastère régulier en l'honneur des saints apôtres Pierre et Paul et que là soient réunis des moines vivant sous la règle du bienheureux Benoît. Ils posséderont, détiendront, auront et administreront ces biens à perpétuité afin que désormais ce lieu devienne un asile vénérable de la prière.
Lesdits moines seront sous le pouvoir et la domination de l'abbé Bernon […] et, après son décès, ils auront le pouvoir et l'autorisation d'élire pour abbé un religieux quelconque de leur ordre conformément à la volonté de Dieu et à la règle de saint Benoît. »

La Charte condamne violemment ceux qui la transgresseraient :

« Si, ce qu'à Dieu ne plaise, quelqu'un veut tenter d'ébranler cet acte, il encourra tout d'abord la colère de Dieu tout-puissant qui lui retranchera sa part de la terre des vivants et effacera son nom du livre de la vie. Il partagera le sort de ceux qui ont dit au Seigneur Dieu : "Retire-toi de moi", et celui de Dathan et Abiron que la terre, ouvrant sa gueule, a engloutis et que l'enfer à absorbés vifs. Il deviendra aussi le compagnon de Judas, traître à Dieu, qui a été relégué pour devenir la proie des supplices éternels. Et pour qu'au regard des hommes il ne paraisse pas jouir de l'impunité dans le monde présent, mais qu'il éprouve déjà dans son corps les tourments de la damnation, il subira le sort d'Héliodore et d'Antiochus : le premier, flagellé de coups violents, n'en réchappa qu'avec peine alors qu'il était presque déjà demi-mort ; le second, frappé par un ordre d'en haut, périt misérablement, ses membres déjà putréfiés étant rongés par les vers. »

Le cas de Cluny n'est pas isolé. Dans cette période, de nombreux domaines sont légués à la papauté, comme Vézelay. Le prestige des pontifes du IXe siècle est grand. La réforme, qu'ils appuient, s'inscrit alors avec le monastère de Saint-Martin d'Autun et Fleury-sur-Loire. En 914, le monastère de Brogne est fondé, et devient un centre influent avec son fondateur, Gérard. À Toul, Verdun, Metz, on désire se couper du monde.

Guillaume le Pieux choisit l'abbé Bernon, abbé de Baume et de Gigny dans le Jura, issu de la famille des comtes de Bourgogne et homme important de la Réforme. Il y établit l'observance de la règle de Benoît de Nursie réformée par Benoît d'Aniane, tout en gardant la direction de ses précédents monastères. Il meurt en 926, alors que dès 921 lui a été confié le prieuré de Souvigny.

La première expansion de Cluny[modifier | modifier le code]

Quelques mois avant sa mort Bernon désigne Odon pour lui succéder[3]. C'est un compagnon de voyage de Bernon, proche des conceptions de son prédécesseur. Il voyage de couvent en couvent pour asseoir la Réforme. Il obtient le droit de réformer d'autres abbayes en 931, droit accordé par le pape Jean XI. Certains renoncent à élire leur abbé, et adoptent Cluny, mais le fait est encore rare. L'influence de Cluny se développe, mais il n'y a pas d'organisation à proprement parler. Le monastère obtient le droit de battre monnaie, des écoles sont ouvertes, ainsi que la bibliothèque. À la mort d'Odon, en 942, le rayonnement de Cluny est important.

Aimar lui succède, et poursuit son œuvre. Mais il devient aveugle en 948, et nomme en conséquence un coadjuteur, Mayeul, qui finit par diriger Cluny en 954 jusqu'en 994. Il organise la réforme, avec une grande piété, et de grandeur. Issu d'une grande et riche famille de seigneurs à Valensole, Mayeul se sert de sa grande expérience de la gestion. Il veut conforter la puissance de Cluny. La règle dite « clunisienne » est adoptée par d'autres monastères, qui forment autour de Cluny un véritable empire monastique de prieurés autonomes mais soumis au gouvernement commun de l'abbé de Cluny. L'affaiblissement de la réforme en Allemagne et en Lorraine va conforter la place de Cluny dans le monachisme. L'ordre s'appuie sur la haute aristocratie, l'empereur, le roi de Bourgogne, les comtes et les évêques. On fonde de nouveaux monastères clunisiens, on en convertit d'autres en rétablissant la discipline. L'ordre de Cluny est alors présent dans le Jura, le Dauphiné, la Provence, la vallée du Rhône, le Sud de la Bourgogne, le Bourbonnais. Il contient une trentaine d'établissements très dynamiques.

On a surnommé Mayeul « l'arbitre des rois » pour ses relations avec l'aristocratie. Son prestige est grand, et il refusa la fonction papale en 973. Il est notamment l'ami du futur roi de France Hugues Capet et a de très forts liens avec le Saint-Empire romain germanique, ce qui permettra l'expansion de Cluny vers l'est. Ses funérailles sont prises en charge par Hugues Capet, il est béatifié peu après, pour en faire un des saints les plus populaires.

Un ordre puissant (XIe siècle)[modifier | modifier le code]

Après l'importante expansion du Xe siècle, l'Ordre affirme sa puissance du XIe siècle à la première moitié du XIIe siècle. Il gagne en organisation, grâce à la rédaction de coutumes (consuetudines), règlements précis qui adaptent la règle de saint Benoît aux circonstances.

En 994, Odilon de Mercœur devient abbé de Cluny, et le dirige pendant 55 ans. Fils des seigneurs de Mercœur, il est en relation avec les personnages les plus illustres de son temps. Il obtient en 998 du pape Grégoire V l'indépendance par rapport à l'évêché de Mâcon, droit étendu à toutes les abbayes clunisienne en 1024 par le pape Jean XIX. Ces concessions papales donnent naissance à l'ecclesia cluniacensis (église clunisienne). Il saisit les opportunités qui s'offrent à l'ordre, dans une époque troublée par l'effondrement des structures carolingiennes et la naissance de la société féodale[4]. Il ne compte plus sur la protection de la haute aristocratie, et s'entend avec les seigneurs, la force montante de l'an mil. Il veut calmer les violences d'alors, appuyant la trêve de Dieu et la paix de Dieu. Il aide la chevalerie, propose à tous les services spirituels de ses moines, qui favorisent les lignages. Il développe la vocation (parfois forcée) des cadets de grandes familles. La politique de Cluny en faveur de l'association et la création de grands établissements diminue et de petits couvents se développent. Ceux-ci sont strictement contrôlés par Odilon, directement ou par l'intermédiaire des grandes abbayes. À la mort d'Odilon, on compte 70 couvents, et Cluny s'associe avec de puissantes abbayes, qui gardent parfois une grande autonomie.

En 1049, Hugues de Semur devient abbé. Il poursuit la montée en puissance de Cluny dans la lignée d'Odilon. C'est un Bourguignon, issu de Semur-en-Brionnais. Il possède une grande éloquence, et un sens politique à l'image de son prédécesseur. Il finit l'intégration de Cluny au Féodalisme qui vient de naître. Beaucoup de petits couvents sont encore créés. Le principe hiérarchique s'assouplit quelque peu vers 1075, quand Cluny accepte dans l'ordre de véritables abbayes, afin de faire sa part à l'ancien système du monachisme bénédictin et de ne pas devoir renoncer à intégrer nombre d'établissements prêts, comme Vézelay, à passer dans l'ordre de Cluny pour bénéficier de l'exemption mais désireux de ne pas tomber au rang d'un simple prieuré. Durant son abbatiat, de grandes abbayes sont incorporées : Moissac (Sud-Ouest), Lézat (Ariège), Figeac (Quercy) et Saint-Martin-des-Champs à Paris (1079). L’ordre est étendu à l’Espagne, à l’Italie et à l’Angleterre, fort de 10 000 moines.

L'ordre, via l’abbé Hugues joue un rôle de première importance dans la Querelle des Investitures qui oppose la papauté à l’empereur germanique.

La crise et la restauration (XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

plan de l'abbaye de Cluny avec Cluny III

En 1109, après l'abbatiat d'Hugues II, qui ne dure que quelques semaines, Pons de Melgueil est élu. C'est un méridional, habile en négociation, mais intransigeant. Il joue un rôle très actif dans la fin de la Querelle des Investitures, et poursuit la politique de grandeur de l'Ordre. À ce sujet, il entame la construction de Cluny III, une abbatiale gigantesque qui engloutit tous les dons, y compris celui important venant de Castille. Ce sont sans doute les premières difficultés financières de l'Ordre qui engendrent une contestation de l'abbé, aux raisons encore mal connues. Des critiques se font entendre sur un attiédissement de la ferveur, alors que surgit un nouveau monachisme bénédictin, celui de Cîteaux, fondé en 1098. Pons demande à s'entretenir avec le pape Calixte II, et démissionne à l'issue de cette entrevue dont on ignore le contenu.

Pierre de Montboissier, plus connu sous le nom de Pierre le Vénérable le remplace en 1122. C'est un homme cultivé, et très habile. Il doit faire face au retour inattendu de Pons en 1126, après un pèlerinage en Terre sainte. Celui-ci reprend le pouvoir à Cluny en usant de son influence et de la force armée. Il est finalement excommunié et Pierre le Vénérable reprend en main le monastère. Il rétablit la paix, et restaure la discipline, après le relâchement observé. Les finances sont dans un état lamentable après les violences: des mercenaires ont été engagés grâce à l'or du Trésor. Pierre tente d'imposer une saine gestion domaniale, avec l'aide d'Henri de Blois, évêque de Winchester, qui apporte sa connaissance et sa richesse d'Angleterre. Les traditions sont restaurées. Mais l'ordre de Cluny semble s'enfoncer dans un lent déclin après la mort de Pierre le Vénérable en 1156.

L'influence de Cluny sur l'Occident[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, ce qu'on appelle l'ordre de Cluny compte près de deux mille prieurés, dont quelques-uns sont parmi les plus grands établissements ecclésiastiques du temps : La Charité-sur-Loire, Souvigny, Saint-Martin-des-Champs près de Paris. Si la plupart des monastères sont devenus de simples prieurés en s'intégrant dans l'ordre, un petit nombre y sont entrés en conservant leur rang d'abbaye, mais en acceptant la discipline commune et l'autorité supérieure de l'abbé de Cluny.

Directement soumis au Saint-Siège, Cluny est au XIe siècle l'instrument efficace du succès des institutions de paix et de réforme grégorienne. Plusieurs papes et légats pontificaux sortent de Cluny (dont Grégoire VII). Le réseau clunisien diffuse les principes de la réforme contre les vices dont souffre l'Église prise dans l'étau des liens féodaux du monde laïc : simonie, nicolaïsme. Accusé à son tour d'un trop grand enrichissement et d'un pouvoir temporel excessif, l'ordre de Cluny perd de son influence spirituelle lors de l'éclosion, à la fin du XIe siècle et au début du XIIe siècle, des nouveaux ordres inspirés d'un idéal de pauvreté et d'austérité : Cîteaux, Prémontrés, la Chartreuse.

C'est donc en opposition complète avec ce qui sera l'idéal cistercien, à propos duquel saint Bernard dispute âprement avec Pierre le Vénérable, que Cluny devient l'un des principaux foyers de la vie intellectuelle et artistique en Occident.

Odon met l'histoire sainte en vers et élabore une morale pratique. Les sermons d'Odilon resteront longtemps les modèles d'éloquence élégante et concise. Abbon de Fleury définit les équilibres du pouvoir politique. Pierre le Vénérable appelle les chrétiens à une connaissance du Coran pour mieux le combattre et à un recours plus fréquent aux traductions de l'arabe. Cluny produit des théologiens, des moralistes, des poètes et des historiens.

L'architecture est une autre affirmation de la puissance et du rayonnement de Cluny. À une église contemporaine de la fondation succèdent l'abbatiale de Bernon, puis celle des abbés Aymard et Maïeul dite Saint-Pierre-le-Vieux, dont le plan caractéristique, avec son chœur pourvu de collatéraux, est plus ou moins reproduit dans tout un groupe d'église monastiques. Lui succède l'abbatiale de l'abbé Hugues, dont le chœur est consacré en 1095. Cluny sert de modèle. On retrouve le plan de Saint-Pierre-le-Vieux en Bourgogne, en Allemagne, en Suisse.

Le lent déclin[modifier | modifier le code]

Les clunisiens se voient vite reprocher leur enrichissement et leur éloignement de la règle de Saint Benoît. Ce qui va conduire à la fin du XIe et du XIIe siècle à l'apparition de nouveaux moines vivant dans des nouvelles conditions plus austères (en montagnes ou en milieu hostile). Ainsi, l'ordre cistercien fondé par Robert de Molesme en 1098 va devenir plus important. Néanmoins l'ordre de Cluny réussit à garder son indépendance malgré les tentatives d'union, au XVIIe s., avec les congrégations de Saint-Vanne et de Saint-Maur[5].

L'abolition des voeux religieux par la Constituante en 1790 entraîna la dispersion des moines et la disparition de l'Ordre, disparition marquée par la vente de l'abbatiale de Cluny devenue bien national et sa destruction.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D. Iogna-Prat, "Entre anges et hommes: les mopines doctrinaires de l'an "Mil", in/ La Freance de lan Mil, Paris, 1990, pp. 245-263.
  2. Acte de fondation de Cluny le 11 septembre 909 par Guillaume d'Aquitaine Recueil des chartes de l’abbaye de Cluny, t. 1, A. Bernard, A. Bruel (éd.), Paris, 1876, p. 124-128.[1] - Texte latin http://fruehmittelalter.uni-muenster.de/cce/php/view.php?bb=0112
  3. Hélyot, Pierre, en religion le P. Hippolyte, et Bullot, Maximilien (le P.), Dictionnaire des ordres religieux, ou Histoire des ordres monastiques, religieux et militaires et des congrégations séculières de l'un et de l'autre sexe, qui ont été établies jusqu'à présent…., t. 1, col. 1004, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k209852t.r=.langFR
  4. François Louis Ganshof, Qu'est-ce que la féodalité ?
  5. Carol Heitz , op. cité

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les études historiques sur Cluny sont évidemment nombreuses, avec toutefois une très nette prédominance des travaux portant sur le Moyen Âge, l'époque moderne étant encore souvent considérée — à tort — comme une période de « décadence » de l'ordre. Cluny est en effet le symbole de la réforme grégorienne, et sans conteste l'Ordre le plus riche et le plus influent de son temps. De plus, la période de restauration de Pierre le Vénérable, sur le plan économique, nous a légué de précieuses informations. Ses efforts sont observables dans deux écrits d'un grand intérêt historique, la constitutio rei familiaris puis la constitutio expense cluniaci, qui fournissent beaucoup d'informations sur l'économie agricole médiévale.

  1. Généralités
  2. Moyen Âge
  3. Époque moderne

Généralités[modifier | modifier le code]

  • Dom Pierre Anger, Le Collège de Cluny, fondé à Paris dans le voisinage de la Sorbonne et dans le ressort de l’Université, Paris, 1916 ;
  • Collectif, « Cluny ou la puissance des moines », dans Les Dossiers d'archéologie, no 260 ;
  • Dom Jacques Hourlier, « Cluny et la notion d’ordre religieux », dans À Cluny. Congrès scientifique, fêtes et cérémonies liturgiques en l’honneur des saints abbés Odon et Odilon, travaux du congrès « Art, histoire, liturgie » (9-11 juillet 1949), Dijon, 1950, p. 219-226 ;
  • Marcel Pacaut, L'Ordre de Cluny (909-1789), Paris, 1994 (2e éd.).
  • Carol Heitz, Cluny, in Encyclopædia Universalis, Paris 1984.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Cochelin, « Peut-on parler de noviciat à Cluny pour les Xe-XIe siècles ? », Revue Mabillon, t. LXX, 1998, p. 17-52 ;
  • Isabelle Cochelin, « Étude sur les hiérarchies monastiques : le prestige de l’ancienneté et son éclipse à Cluny au XIe siècle », Revue Mabillon, t. LXXII, 2000, p. 5-37 ;
  • Georges Duby, Seigneurs et paysans, « hommes et structures du Moyen Âge », tome II, Éditions Flammarion, 1993. (ISBN 978-2-08-081182-0)
  • Patrick Henriet, « Moines envahisseurs ou moines civilisateurs ? Cluny dans l’historiographie espagnole (XIIIe-XXe siècles) », Revue Mabillon, t. LXXII, 2000, p. 135-159 ;
  • Dominique Iogna-Prat, « Cluny, 909-910 ou l’instrumentalisation de la mémoire des origines », dans Revue Mabillon, t. LXXII, 2000, p. 161-185 ;
  • Didier Méhu, Paix et communauté autour de l'abbaye de Cluny (Xe - XVe siècle), Lyon, 2001 ;
  • Philippe Racinet, Crises et renouveaux. Les monastères clunisiens à la fin du Moyen Âge (XIIIe - XVIe siècle), de la Flandre au Berry et comparaisons méridionales, Arras, 1997 ;
  • Denyse Riche - L'ordre de Cluny à la fin du moyen âge: le vieux pays clunisien, XIIe-XVe - Presses de l'université de Saint-Étienne (C.E.R.C.O.R. Travaux et recherches) - Saint-Étienne - 2000 - ISBN 978-2-86272-192-7.
  • Guy de Valoüs, Le Monachisme clunisien des origines au XVe siècle : vie intérieure des monastères et organisation de l’ordre, Paris, 1970 (2e éd. augm.) ;
  • Dominique Vingtain, L'Abbaye de Cluny, Centre de l'Occident médiéval, 1998.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • Dom Gaston Charvin, « L’abbaye et l’Ordre de Cluny en France de la mort de Richelieu à l’élection de Mazarin (1642-1654) », Revue Mabillon, t. 33, 1943, p. 85-124 ;
  • —, « L’abbaye et l’Ordre de Cluny sous l’abbatiat de Mazarin (1654-1661) », Revue Mabillon, t. 34, 1944, p. 20-81 ;
  • —, « La succession de Mazarin à l’abbaye de Cluny. Le cardinal Renaud d’Este (1661-1672) », Revue Mabillon, t. 37, 1947, p. 17-46 ;
  • —, « Dom Henri-Bertrand de Beuvron, abbé de Cluny (1672-1682) », Revue Mabillon, t. 37, 1947, p. 69-97 ;
  • —, « Emmanuel-Théodose de La Tour d’Auvergne, cardinal de Bouillon, abbé de Cluny (1683-1715), et le conflit de la juridiction abbatiale », Revue Mabillon, t. 38, 1948, p. 7-57 ;
  • —, « Henry-Oswald de la Tour d’Auvergne, abbé de Cluny (1715-1747) », Revue Mabillon, t. 38, 1948, p. 61-99 ;
  • —, « Frédéric-Jérôme de La Rochefoucauld, abbé de Cluny (1747-1757) », Revue Mabillon, t. 39, 1949, p. 25-35 ;
  • —, « L’abbaye et l’Ordre de Cluny à la fin du XVIIIe siècle (1757-1790) », Revue Mabillon, t. 39, 1949, p. 44-58 ; t. 40, 1950, p. 1-28 ;
  • —, « La fin de l’Ordre de Cluny (1789-1790) », dans Revue Mabillon, t. 40, 1950, p. 29-41 ;
  • —, « L’abbaye et l’Ordre de Cluny de la fin du XVe au début du XVIIe siècle (1485-1630) », dans Revue Mabillon, t. 43, 1953, p. 85-117 ; t. 44, 1954, p. 6-29 et 105-132 ;
  • Dom Paul Denis, « Un procureur général de Cluny, agent secret à Rome de Philippe d’Orléans (1717-1718) », dans Revue Mabillon, t. 6, 1910, p. 381-436 ;
  • Pierre Gasnault, « La publication du dernier bréviaire de l’Ordre de Cluny (1778-1779) », dans Revue Mabillon, n.s., t. 11 (= t. 72), 2000, p. 129-134 ;
  • Grégory Goudot, « Le personnel clunisien en France à la veille de la Révolution. Sources, méthode et premiers résultats d'une enquête », siècles, no 19, 2004, p. 25-40 ;
  • Grégory Goudot, « Monachisme clunisien et vie rurale sous l'Ancien Régime. Le cas auvergnat de Menat aux XVIIe et XVIIIe siècles », Histoire et sociétés rurales, no 25, 2006, p. 9-35 ;
  • Grégory Goudot, « Pour une histoire de l'Ecclesia cluniacensis à l'époque moderne », dans Cahiers clunisiens, no 1, 2007, p. 28-31 ;
  • Daniel-Odon Hurel, « La représentation de Cluny chez les auteurs des XVIIe et XVIIIe siècles », Revue Mabillon, n.s., t. 11 (= t. 72), 2000, p. 115-128 ;
  • Daniel-Odon Hurel, « Cluny entre Réforme catholique et siècle des Lumières », Dossiers d’archéologie, no 269/270, 2001-2002, p. 24-27.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Bruel, Recueil des chartes de l'abbaye de Cluny, Paris, 1876.
  • Dom Gaston Charvin (éd.), Statuts, chapitres généraux et visites de l’ordre de Cluny, Paris, 1965-1982, 10 vol.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liste des sites clunisiens en Europe[modifier | modifier le code]

Note : Voir également la carte générale pour l'Europe sur le site sitesclunisiens.org.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]